Les gens du peuple qui troublent le royaume
Koua XLI. — 2. Veiller attentivement sur soi-mème, ne pas vouloir avancer indûment. — On ne doit rien y changer.
5. Qu’il ne peut refuser convenablement, qui sont faits de celte manière.
6. Qui ne regarderont qu’aux intérêts de leur prince sans faire aucune distinction.
Koua XL1I. — 2. Voir XLI, 5.
3. Si les moyens ne sont pas bons, on ne doit pas les employer.
b. « Sans doute. » Litt. sans demander. 11 n’est pas besoin qu’on demande si c’est vrai, cela est certain.
6. On ne lui donne pas ce qu’il désire, mais on en parle mal, on l’examine et le blâme.
Koua XLI IL — I. L’homme vulgaire qui, en avançant, veut l’emporter par la force, ne réussira pas.
4. Comme quelqu’un qui ne peut ni s’asseoir tranquillement, ni avancer en marchant.
5. Ferme, mais sans dureté; gardant le milieu et la voie droite, on n’aura rien à regretter.
6. Quand on est dans une difficulté extrême et que l’on n’a personne à qui recourir.
Koua XLIV. — I. Les commentaires voient autre chose : arrêter une roue de char au moyen d’un lien d’or; l’or indiquant la solidité.
On pourrait aussi traduire : être appliquée à la quenouille..., lier les porcs pour les empêcher de se sauver, et ce seraient les occupations des femmes.
3. S’il ne peut agir sûrement et paisiblement, il s’abstient et n’avance pas; ainsi les difficultés ne le troublent point et ne lui nuisent point.
Koua XLV. — I. Que l’on continue à garder la droiture et la justice, et l’on réussira.
2. On reviendra ainsi à l’union; si l’on est d’une sincérité parfaite, on trouvera le remède au mal et les affaires se relèveront.
6. Si l’on cherche l’union sans l’obtenir, que l’on avertisse, exhorte, et l'on pourra y parvenir.
Koua XLVI. — Com. I. Le fort protégeant le faible, celui-ci peut s’élever. Respectueux, sans orgueil, modéré, on ne s’attirera pas de regrets.
4. Ou k. « Quand on est droit, vertueux, il sera aussi facile d’obtenir le pouvoir que de monter un escalier. » C’est tout aussi bien le sens.
6. C’est-à-dire « que le petit, l’homme obscur, s’élève » , etc.
Koua XLVII. — 1. Ne pouvant faire savoir sa détresse, n’ayant aucun repos; à la dernière extrémité et ne voyant pas le moyen de passer et d’échapper.
2. Com. pi-si, couvre-genoux. Le couvre-genoux rouge; celui du char du roi. L’arrivée du roi et de ses gens sauve le malheureux en détresse. Al. « les blouses rouges », i. e., des gens du peuple arrivent, et sauvent de même.
6. Quand on a perdu son chemin, il est dangereux d’avancer. On doit rechercher la bonne route. De même, un homme moralement égaré, s’il se repent et reprend la bonne voie* retrouvera le bonheur.
Kola XLVIII. — 5. Si nous avions un prince éclairé à la tête de la cité, sa sagesse lui ferait apercevoir le besoin universel et tous en retireraient de grands biens.
6. « Recouvert ». Les commentaires expliquent ce mot par deux autres, pi et fuh, signifiant aussi « recouvert». — «Bien rempli ». Où l’eau jaillit en abondance, de la source.
Koua XL1X. — 2. Après quelque temps. Com. zhan heoü, ainsi après cela. Si l’on s’attache à la droiture et au milieu, on pourra changer et se corriger.
6. Il faut discourir du changement, de la correction jusqu’à trois fois, et après cela exécuter, ainsi on changera heureusement. — « Se tenir ferme ». Com. keü-tcheng.
