CHAPITRE VI
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^ Le principe logique de la philosophie catholique, est l’ordre de foi, c’esl-h^dire, ce qu’il y a de permanent et de commun dans l’esprit humain. Son principe scientifique, c est Dieu. La philosophie catholique part de ce point, parce que dans la hiérarchie des sciences, remontant des sciences particulières, aux plus générales, elle arrive h l’idée la plus générale, c’est-à-dire, l’idée de I éire, ou de Dieu, dernière raison de toute science.
H6 ^t^MENS DE PHILOSOPHIE.
Nous partons, en entrant dans la science, de l’idée de Dieu, source de toute lumière. L’individualisme, renfermé dans la limite, n’y peut trouver que des ténèbres.
L’individualiste ne peut pas, comme nous, partir de l’idée de Dieu, en entrant dans l’ordre de conception ; car, ce seroit supposer, prouvé pour lui, ce qui ne l’est pas; ou bien, s’il prenuit pour point de départ, la notion de Dieu, ce seroit renoncer à son individualisme. S’il n’y renonce, il lui faut résoudre la question de Vabsolu; il lui faut prouver qu’il n’est pas une modification de son intelligence; et par conséquent, entreprendre, sans pouvoir jamais le résoudre, l’examen critique des modifications du moi.
La philosophie catholique au contraire, explique tout.
1° L’esprit humain. L’ordre de foi qui en est la substance, est admis, non seulement, parce qu’en le rejetant, il fandroit renoncer à la raison humaine; mais parce qu’il a sa source en Dieu, oii se trouve tout ce qui est fixe et permanent. L’ordre de conception, qui cherche à dégager l’absolu du relatif, et à éclairer le relatif, par l’absolu ; trouve en Dieu cet absolu, dernière raison de tout.
2° La notion de Dieu, nous donne aussi la clef du reste de l’univers. L’être infini, contient en soi, tous les êtres, qui ne sont qu’une participation de son être, et séparés de lui par la limite; et cette notion rend raison de tous les êtres, et de toutes les qualités des êtres.
Enfin, l’idée de Dieu, telle que la foi nous le fait connottre, nous donne la raison de la distinction, et de la limitation des êtres.
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