CHAPITRE PREMIER
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RÉFLEXIO.VS PRÉLIMINAIRES.
En commençant ce conrs de philosophie, nous aidons exposé brièvement un sommaire des connoissances, et déterminé , par la considération attentive des faits, en quoi consiste la base de la raison humaine. Nous avons reconnu, que la vérité étoit ce qu’il y a de permanent, d’universel et d’immuable dans la conscience du genre humain j et non ce qui repose sur l’assentiment nécessairement faillible de la raison privée. De là , nous avons établi deux ordres , l'ordre de foi, correspondant à ce qu’il y a d’immu^ie, de fixe, de permanent et d’universel dans l’humanité; et 1 ordre de conception , correspondant à ce qui constitue l'individualité , h ce qui est libre , variable, faillible par conséquent, dans la raison particulière. , ^
Ainsi, point de vérité pour une intelligence finie, sans une adhésion pleine et entière à la raison générale, parce qu il n y a point de vérité, point de vie pour elle, sans son union avec la substance infinie, qui s’iWivtdua/ise en elle, au sein de la société, par la parole, qui est la forme limitée de C être infini ou de la raison générale. Ainsi ;
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mission nécessaire de l’inlnlligence h l’ordre de foi , sous peine de tomber dans un scepticisme inévitable. Mais comme nous l’avons déj.*» fait observer, l’ordre de foi n’est pas la loi unique do l’intelligence. Passive, dans cet ordre, parce qu’il ne lui est pas possible d’examiner avant de les recevoir, ces vérités universelles, qui forment la substance de son esprit, qui sont les élémens nécessaires de sa vie; elle possède, è raison de sou activité individuelle, une force interne , qui lui permet de pénétrer dans les vérités de l'oi'dre de foi , pour passer , selon la mesure de sa force, et selon l’ordre de ses développemcns dans la vie présente, de la foi, hla connaissance, de la croyance à la vue. Croire et connoître , voilà la loi do tout esprit fini. L’ordre de foi, base et règle de l’ordre de conception; l’ordre de conception, développement nécessaire de l’ordre de foi; voilà, ce qui constitue essentiellemcpt, le monde des intelligences.
Dans la seconde partie de co cours de philosophie, nous nous sommes convaincus, que toute méthode de philosophie individuelle aboutissoit, nécessairement, au scepticisme. La synthèse individuelle arrive à co terme, inévitable, en passant par toutes les phases du panthéisme; et l’analyse individuelle poussée à ses dernières conséquences logiques, arrive nécessairement au bruiistue complet, à la négation: de toute vérité, ou au scepticisme absolu.
La méthode analytico- synthétique individuelle, conduit nécessairement au même résultat; parce que n’ayant jamais que le moi solitaire et ténébreux pour point de départ, et pour terme philosophique, elle est condamnée à rouler de ténèbres en ténèbres„jusqu’au doute ahâolu.