Koua L. — 1. Quand un chaudron est renversé, retourné, il fait sortir ce qui est mauvais, go; ainsi le mal se change en secours; ainsi l’homme infime, par sa ferme vertu, s'élève à la grandeur.
2. Le chaudron, le vase plein de fruits, sont les images d’un cœur vertueux et doué de capacité.
3. Ne pouvant plus se servir du chaudron, on ne pourra rien y cuire. La pluie survenant, indique une circonstance favorable. Mais ceci est interpolé.
5. L’or, par son éclat et sa dureté, représente la vertu solide; par elle, on arrive à la prospérité.
Koua LIV. — 4. La fille sage ne doit pas accepter légèrement un homme; elle retarde et attend, pour s’assurer de la bonté du choix.
o. La vertu la rendait belle comme la lune pleine. Les manches désignent ici tout le vêtement.
6. Une fille qui se marie a des corbeilles de diverses espèces pour les mets; le jeune homme qui prend femme tue un agneau pour le banquet de noce. Vide, sans sang indique le manque de succès.
LE YIH-KUNG.
Koua LV. — 1. Aller ensemble, se suivre, agir de concert, est un moyen d’obtenir l’abondance.
2. Ceci se rapporte aux rois et aux anciens usages. Quand on va avertir le prince et qu’on est repoussé, on doit multiplier ses avertissements pour tâcher d’émouvoir son cœur; ainsi les voiles dont il se couvre pourront être écartés et l’on pourra les faire tourner à bien.
On doit chercher par sa propre sincérité, sa droiture, à toucher le cœur du supérieur. Telle est la pensée.
3. 4. En-tètes de strophes comme au Shih-king. Si les amis s’égalent en vertu, ce sera bien.
5. Si le prince, faible et peu éclairé lui-même, sait employer les hommes sages pour gouverner, il pourra rendre le monde heureux et prospère.
Koua LVI. — 1. Lu est un voyageur, un étranger de passage.
2. Ayant trouvé un logis, il est en repos. Apportant ses richesses, il s’attire la prospérité par ses offrandes. Ayant des serviteurs dignes de confiance, il n’est pas trompé. Ayant ainsi des gens sur qui se reposer, il est dans une excellente condition.
3. Ayant perdu ses gens, il ne peut préserver son cœur de l’abattement. Quand, en pays^étranger, on n’a que des gens de bas étage avec qui on puisse avoir affaire, il arrive naturellement que le droit est violé et les conditions de la vie détruites.
6. L’orgueil qui ne veut jamais céder est la voie du malheur.
Koua LVII. — « Avancer et reculer » peint le caractère peu ferme, peu stable; la fermeté d’un guerrier est nécessaire pour ne point être ébranlé.
2. Une douceur constante, sans force, est une énergie intellectuelle épuisée; c’est une source d’actes que l’on regrette après.
5. Ceci peint le résultat heureux de la douceur calme, mais ferme, sachant délibérer et se résoudre.
6. Peint une douceur excessive qui cause la chute et la perte des ressources. On ne sait plus se protéger et tombe victime du fort audacieux.
Koua L VIII. — 5. II peut y avoir mal à trop satisfaire quand on veut le faire d’une manière qui n’est pas droite.
o. Chercher à satisfaire sincèrement un méchant homme, c’est s'exposer au danger. Les saints avertissent de ne point placer sa confiance en un homme bas et vulgaire.
Koua LIX. — 1. Indique que l'on doit faire effort pour sauver; chercher les moyens, le secours. (Ou k.) Expansion, développement avec la force d’un cheval qui s’échappe. C’est le commencement de l’expansion ( Tchong tao).
2. Dans l’état de lutte on doit céder (autant que de droit) et s’accorder pour garder la paix en soi et apaiser; faire tranquillement son office.
4. Dans ce malheureux état on doit s’entendre avec ceux qui peuvent principalement rétablir l’accord; chercher à ramener ses amis et connaissances pour rétablir l’union entre eux.