‹ Yahyâ ben 'Adî: Un philosophe arabe chrétien du Xe siècleChapitre 2 sur 48 · GEL · texte numérisé non relu

GEL

(1) Toujours dur, même entre deux voyelles : Hasun se prononce Taçan.

(2) Représenté par sh dans les textes anglais, par sch dans les textes allemands; mais rien ne légitime cette dernière transcription dans un texte français. Notre groupe ck rend parfaitement le à sans qu'il soit nécessaire de recourir au groupe sch qui suivant l'expression de M. pe SLANE «est trop tudesque».

Nous rendons toujours 51 par ben même au commencement des mots, au lieu de ibn qu'il faudrait alors régulièrement : Ben ‘Adi. Nous avons même été sur le point d'adopter pour notre philosophe la dénomination de Bénadi que l'on trouve déjà dans les anciens catalogues.

JL Manuscrits de Yahyà ben ‘Adi.

Nous connaissons seize manuscrits de Ben ‘Adî ainsi répartis dans les bibliothèques d'Europe : six à la Bibliothèque Nationale, neuf à la Vaticane, un à la Bibliothèque Royale de Munich. (1)

Certains contiennent ce que nous appellerons les Grands Traités de l’auteur c’est-à-dire le traité de la Trinité et le traité de l'Incarnation en réponse aux objections d’Aboû ‘Îsâ-al-Ouarrâq: les autres manuscrits donnent des traités de moindre étendue que nous grouperons sous l’appellation générale d’Opuscules.

Pour faciliter les références, chaque manuscrit sera désigné par une lettre capitale.

A. Paris 167; 248/251 feuillets. (2) Dimension 25X18: 17 lignes par page.

Texte des Grands Traités. Sur la tranche du livre nous lisons le titre : Questions d'Abo ‘Îsà et réponses du maître

(1) Voir plus loin, p.81, ce que nous disons du manuscrit de Florence, n° 68 de la Bibliothèque Palatine de Médicis. (2) Voir page 16, note 2, la raison de cette double pagination.

Yahyà ben ‘Adi (1). Mais le titre du même ouvrage varie avec les manuscrits. Ainsi D, également de Paris, porte : Réfutation du livre d’Aboü ‘isà sur les principes de la religion, la Trinité et l'unité [de Dieu] (2).

Le premier feuillet manque. La date du manuscrit, le pays d’origine et le nom du copiste sont indiqués dans le colophon du folio 251 : «lei finit la copie exécutée sur le manuscrit original qui est un très vieux manuscrit en écriture de l’Iraq. L’humble Joseph ben Kouîl fils du prêtre Georges fils d’Abou Bekr, surnommé Anbâ Michel évêque de Touvvà et de Tl'antanâ(3), devenu moine au monastère de Saint Jean a transerit le présent manuscrit de sa main et pour son usage personnel. Il a terminé cette copie au monastère de Saint Philothée à Birkat-el-Habach (— près du lac des Abyssins) (4), dans la banlieue du Caire la bien gardée, le mercredi 24 de Toût (Septembre), 944 de l'ère des Martyrs qui correspond au 8 de Chaouâl 624 de l’hégire». (1228 de J. C.).

«Ce manuscrit et l'original ont été collationnés avec tout le soin possible, grâce au concours du maître et père saint, le distingué, le docte, le spirituel prêtre Anbâ Dâoud; que Dieu garde ses ouailles et qu’il nous accorde la

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(3) M.ne Sranx (Catalogue des manuscrits arabes, p.41) a in CL; le manuscrit porte LAXXL qu'il faut bien lire LLXXL comme l'a fait Mar dans E: episcopus Tuae et Tantanae (in Ægypto inferiore), Cat. IV, p. 258. Yâçoûr, T. III, p. 550, donne la forme LÈX2L. — Gaus, p. 460, indique l'évêché de Touvvâ, mais non de Tantanà.

(4) Voir sur ce quartier: P. Casanova, Essai de reconstitution topographique de Foustät, T. I, fase. IIT dans Mémoires de l'Institut. Français du Caire, T. XXXV. — Au lieu de à&s 2 Mar a dû lire À » et il traduit: in solitudinem Habissinorum, # 258. Notre manuscrit écrit AéAb au lieu de ,&kb.

bénédiction de ses prières, Amen. — Au monastère déjà nommé.» (1)

Ce magnifique manuscrit très correct, d’une exécution parfaite, nous offre la copie la plus ancienne que nous ayons des Grands Traités de Ben ‘Adi, et, s’il est vrai qu'il ait été fait sur l'original de l’auteur, il faut convenir que peu d'ouvrages anëiens nous ont été transmis par une voie aussi sûre. De temps en temps, des corrections marginales écrites de la même main redressent une lecon fautive ou réparent des omissions insignifiantes. Il y a tout lieu de croire que ces corrections ont été faites par Joseph ben Kouîl lorsque, aidé de Anbà ben Dâoud, il revisait sa copie sur le manuscrit original.

