ACTE TROISIÈME
Oh ! les doux instants! Nous verrons ensemble S'envoler les jours, les mois et les ans, Au même foyer, et sans que je tremble
De voir fuir encor
L'amour, mon trésor !
GALIBERT, qui a regardé sur la place par la fenêtre,
Eh! voyez-les, dame Prudence, Les voilà, là-bas, tous les deux ! Benoîte et Landrinier!..
PRUDENCE
Ils ont l'air furieux.
GALIBERT
Ils viennent droit ici.
PRUDENCE
Monsieur le maître porte une longue poutre. Ils prétendent sans doute jeter la porte à bas
GALIBERT
Minute! je suis là!
PRUDENCE, à Landry et à Xavière dont l'attention s'est éveillée.
Mes chers petits, ne les attendez pas.
Retournez là, dans le jardin, bien vite.
LANDRY
Mais !
GALIBERT, à Landry le poussant.
Va donc !
Landry et Xavière reparaissent dans le jardin. Galibert retroussant ses manches.
J'attends la visite maintenant!
Il guette du côté de la place à travers les vitres. PRUDENCE .
Ils nous croient toutes seules ici î
GALIBERT
Je vais les recevoir.
On frappe à la porte.
Ah! je ne sais qui me tient d'ouvrir d'un coup et de les écharper sur place.
PRUDENCE et MÉLIE, le contenant.
Galibert!