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CHAPITRE XIII

ACTION DE LA SY.NTIlÈSE.

L’action de la synthèse, n’a pas été aussi complète, que celle de l’analyse. Toutefois, elle a exercé un grand empire sur la philosophie aUemande. Et l’expérience qui en a été faite, donne lieu h d’importantes observations. — La méthode synthétique qui considère l’absolu en lui-même, place les esprits hors de l’ordre réel, mélange de l’absolu et du relatif. Ainsi, la philosophie allemande dédaignant l’ordre des réalités, se perd dans la région de l’idéalisme. C’est l’opposé de la méthode analytique. La philosophie analytique est positive, la synthétique est vogue.

Le méthode analytique a une grande répugnance pour les théories, et se renferme dans l’observation et l’expé-

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ricnce; la méthode synthétique, tend sans cesse créer des théories de pins en plus générales, qui rendent raison de tous les phénomènes de l'univers. De là, ces théories qui se succèdent incessamment en Allemagne. Ces deux méthodes poussées jusqu’au bout, tendent h détruire l’esprit humain; l’une et l’autre, cependant, a ses avantages.

Le méthode analytique a multiplié les observations, et en a agrandi considérablement le champ.

Le méthode synthétique apprend h l’esprit à ne se reposer, qu’après avoir trouvé la raison des choses : et c’est cette méthode qui a créé la philosophie de V histoire. C’est par elle, que le flux et le reflux des événemens de l'humanité, sont ramenés à des lois générales.

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