B. Vatican 114; 249 feuillets. Dimension 26 X18; 17 lignes par page.

Manuscrit {out à fail semblable au précédent auquel il correspond ligne par ligne; même écriture; les corrections indiquées en marge de A ont été ici insérées dans le texte qui a dû parfois être resserré pour maintenir la concordance des lignes entre les deux manuscrits; preuve évidente que B est bien une copie de A exécutée sans doute par le même scribe.

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16 YAHY À BEN ‘ADI.

Il manque les deux derniers feuillets (1). Les folios 250-251 de À suppléent à cette lacune, comme les folios 1 et 2 de B suppléent aux folios 1 et 2 disparus dans A (2).

La date du manuscrit a disparu avec ces deux derniers feuillets, mais les indications précédentes permettent de l’attribuer à la première moitié du XIII°* siècle, et non au XV° comme le conjecture le catalogue de Max (p. 233).

C. Vatican 113; 198 feuillets. Dimension 245 X 164; 19 lignes par page.

Texte des Grands Traités. Travail très soigné; l’un des nombreux manuscrits orientaux dont J. AsséMANrI à enrichi la Bibliothèque Vaticane.

«La transcription de ce livre, nous dit le colophon, à été achevée le vendredi 22 du mois de Toubah (Janvier) de l'an 946 des Martyrs (1230 de J. C.) au monastère de Saint Antoine Abbé, à Arbeh en Égypte» (cf. Mar p. 233). Ce manuscrit est donc presque aussi ancien que A.

(1) La dernière ligne de B. f. 249Y est exactement la dernière ligne de 4249*/246% dans À :

ab AU 5H sis UN Hiuis GS le ei lies

(2) Le texte commence au folio 2 dans B. Cela fait donc en réalité une lacune de deux pages dans A (l'équivalent de B fol. 2, recto et verso). Avec la pagination actuelle A fol. 1 correspond à B fol. 3. Mais la pagination en caractères coptes de A est celle de B. Pour que les nombreux renvois que nous faisons au cours de ce travail s'appliquent uniformément à À et à B, nous avons adopté, pour À, la pagination primitive copte. Le fol. 1 de la pagination actuelle devient fol. 3 dans nos références; 6 devient 8. Un folio n'avait pas été numéroté entre 6 et 7, ce folio devient 9, et, dès lors, 7 devient 10. Cette différence de 3 se maintient jusqu'à la fin. Ainsi, par exemple, Pindication A fol. 56 s'applique pareillement à B fol. 56; mais elle renvoie, dans A, au folio 53 de la pagination actuelle.

D. Paris 168; 285 feuillets. Dimension 250X 165; 17 lignes par page.

Texte des Grands Traités.

Quand on consulte ce manuscrit à la Bibliothèque Nationale, on admire tout d’abord sa magnifique reliure où sont gravées en or, au dos et sur le plat, les armes de France et le double Z entrelacé de Louis XIV. Sur le dos, en lettres d’or, le titre : 7railé de Théologie chrétienne; sur la tranche, le titre arabe que nous avons déjà indiqué à propos de la description de A. Le manuscrit lui-même n’est pas indigne de cet extérieur; beau papier, écriture grosse et très lisible, texte d’une correction remarquable. Détail qui n’a pas été signalé dans le catalogue dressé par DE SLANE : Ce manuscrit appartient à deux époques différentes; les feuillets 138—178", 189—268 et le dernier, 285, c’est-à-dire près de la moitié du Ms., sont probablement du XITT° siècle, ou du XIVe. C’est donc seulement à l'autre moitié, d’une écriture plus anguleuse, que s’applique le colophon ajouté de la même main au folio 285, et qui donne la date 1302 des Martyrs, (1584 de J. C.).

«Ce manuscrit, nous dit encore le colophon, à été collationné sur un exemplaire du monastère d’Arbeh daté de Toubah de lan 946 des Martyrs.» Il s'agit done, à n’en pas douter, du manuscrit précédent C. Cf. Catalogue, p. 41.

E. Vatican 133; 572 feuillets. Dimension 136 X091; 12 lignes par page, relié en deux volumes : T. I, fol. 1—237", T. II, fol. 283—5727.

Texte des Grands Traités.

Manuscrit fortement détérioré par l'effet de son encre corrosive qui en faisait tomber les feuillets en lambeaux. On a dû, pour les protéger, les revêtir d’un papier jadis transparent, aujourd’hui jauni, qui rend la lecture très difficile.

