‹ XavièreChapitre 47 sur 50 · BENOITE ET L A N D RI N I E · texte numérisé non relu

BENOITE ET L A N D RI N I E

Bon gré, mal gré, nous entrerons !

On bat la parle à coups terribles, comme si on la frappait d'un bélier. PRU I) EN CE. épouvantée.

Ah! les démons!

GALIBERT, Il se place de façon que la porte en s'ouvrant Sb rabatte sur lui et le cache. Doucement.

Ouvrez!

Prudence ouvre. Landrinier et Benoîte entrent furieusement. Galibert se démasque,

très gouailleur.

Bon ciel, monsieur le maître.

Comme vous tapez bien, quel bruit!

LANDRINIER, tout penaud.

Toi, Galibert,

GALIBERT, gracieux.

Moi-même.

Se moquant.

Vouliez-vous que partant pour la ville, Monsieur le doyen laissa son logis

aux seuls soins de dame Prudence!

Voyons! vous savez bien qu'au moment des châtaignes, toutes sortes de gens nous descendent de la montagne la main prête pour la rapine!

C'est pourquoi monsieur le curé m'a dit comme ça : Reste ! Et me voilà !

LANDRINIER, lui tournant le dos.

Berger de malheur !

BENOITE, poussée par Landrinier, à Prudence.

Nous venons chercher Xaviôre.

G A L I B E R T , avec sang-froid .

C'est bien naturel ! vous êtes sa mère !

PRUDENCE, grommelant.

Bonne mère!

BENOITE

Il nous faut la voir !

LANDRINIER, montrant la porte de gauche.

Elle est là.

G A LIBER T

Peut-être !

BENOITE, se montrant.

J'entends la voir, lui parler à l'instant !

LANDRINIER, durement.

A l'instant !

* BENOITE

Personne n'a Je droit de retenir Xavière malgré moi.

LANDBINIER.

Malgré nous !

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