‹ Xavier de MaistreChapitre 8 sur 34 · L. DE ViGNET · texte numérisé non relu

L. DE ViGNET

Tfu même au même.

Lundi, 8 heures.

MON cher Mareste, la duchesse de Duras m'a dépêché hier un bibh'othécaire du Roi, qui se nomme M. Valéry, et qui a six pieds de haut, pour me parler des deux nouvelles moscovites et du libraire auquel on pourrait s'adresser. Je lui ai dit que je partais et que vous étiez le maître absolu de cette affaire et le dépositaire des volontés de mon oncle. Il prétend (mais il a l'air un peu hâbleur) que Ton pourrait demander, avec le Lépreux, pour une édition de 1500 exemplaires, 10,000 francs pour en avoir 8000. Ensuite, il croit savoir que Ladvocat est mal dans ses affaires, ce qui n'aurait pas d'inconvénient pour une chose payée comptant.

Dans tous les cas j'ai voulu vous prévenir. Je trouve qu'il est bon que la concurrence s'établisse entre plusieurs libraires; mais il est plus essentiel encore que tout arrangement soit entre vos mains, et aussi je n'ai dit à M. Valéry autre chose que de vous voir s'il le jugeait convenable.

Adieu encore. "-

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