Le colophon de A est reproduit textuellement, fol. 168, et ainsi complété : « La transcription de ce manuscrit a été

ue 9 Périer. I

18 YAHYÂÀ BEN ‘ADI.

achevée le 15 du mois de Babeh 1029 de l'ère des Martyrs

qui correspond au 11 de Joumädä second, 712 de l'hégire, (1313 de J. C.) par. l'humble serviteur de Dieu Mattâ-l- Fosnî. »

Mais cette date 1029/1313, reproduite dans le catalogue de Mar, ne saurait convenir au Ms., car la nature de l’encre corrosive et la qualité du papier vergé ne sont pas antérieurs au XVIe siècle. (1) D'ailleurs, le colophon se poursuit pendant deux pages encore après le nom de Mattà-l-Hosnî; et si le papier protecteur ne rendait la lecture impossible, on y trouverait, sans doute, l’âge exact du manuscrit. Nous devons donc conclure que E est une copie du manuscrit daté de 1315, lequel, à son tour, est une copie faite directement sur À de Paris. (2)

F. Vatican 115; 295 feuillets. Dimension 273X 185; 17 lignes par page.

(1) Nous devons la précision de ces détails techniques à l'obligeance de M. Tisseranr qui attribue le Ms. au 17° siècle, sans exclure absolument la fin du 16e.

(2) Il y a deux parties très distinctes dans la finale de E que traduit Mar dans son catalogue, p. 258 : 1°, le colophon de Paris 167 et 2°, l'addition qu'y fait, pour son compte personnel, le copiste du manuscrit intermédiaire entre À et E. Faute de connaître A, Mar les a confondues, et il en est résulté quelques légères inexactitudes inévitables : le colophon de A est attribué au copiste du Ms. intermédiaire ; le Ms. très ancien, l'original de Ben ‘Adi, en écriture de l’Iraq, reproduit par Joseph ben Kouïîl, est devenu le propre travail de ce Joseph ben Kouîl : «in ejus clausula, fol. 168 (il faut lire 568) haec a calligrapho, adnotata reperies : explicit quod inventum est in apographo, unde hie codex descriptus. Dicitur autem illud esse perantiquum, aracensibus litteris exaratum a Josepho filio Chavaili .. . ete.»

A noter enfin cette indication insérée par le copiste du Ms. intermédiaire, dans sa transcription du colophon de A : Dâoud (ou David) qui avait aidé à collationner le Ms. A devint patriarche (il fut patriarche d'Alexandrie du 17 juin 1235 au 10 mars 1243; Mur, p. 259) et il sacra évêque Joseph ben Kouîl, le copiste de A.

Ce manuscrit contient 1° un {exte abrégé des Grands Traités; 2° quelques Ojuscules de Ben ‘Adi et 3° des traités d’autres auteurs. Nous n’indiquons que les traités de Yahyà.

Fol. 1—159. Texte abrégé des Grands Traités. (1)

Fol. 159*—169". Traité du célibat. (2)

Fol. 169"—179. Péponse à trois questions sur le même sujet qui lui furent posées au mois de Moharrem 353. (3)

Fol. 193-209. Jissertation sur l’Incarnation contre les Nestoriens. — Sans titre et sans nom d'auteur; mais le traité est bien de Ben ‘Adi, ainsi que l'indique h réponse de Cyriaque (4) qui suit immédiatement, (fol. 210—219). Et, d’ailleurs, un fragment du même traité, avec le nom de Yahyà ben ‘Adi, nous est conservé dans M, fol. 30—32, (voir plus loin, page 24).

Fol. 219—235. Apologie de Yahyà ben ‘Adi. Il défend ses ouvrages contre un certain Égyptien qui y avait relevé beaucoup de contradictions.

Fol. 235-269. Méme sujet, sous forme de Réponses à dix-sept questions — la septième manque — que lui avait posées le même Égyptien.

Au folio 164, nous lisons ce colophon : «Tel est l’ouvrage que le diacre Sa'îd s’est chargé de transcrire; cette copie a été achevée le 26 du mois de Barmoudah (Avril) de l'an 976 (5) des Martyrs», (1260 de J. C.). (Cf. Catalogue, page 234).

G. Vatican 141; 142 feuillets. Dimension 153 X 100. Le nombre de lignes est très variable : de 21 à 33, dans la par tie rie contient l’œuvre de Yahyâ.

D. CS E sil CSMAÉE Les sl rèh ee C5? LR gras BY 4 55Laal us) 8), (2) Se trouve également dans Vat. 184 J. fol. 117—1831. (3) La première moitié de ce traité est encore dans Vat. 134 J, fol. 131—143r.

(4) Voir sur ce personnage : Assemanr, B. or., II, p. 518. (5) Le catalogue de Mar dit par erreur 966.

Les folios 91—119 nous donnent un texte abrégé du Jraité de la Trinité, c’est-à-dire de la première moitié des Grands Traités.

Quelques titres seulement et certaines reprises du dialogue sont en caractères arabes; le texte lui-même est transcrit en caractères carchounis ou syriaques. Il diffère du texte abrégé que nous lisons dans le manuscrit précédent.

Date probable : XVI° siècle. (Cf. Catalogue, p. 266).

H. Paris 169; 98 feuillets. Dimension 205 X 145; de 18 à 21 lignes par page.

De fol. 2° à 51, ce manuscrit contient douze Opuscules, dont le titre est donné plus loin, p. 68, dans la liste générale des ouvrages de Ben ‘Adi.

Elégant petit volume, d’une écriture fine et très soignée, mais malheureusement fort incorrect.

