‹ ÿleméns de philosophie catholiqueChapitre 13 sur 77 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

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Voyons quel est le principe des individualistes. Lorsqu’il s'agit de la certitude : « C’est ma raison qui me la donne » . S’agit-il de la science? «c’est dans le moi, qu’il faut chercher la raison de toutes choses» (i). Toutes les philosophies individuelles, élèvent sur le moi seul, l’édifice de leurs conceptions ; mais quand elles croyent entrer dans l’ordre de science, elles ne font que lui donner un principe purement logique, car le mot n’est qu’un instrument; et la raison des choses, ne se trouve point en lui.

(i) I4C principe lof'ique <lc la philoiiopliic tinivcrêelle, csl l'ordre de foi. Son principe acicnliljqne eM Dieu, en qui, seul, sc trouve la raison de» choscfu

KlÉMERS DE PRILOEOPHIE. ,,5

D’aillenrs, la notion du mot humain, renferme quelque chose de limité; la philosophie individuelle, cherche donc, dans ce qui est limité, la raison de ce qui est sans limites.

En outre, en prenant le mot pour principe, vous le supposez , ou contingent, ou absolu. Si vous prenez le mot comme absolu, vous vous faites Dieu ; si vous le prenez comme contingent, le scepticisme scientifique en découle nécessairement ; et le scepticisme absolu, en est la dernière conséquence. Enfin, il y a dans le mot, des sensations et des idées. Si l’on s’attache aux seules sensations, on tombe dans le matérialisme; si on s’attache aux seules idées, on tombe dans l’idéalisme; si l’on cherche l’explication par la combinaison des sensations et des idées, les inconvéniens des deux premières, renaissent inévitablement : ainsi, la philosophie individuelle destructive de la certitude ou de la foi, 1 est aussi de la science.

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