‹ Yankees et Canadiens [microforme]Chapitre 50 sur 70 · LA JEUNE FILLE · texte numérisé non relu

LA JEUNE FILLE

L'être heureux par excellence dans la famille américaine, c'est la Jeune fille. À celle tous les honneurs, toutes les joies, tous les privilèges el tous Îes plaisirs. Elle est véritablement la reine du fover, et il semble que ses parents ct ses frères ne soient là que pour la servir.

Dès sa sortie de la nursery, elle est mise à l'école publique, et, comme en Amérique loutes les écoles sont mixies, il en résulte que la fillette s'habitue dès la première enfance à vivre avec les garcons. Elle Jouc et travaille avec eux ; avec eux aussi elle va en classe, et c'est avec eux encore qu'elle revient à la maison. Les Américains paraissent Lenir beaucoup à ce mélange des sexes; ils prétendent que ce système a pour effet de donner de l’'émulation aux garçons, el de les rendre plus aimables et plus polis. D'accord! Je vois bien ce que les garçons y gagnent, mais les jeunes filles n'y perdent-elles rien ?... J'ai causé de ectte situation avec des hommes d'un esprit élevé et exempts de tout parti pris, ct je me rappelle qu'ils ont été unanimes à déplorer les funestes conséquences que présente le mélange des sexes, au moins dans les grandes villes.

Je n’ai que des notions incomplètes sur la nature et la valeur des études auxquelles se livrent les jeunes filles. Je me souviens qu'un jour, à Chicago, je me trouvai dans un tramway avec deux jeunes filles qui allaient

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