Le folio 1' est orné d’une croix dorée portant, aux quatre angles, les deux premières lettres des mots ’Inooùc Xoorôg vièg Oeoù. Sur le piédestal est inscrit le mot 6ewlovyog (sic). |

Voir encore notre Zntroduchion aux Petits Traités apologétiques de Yahyä ben ‘Adi.

Date : 23 Safar 1064 de l'hégire, (1654 de J. C.). Cf. Catalogue, page 41.

J. Vatican 134; 143 feuillets. Dimension 157 X120; 12 lignes par page.

Texte abrégé de trente trois Opuscules de Yahyà ben ‘Adi. Nous trouvons tout d’abord les douze traités de H de Paris, et ensuite une vingtaine d’autres (1), dont quelques uns tiennent dans une page. Le manuscrit a perdu les premiers et les derniers feuillets. Le texte commence, fol. 2, au milieu du 7raité de l'unité (2) et est interrompu fol. 143' (1) Voir les titres plus loin, p. 68—72.

(2) Cela fait supposer la perte des dix premiers feuillets.

vers le milieu du traité intitulé : Réponse à trois questions qui furent posées en Moharrem 353; (traité déjà vu dans F.).

C’est, sans doute, le plus soigné des manuscrits de Ben ‘Adi pour l'exécution calligraphique; les lettres sont munies de leurs points, les mots sont abondamment vocalisés, le texte est très correct. L’élégance de l'écriture nous paraît être de la première moitié du XITI° siècle, plutôt que du XIV® qu’'indique le catalogue de Max, (p. 259).

K. Munich 948 (242"); 193 feuillets. Dimension 230 X170; 18 lignes par page, dans la partie qui contient l’œuvre de Ben ‘Adi.

Assemblage, sous une même reliure, d’écrits disparates, (1) tous incomplets, et transcrits à des époques différentes.

Les Opuscules de Ben ‘Adi, texte abrégé, identique a celui du manuscrit précédent, (nous avons relevé à peine cinq ou six variantes insignifiantes), occupent les folios 51—122r. Cette copie nous paraît également du XIIL siècle, mais l'absence fréquente des points diacritiques en rend la lecture assez difficile au premier abord.

(1) Fol. 1—12, Commentaire du premier chapitre de la Genèse.

Fol. 13—50", Traité d’apologétique où l’auteur anonyme invoque, fol. 14°, l'autorité de Yahyà ben ‘Adi « qui a composé contre Abou ‘sû al-Ouarrâq un traité en 350 chapitres». Ce dernier détail prouve que dans les Grands Traités, l'objection de Aboû ‘Îsà suivie de la réponse de Yahyà était considérée comme un chapitre.

Vol. 123—142Y, Préceptes de discipline ecclésiastique.

Fol. 143—162*, Martyre de Saint Bipham ;\as ;Le, soldat du Christ, sous Dioclétien. — Sa fête est célébrée dans léglise copte le 1 de Baounah (26 Mai). Cf. Nau, Les Ménologes des évangéliaires coptes-arabes, p. 40.

Fol. 163—163", en blanc.

Fol. 164—193, Prières liturgiques coptes, avec traduction arabe juxtalinéaire.

Des feuillets ont été lacérés ou arrachés dans le manuscrit avant la pagination actuelle.

29 YAHYÂÀ BEN ‘ADI.

Le texte finit aux dernières lignes du traité : Explication de termes philosophiques (1). J possède done, en plus, les traités du Célibat et des Trois questions adressées en Moharrem 353. (2)

L. Vatican 127; 100 feuillets. Dimension 192X 133; 13 lignes par page.

Deux trailés de Ben ‘Adi nous sont conservés dans ce manuscrit parmi les œuvres de Ben Zor a, disciple de notre philosophe.

Fol. 84'—88. Raisons du jeûne, de la prière, de l’aumône, des vœux; leur utilité. Le traité est sans nom d’auteur, mais il y a tout lieu de l’attribuer à Ben ‘Adi ainsi que l’a déjà fait Mar, (p. 292).

Fol. 88" —100. Défense du dogme de la Trinité contre les objections d'al-Kindi. C'est sans doute le plus intéressant des opuscules de Ben ‘Adi, qué contient également H, fol. 47—51. (5) Mais tandis que la copie de Paris est fort défectueuse, (une lacune d’une trentaine de lignes rend le

de l'ignorance ou de la distraction du relieur fol. 52—52*: il devrait être placé après 1225.

(2) G&. Grar ne paraît pas avoir soupçonné que J et K donnent un texte identique. Après avoir indiqué dans Christlich-arabische Literatur, p. 50, les opuscules de Ben ‘Adi d'après H et J, il écrit: < Längere Auszüge aus Schriften des Jahia ben ‘Adi -enthalten die anonyme Apologie des Christentums in Cod. Med. Laur. 63, und besonders cod. monach. ar. 948 (242 »), fol, 52—1922.» C’est un exemple du risque que l'on court, en parlant des œuvres d’un auteur sur la seule foi des catalogues. Le catalogue de Florence n'Évorx Assimaxi dit, d’ailleurs, que le ms. 63 donne une compilation, dans laquelle l’auteur anonyme défend le Christianisme, en produisant les œuvres de Ben ‘Adi et d’autres auteurs (Ibrahhn ben ‘Aun, Élie de Nisibe, Israel évêque de Kaskar, Aboû ‘Îsa ben Ishaq). Ce n’est done pas, à proprement parler, un traité de Ben ‘Adi.

