‹ Yayâ ben Adî, un philosophe arabe chrétien du Xe siècleChapitre 9 sur 25 · CHAPITRE PRÉLIMINAIRE · texte numérisé non relu

CHAPITRE PRÉLIMINAIRE

et est né avec sa divinité. Dans toutes ces manières de parler, il n'y a pas de désaccord dans la foi, ni de dissentiment au sujet de la vérité » (1).

Ces appels à la concorde, à l'union sacrée des Chrétiens en face de l'ennemi commun, prouvent combien le danger était pressant, et quelle était l'importance de la bataille engagée. On ne voit pas qu'ils aient produit des résultats appréciables. Les khalifes, d'ailleurs, se montrèrent assez bienveillants à l'égard des Chrétiens, et leur laissèrent le libre exercice de leur culte. A la faveur de cette tolérance, les sectes chrétiennes se stabilisèrent chacune sur ses positions, et nous les trouvons aujourd'hui en Orient, bien que fort réduites, aussi distantes les unes des autres que l'étaient, au X'' siècle, les contemporains de Yal.iiâ ben 'Adî.

(1) ASSEMANI, III, p. 51G.

Page 1