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ET L'AMEUBLEMENT

miroirs, de tables et de guéridons, de plafonds et de lambris, de frises et de rinceaux sculptés, de boiseries et de panneaux d'ornements. Charles le Brun, convenait mieux au goût de Louis XIV et de Colbert. Ce fut lui que le roi chargea de fournir des modèles pour tous les meubles qui furent exécutés aux Gobelins, de 1G63 à 1GG7.

Les plus beaux meubles qui furent fabriqués pour le roi, sortaient des ateliers de l'ébéniste André-Charles Boule (1G42-1 732; et de l'orfèvre Claude Ballin (1615-1678) . Boule composait des meubles en ébène,

Fig. 2K3. — Fontaine et cuvette d'orfèvrerie; par J. Lepantre.

d'une admirable pureté de formes, avec des applications d'écaillé découpée et incrustée, d'arabesques et d'ornements en ét;iin et en cuivre , relevés de gravure au burin; quelquefois il appliquait des dessins en or et en argent sur un fond d'écaillé ou des rinceaux d'écaillé sur un fond métallique. Ballin ciselait de grands meubles fondus en argent , des lits, des tables, des consoles, des guéridons, des cabinets, des cadres de miroirs, des chenets, en un mot, tout le mobilier royal des appartements de Versailles.

Le meuble grandiose et lourd du temps de Louis XIII avait depuis longtemps disparu. Le meuble du temps de Louis XIV était resplen-

XVIIe SIÈCLE. —

dissant de dorures et d'incrustations métalliques ; il réjouissait l'œil par des formes gracieuses et par des colorations multiples, que la marqueterie empruntait à la variété des essences de l>ois aussi bien qu'à l'ivoire teint et à l'écaillé multicolore.

On fabriquait encore des meubles d'argent, puisque le Livre commode, dans l'édition de 1691 , annonce que (( les meubles d'orièvrerie sont fabriquez , avec grande perfection , par M. de Launay, orfèvre du Roy, devant les galeries du Louvre. )) Quant aux meubles de marqueterie, ils étaient alors dans tout l'éclat de la mode : « MM. Cussy, aux Gobelins ; Boule , aux galeries du Louvre ; le Febvre , rue Saint-Denis, au Chêne vert, etc., travaillent par excellence aux meubles et autres ouvrages de marqueterie. » Les meubles et objets divers de l'art chinois commençaient à se montrer partout. Il y avait des artistes , comme les sieurs Langlqis père et fils, qui imitaient et raccommodaient en perfection les meubles de la Chine, car ces meubles, très fragiles de leur nature , se vendaient à des prix énormes. On achetait donc des imitations plus ou moins parfaites, quand on n'était point assez riche pour acheter des chinoiseries authentiques.

Fig. 284.— Cul-de-lanipe, d'après J. Hurtu (1613); tiré des Ornements <lcs anciens muitres, recueillis par OvMe Heyuard.

TABLE DES ILLUSTRATIONS

CONTENUES DANS CE VOLUME

N, B. Les chromolithographies et les planches hors texte sont placées en regard des pages indiquées a la table.

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