(3) Le texte abrégé de ce traité se trouve encore dans J. fol. 55"— 61", et dans K, fol. 89Y—995,

correct. Le colophon, fol. 100, nous fait connaître le nom du scribe et la date exacte du manuscrit : « La transcription de ce livre a été achevée le mardi de la deuxième dizaine de Dhoûl-Qu'da de l'an 603 de l’hégire, (1206 de J. C.) par le chrétien Aboû Ghâlib ben Aboû-l-Ghanam ben Aboûl-Hasan.»(1) Nous avons donc ici, avec la date 1206, le texte le plus ancien de Ben ‘Adi.

M. Vatican 92: 99 feuillets. Dimension 169X 120; 15 lignes par page.

La reliure seule constitue l'unité de ce manuscrit dont l'écriture indique diverses époques; les traités sont d'auteurs différents. (2)

De fol. 30 à 32, nous avons de Ben ‘Adi, la Dissertation sur l'Incarnation contre la doctrine des Nestoriens. C’est le même traité que nous avons déjà vu dans F, fol. 193—209. Mais après avoir transcrit trois ou quatre pages, le scribe

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Nous avons inséré, dans la date, 4 qu’ exige la correction ; il faudrait également lire sh au lieu de 5, cb au lieu de NE On voit que si le copiste sait transcrire un texte, il est néanmoins peu lettré.

(2) Fol. 1, Homélies.

Fol. 5, Prières pour sexte.

Fol. 14, Chronologie des patriarches d'Alexandrie.

Fol. 20—30, fragment d’un Livre de Sévère.

Fol. 33—40, fragment d’un Traité dogmatique, où l'auteur démontre la divinité de Jésus-Christ avec des passages de l'Evangile et de Saint Paul.

Fol. 40—68, troisième et quatrième chapitres d’une Histoire des conciles et des hérésies.

Fol. 68—99", traité de Grammaire arabe en vers.

24 __. YAHYÂÀ BEN ‘ADI.

de M, peu désireux de continuer, coupe court en disant que «le philosophe Yahyà ben ‘Adi a fait encore d'excellentes réponses à d’autres questions», et il termine par la doxologie : «A J. C. notre Seigneur et notre Dieu, louange et gloire dans les siècles des siècles ». (1)

Du moins, nous avons dans M le titre du traité et le nom de l’auteur qui manquent dans F. (2)

L'écriture dans cette partie du Ms. paraît être du XV° siècle. (3)

N. Vatican 182; 165 feuillets. Dimension 182 X 129; 12 lignes par page.

Du folio 47" à 103, nous avons un Zraité de morale intitulé : Livre de la correction des mœurs, œuvre du sage, illustre, excellent Aboù Zakariyà Yahyà ben ‘Adi.(4) Une note marginale écrite de première main et perpendiculairement au titre exprime, il est vrai, un doute sur l’exactitude de cette attribution : « On dit que l’auteur est Aboû--Fasan ben al-Fasan ben al-Haïtham»,(5) le célèbre naturaliste. Mais les manuscrits qui ont servi pour les deux éditions parallèles de Beyrouth et du Caire(6), un manuscrit de l'université Saint Joseph de Beyrouth, un autre manuscrit

(1) On voit combien G. Crar s’est mépris en donnant pour ce traité les références: Vat. 92, fol. 8—67 et 115, fol. 113—209. Christ. Arab. Lit., p. 49. Il faut lire : 92, fol. 30 —82 (8 au lieu de 30 est déjà dans Mur) et 115, fol. 198—2009.

(2) Auskasl el (5... (ox by Gas? LS; ol al (JB (3) Mar, p. 199, attribue en bloc ce Ms. au XVe siècle ; il nous

semble du-XIIIe de fol, 1 à 30 et de fol. 68 à 99r. 4 at Jendeut NEMNMESSSe (SX CD LASER B3$; cs

(6) Édition de Beyrouth 1866; édition du Caire 1891.

que le P.Cxeixno à consulté dans une collection particulière sont unanimes à attribuer ce traité à Ben ‘Adi.

A la fin de ce traité de morale, fol. 103, nous lisons : «la transcription de ce livre a été achevée le jeudi 15 du mois d'Emchir (Février) de l'an 1017 des Martyrs, (1501 CES RIDER

0. Paris 173; 170 feuillets. Dimension 255 X 155; 17 lignes par page. Manuscrit du XIVe siècle, d’après le catalogue; il manque les derniers feuillets.

