‹ ÿleméns de philosophie catholiqueChapitre 19 sur 77 · CHAPITRE XII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XII

COXMEXIOV DES SYSTÈMES PAKTRÉISTES QIT SUIVENT LA SYN- THÈSE INDIVIDUELLE.

La synthèse ne cesse donc d’aboutir au panthéisme : mais lorsqu’elle conduit au panthéisme dualiste et matérialiste, elle s’exerce sur le variable, sur le relatif et le contingent, qu’elle ne fournit pas; elle est donc inconséquente. Elle né peut produire que le panthéisme logique on idéaliste. La raison des différentes phases de la synthèse se conçoit. D’abord, il est évident, qn’en n’admettant que l'être absolu dans sa simplicité la plus complète, on ne conçoit plus l’existence possible des êtres particuliers; donc, impossibilité d’admettre autre chose que le panthéisme idéaliste. — De l’unité absolue de l’être, la synthèse a conclu, que tout étoit absolument un; et comme l’idée du variable, du relatif, se représentoit toujours, des philosophes synthétistes, admirent deux principes coéternels et infinis, et le panthéisme dualiste naquit.

Ces deux principes coéternels et nécessaires, élant admis, on en conclut, qu’ils n’étoient que les modifications diverses de la même substance, et l’esprit et la matière ne furent plus considérés, que comme des aspects divers de lo même chose ; et comme la substance est insaisissable, et que ses modes seuls nous sont connus, de Ih, le panthéisme de Spiuosa.

Quand on admet l’identité de l’absolu et du relatif, toutes les notions sont confondues : dès lors, ce qui est autour de nous, est sans réalité, et le panthéisme lo-

KLÉMENS UE PHILOSOPHIE.

gique reste seul. Les choses que nous voyons , ne sont plus que les modifîcallons du mol individiièl.

La philosophie individuelle étant dans l’impuissance de lier le moi et le non moi, le panthéisme logique est son point de départ. Si l’esprit admet le non moi, il entre dans le panthéisme dualiste, d’où il est ramené au panthéisme logique, parce que toutes les notions étant confondues, il lui est impossible de rien alTinuer sur les choses ; et le scepticisme sort de la synthèse individuelle, comme il sort de l’analyse.

L’analyse erre dans la diversité infinie: la synthèse reste dans l’identité infinie : leur rendez-vous commun est le panthéisme, et le scepticisme leur tombeau.

WVVWVW\«iWW%V%VVVXi\%VWVEW\VVWVVVVMlV«VWWVW%\%VVWVVWVWV%«V«VVVW%WtMVW>VMr

Page 1