CHAPITRE III
DELA PlIICOSOniIE.
La métaphysique est la théorie générale de toutes les théories particulières.
La science, tend par on .développement progressif, h se rapprocher de l’intelligence infinie. L’intelligence infinie renferme deux choses : i” Les idées distinctes de tontes les réalités; 2” leur intuition une et complète.
La science liumnine doit reproduire, autant qu’il est possible, ces deux choses, pour se rapprocher de la science
ÉLKMENS DE PHILOSOPHIE.
infinie, qui est son archétype vivant; c’est-à-dire, la distinction des sciences et leur unité. La division des sciences est nécessaire, à cause de la limitation de l’intelligence humaine. Mais cette division des sciences , -utile , comme dérivant des limites de notre esprit, teudrolt par elle-même, à la destruction de la science, s’il n’y avolt un mouvement contraire, pour les réunir toutes dans l’unité. Cet effort de la pensée pour réunir toutes les sciences, s’appelle philosophie , et l’objet de la philosophie est de transformer la division des sciences, en une simple distinction.
Ainsi, l’épopée réunit tous les genres de poésie, et la ' philosophie est comme l’épopée de l’intelligence.
Le mouvement par lequel l’esprit humain, s’occupe do Dieu et de l’univers, peut être considéré chronologiquement, c’est-à-dire, en le suivant dans l’ordre des tems, (ce que nous avons fait dans la première partie de ce cours de philosophie) et logiquement, c’est-à-dire, en classant les systèmes d’après leurs mutuelles analogies.
Nous allons maintenant considérer la philosophie logiquement, ou d’après l’analogie interne des doctrines qui sont au fond de ses divers systèmes.