De fol. 113 à fol. 117, nous avons un fragment de Ben ‘Adî correspondant à fol. 39—41 de H (Paris 169). C’est donc approximativement la seconde moitié du traité : «Réponse à une objection des adversaires des Chrétiens contre les attributs que l’on donne au Christ considéré comme homme.»

Dans O, la première ligne à l’encre rouge tient lieu de titre : « L'illustre Yahyà ben ‘Adi le philosophe a dit» (1), et le catalogue de px SLANE nous renseigne sur le contenu de ces quelques pages par l'indication assez inexacte : « Extrait d'un traité sur la divinité de Jésus-Christ », p. 48. (2)

P. Paris 2346, ancien DCCCLXXXII A; 580 feuillets; de 21 à 24 lignes par page. Dimension 43X 30; mais la dimension du texte, en ne tenant pas compte des marges, est seulement de 31-32 sur 19-20.

(D) Go cn Cas Lomhetll CLOUt (58 ose (2) G. Grar, dans Christliche arabische Laileratur, p. 49, s’est borné à reproduire cette indication : « Ein Auszug aus einem Traktat über die Gottheit Christis. Il a ignoré, à la suite du catalogue, que . les deux manuscrits 169 et 173 donnent un même traité. Après avoir indiqué, p. 48, le traité de 169: «Erwiderung auf den Einwand der Gegner des Christentums, daf das Bekenntnis der Inkarnation die Würde des Schôpfers beeinträchtige » — traduction du titre donné très inexactement par le catalogue, p. 41 — il range le fragment de 173 sous la rubrique : « Andere Schriften», Autres écrits.

Manuscrit des premières années du XIe siècle. La date 409 de l’hégire (1019 de J. C.) se voit encore, quoique difficilement, au fol. 107". Nous lisons au fol. 65" qu’une recension du texte fut faite en l’an 4138/1027.

Texte arabe de La Rhétorique, de la Poétique et de l’Organon d’Aristote, de l’/sagoge de Porphyre, dû aux traducteurs les plus célèbres du X° siècle.

« Livre très ancien, très rare, et peut-être unique », dit une excellente petite notice latine insérée avant le premier feuillet.

Les traités se succèdent dans l’ordre suivant :

Fol. 1'—65". La Rhétorique, en trois livres. Cette partie du manuscrit paraît encore plus ancienne, mais le très mauvais état du folio 65' ne permet plus d'y lire une date ou le nom du traducteur; sans doute, Ishaq ben Honéin. (1)

Fol. 66-—130". Les premiers Analytiques, en deux livres, dans la traduction de Tadhâri. (2)

Fol. 131—146". La Poétique, dans la traduction d’Aboû Bichr Mattà (3) ; il manque les dernières lignes. (4)

Fol.147—156". L’Isagoge de Porphyre, dans la traduction d’Aboû ‘Othmân Dimachqï; le premier feuillet a disparu. (5)

Fol. 157—178". Les Catégories traduites par Ishaq ben Honéin. (6)

(1) Le Fihrist, p. 250, ne mentionne pour ce traité, en plus d’une traduction ancienne, que la traduction d'Ishaq et un commentaire d'al-Farabi.

(2) Fol. 66. ES se rs )%1 L&xb ol sil. — Voir Fihrist, p.244.

(8) Fol. 131: st paille ee LI 92 652 Qèe y «s us

ee }\

(4) Ce qui correspond aux 17 dernières lignes de l'édition 0 T. TI, p. 481, à partir Au passage êx yo émouuoodr uiuoews ms Toaywd {cr ylvorre.

(5) Fol. 156 Y. Es JE «w>s#lel e 54 ni 92) à s JS 5

Cite N| cles

(OAI, 178 ARS L<? EL el 35%) ... La

notice latine attribue à tort cette traduction à Ben Zara,

Fol. 179191". L’'Herméneutique ou Traité de l’Interprétation, traduction de Ishaq ben Honéin. (1)

Fol. 192—241. Les derniers Analytiques ou Traité de la Démonstration, en deux livres, traduits par Aboû Bichr Mattà, sur la version syriaque d’Ishaq ben Honéin. (2)

Fol. 241"—327. Les Topiques, en huit livres. Les sept premiers livres ont été traduits par Aboû ‘Othmân Dimachqf (3), et le huitième par Ibrahîm ben ‘Abd-Allah qui a fait sa traduction sur la version syriaque d’Ishaq ben Fonéin. (4)

Fol. 327—380. La Sophistique (xeet oopiorix@r léyywr). Ce traité nous est donné dans trois traductions : 1° Celle de Yahyà ben ‘Adi faite sur le syriaque; (le Fihrist nous apprend que c'était la version syriaque de Théophile) (5): 2 celle de ‘is ben Zara, faite sur la version syriaque d'Athanase ( (6); 3° une version ancienne attribuée à Nâ‘imi.

