‹ XavièreChapitre 44 sur 50 · SCÈNE II · texte numérisé non relu

SCÈNE II

Les Mêmes, LANDRY, XAVIÈRE

LANDRY

Marche doucement, ma pauvrette !

Je souffre à peine, mais j'ai peur,

Je tremble toujours inquiète,

Toi seul peux rassurer mon cœur.

LANDRY

Si l'on tentait de te reprendre, Suis-je pas là pour te défendre?

Ne crains donc rien.

A chaque instant

Je crois les voir et les entendre Me poursuivant, me menaçant.

Comir

e évoquant ses souvenirs.

En tombant à travers les branches, je voyais dans le ciel tout rouge se croiser des milliers d'éclairs ; je voyais surtout ton visage, non pas cent fois, mais mille fois, comme une foule à mon passage criant, pleurant et m'appelant...

Tout à coup, je n'ai plus rien vu :

puis, quand j'ai repris connaissance, » j'étais ici dans les bras de Prudence, » dans tes bras !

» Hélas !

» Qu'ai-je fait à monsieur le maître?

» Nous nous aimons ! Il va peut-être » Vois-tu, nous tuer tous les deux !

LANDRY

Ici nous ne craignons rien d'eux !

Puisque Dieu m'a sauvée, il veut donc que je t'aime. Il veut que nous soyons heureux !

GALIBERT

Grive, grivette, grivoisette !

Mélie ! Ah ! tu sais que je t'aime.

M É L I E , très tendre .

Et moi de même.

Les paroles guillemetôes ne sont point dites à l'Opéra-Comique.

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