‹ XavièreChapitre 46 sur 50 · ACTE TROISIÈME · texte numérisé non relu

ACTE TROISIÈME

Oh ! les doux instants! Nous verrons ensemble S'envoler les jours, les mois et les ans, Au même foyer, et sans que je tremble

De voir fuir encor

L'amour, mon trésor !

GALIBERT, qui a regardé sur la place par la fenêtre,

Eh! voyez-les, dame Prudence, Les voilà, là-bas, tous les deux ! Benoîte et Landrinier!..

PRUDENCE

Ils ont l'air furieux.

GALIBERT

Ils viennent droit ici.

PRUDENCE

Monsieur le maître porte une longue poutre. Ils prétendent sans doute jeter la porte à bas

GALIBERT

Minute! je suis là!

PRUDENCE, à Landry et à Xavière dont l'attention s'est éveillée.

Mes chers petits, ne les attendez pas.

Retournez là, dans le jardin, bien vite.

LANDRY

Mais !

GALIBERT, à Landry le poussant.

Va donc !

Landry et Xavière reparaissent dans le jardin. Galibert retroussant ses manches.

J'attends la visite maintenant!

Il guette du côté de la place à travers les vitres. PRUDENCE .

Ils nous croient toutes seules ici î

GALIBERT

Je vais les recevoir.

On frappe à la porte.

Ah! je ne sais qui me tient d'ouvrir d'un coup et de les écharper sur place.

PRUDENCE et MÉLIE, le contenant.

Galibert!

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