(1) Greoi équnreies) Cpelarse;l 15e ee nu LS ei Fe DONS CAS Co? Le A s 8, Laall 1e) (2) Cle yall LES ee. > > = 15% bass DES le 192. 56 a. #3) USE me F1] (8) Le nom d'Aboû ‘Othmân Dimachaf n'est en réalité indiqué que pour le 1e et le 7e livres : L&wsb CUS Le (Joël Die : Amal DUR nes — f 253" (Ede) ne nl SIA Re NI Coin lets se ei mais il est be que si les livres intermédiaires étaient l'œuvre d’un autre traducteur, le copiste:- nous en aurait informés. (4) DRE 659 er, : Ex Las ob Us Cyr Al GI 1 SNL): RO TS La R pull Cyr ASlSII AVI (5) Fhrist, p. 249. — Théophile d'Edesse, mort vers 785. Voir sur cet auteur : Rusens Duvar, Littérature syriaque, pp. 214, 292, 325, 884.

(6) Athanase de Balad, ou peut-être George son disciple qui avait donné une traduction de l’Organon d’Aristote. Voir R. Duvaz, Lait. Syr., D. 378.

28 YAHY À BEN ‘ADI.

Elles sont accompagnées du commentaire d’al-Hasan ben Souâr, un disciple de Ben ‘Adî.

La version de Ben ‘Adî vient en tête et occupe la première moitié environ de tous les versos, depuis 327" à 319"; de 13 à 16 lignes par page. Le texte de Ben Zara est placé en dessous et empiète, quelquefois, sur le folio suivant qui contient la version ancienne et le commentaire de Ben Souâr. Ce commentaire s'arrête au fol. 342, en sorte que, jusqu'à la fin du manuscrit, la seconde moitié du recto reste en blanc. Aïnsi, le manuscrit ouvert présente simultanément les trois versions : à droite, Ben ‘Adî et Ben Zar‘'a; à gauche, l’ancienne version de Nâ‘imfi. (1)

Ce magnifique in-folio, l’un des plus précieux manuscrits arabes des bibliothèques d'Europe, semble avoir été exécuté par trois copistes, peut-être quatre, mais sous une direction unique : même disposition des titres (2) et des colophons, même grosseur de l’écriture, mêmes marges et interlignes. La partie de la Ahéforique, plus ancienne, croyons-nous, a dû servir de modèle. Tous ces traités ont une conclusion

(1) Le colophon de cette dernière version nous donne un détail qui peut être retenu : Le manuscrit reproduit une copie de Ben Souâr, lequel, à son tour, avait copié un manuscrit écrit de la main d'al-Faräbi AE) ré Le came se UNIS Rs se À =) AUSe. 3.54 Le ee 9 As a cs) DE Cr? DS) f. 380 CS LI ÿeb cs? L=? Lost CS Js AE Le JAI Lie

(2) Le titre de ces traductions dues en majeure partie à des Chrétiens est POnOA précédé de l'invocation ote rl AU pus ea pl. Elle n'indique pas, contrairement à l'opinion exprimée par M. G. Corn dans son Avenzoar, p. 35, que les copistes étaient probablement des musulmans. Nous trouvons, par exemple, cette invocation dans le Ms. du Vatican 127, fol. 88%, en tête du traité où Yahyà ben ‘Adî réfute les objections d’al-Kindi contre la Trinité. Par contre, les quatre auteurs de la recension de l’an 418/1027, qui ont apposé leurs signatures au fol. 65", étaient musulmans, car ils ont ajouté à l’année de l’hégire la formule en l'honneur de Mahomet : eh a Ans AJ) çskre.

uniforme : Le texte reproduit un manuscrit d'al-Hasan ben Souûr ; (cette indication manque pour les livres 3—8 des Topiques); et Ben Souär avait fait sa copie sur un manuscrit de Yakyà ben ‘ Adi.(1) Cependant une copie intermédiaire des Derniers Analytiques, due à Ben Zar'a, se place entre la copie de Ben Souûr et celle de Ben ‘Adi.

Ainsi, bien que le J'ihrist nous apprenne que notre philosophe avait traduit La Poctique et presque tout l’Organon d’Aristote, le manuscrit de Paris ne nous donne une de ses œuvres que dans la seule Sophistique. Nous savons, d'autre part, que Yahyà était un copiste infatigable des travaux d’autres traducteurs, transcrivant jusqu’à cent pages par jour.(2) Ses copies très estimées, très répandues, dont il ignorait lui-même le nombre (2) multipliaient les textes et en ont certainement sauvé quelques-uns de la destruction. (3) Peut-être sommes-nous redevables à Ben ‘Adi de la riche collection de traités que renferme notre manuscrit.

La description trop longue que nous en avons faite (4) trouvera son excuse dans cette conclusion. Elle était en outre nécessaire pour corriger deux erreurs courantes : Wex-

(1) Voici, à titre d'exemple, le colophon de l’Herméneutique, fol. 191%: GS) JS 3,eal (6Ù colétee! (5, omdilbohu! Ds 85 ns ee 0 M, Die:

.ab= so GS] sat Les LB et PEU nd as Az

(2) Fihrist, p. 264.

(3) Si nous en jugeons par le Fihrist, il ne nous reste que des débris de l'immense production de la littérature arabe à cette époque.

(4) Elle n’est cependant pas complète. Nous aurions pu signaler que ce manuscrit nous présente une véritable édition critique du texte arabe d’Aristote : les marges sont surchargées de variantes relevées dans d'autres manuscrits ou d’autres traductions. La description de ce Ms., telle que nous la lisons dans le Catalogue de la B. N., p. 411, est insignifiante; elle se borne, d’ailleurs, à reproduire ce qu'en avait écrit Munr dans ses Mélanges de philosophie Juive et Arabe, p. 313; on y chercherait vainement le nom du traducteur pour chaque traité. <

30 YAHY À BEN ‘ADI.

RICH, que suivent Rexax et le docteur Lxcrerc attribue à Yahyà ben ‘Adi la traduction des Analytiques(1) et de la Poétique (2) du manuscrit de Paris, tandis qu’il ne signale pas la traduction de la Sophistique. BROCKELMANN, dont l'opinion est partagée par M. Huarr et G. GRAF, ne se trompe pas moins, quand il croit que nous ne possédons plus rien des traductions de Ben ‘Adî.(3)

0. Paris 2457; 219 feuillets. Dimension 180 X 135; 25 à 31 lignes par page.

Fol. 187—188. Traité pour démontrer que toute quantité continue, qui se divise en parties, peut se subdiviser à l’infini. (4)

En parcourant le catalogue de la B. N. nous avons été frappé par ce titre qui est exactement celui de l’un des traités philosophiques dont Ben al-Qifti nous à conservé la liste. (5) Ce serait déjà une forte présomption en faveur de notre philosophe, mais le style apporte un argument

(1) «...cadem Analytica e syriaco in arabicum sermonem transtulit Jahia filius Adi cujus versionis exemplum obviam est in bibliotheca reg. Par. Cod. DCCCLXXXIT A». Wenricn, De auctorum Græcorum versionibus, p. 132. — Lrcrerc, Histoire de la médecine arabe, T. I, p. 205. — Renan, De philosophia peripatetica apud Syros, p. 61.

(2) « De arte poetica tractatum . .. e syriaco in arabicum sermonem transtulerunt abu Baschr Mata el Jahia filius Adi. Jahya versionem arabicam continet biblioth. reg. cod. ante jam numeratus »; id. p. 138.

(3) « Alle seine Übersetzungen, von denen, wie es scheint, nichts

erhalten ist...» Geschichte der arabischen Literatur, T. I, p. 207. — Huarr, Litlératurearabe, p. 280. — Grar, Christl.-arab. Literatur, p. 47. (D) unie cLibi CN punire AB Jets JS Gi C8 Job à les ESS CSS

(5) Le titre est ainsi donné dans Ben al-Qifti, p. 863 : us AL

Ales 422) Lo eo COIN

BIBLIOGRAPHIE. ol

que nous croyons décisif. (1) Nous u’hésitons done pas à voir dans ces soixante-seize lignes un opuscule de Ben ‘Adi, et c’est peut-être l'unique spécimen qui nous reste de ses œuvres philosophiques distinctes des traductions.

Le manuscrit est un recueil de cinquante et un traités de mathématique d'auteurs différents, écrit presque tout entier de la main de Ben ‘Abd al-Jalil al-Sijzi mathématicien distingué qui florissait au X° siècle, (2) donc contemporain de Ben ‘Adi.

Nous mentionnons seulement pour mémoire #n manuscrit de la Bibliothèque de Florence, dans lequel le catalogue signale un traité de Yahyâ ben ‘Adî : la traduction du troisième livre du Traité de l'âme, xegt Wvyïe, texte arabe transerit en caractères syriaques. (Bib. Pal. Med. de Florence, n° 68.) (3)

Ce traité fut traduit en syriaque par Honéin. Il en existait un commentaire de Macidore, dans la même langue. L’auteur du F'ihrist dont l'exactitude est rarement prise en défaut, a lu une semple copie de ce commentaire écrite de la main de Yahyâ. (4) En s’en tenant à ces indications, il ne paraît pas possible d'attribuer à Ben ‘Adî une traduction arabe du traité de l'âme. Le manuscrit de Florence ne peut contenir qu'un traité copié par Ben ‘Adi. (5)

(1) Nous y relevons, par exemple, plusieurs fois l'expression Ÿ

ak=? très fréquente dans les autres écrits de Yahyà.

(2) Catalogue, p. 484.

(3) Le catalogue est d'Évone Assemaxr. Nous y lisons, p. 123, dans la description du ms. LXVIII: « Aristotelis liber tertius de Anima in duodecim sectiones distributus quem e syriaco in arabicum sermonem transtulit Jahia — seu Johannes — ben Adî.» Wenricu, p. 134; Renan, De phal. per. apud Syros, p. 61, et Grar, Chr. ar. Lit., p.47, note 2, ont répété ces mêmes indications.

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Se e SES) S Fihrist, p. 251. GE En LAE* Le? GS) (5) L'erreur provient d'une fausse interprétation de termes, et

32 YAHY À BEN ‘ADI.

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