EN QUOI CONSISTE L'ORDRE DE CONCEPTION PHILOSOPHIQUE
L’ordre de conception philosophique, considéré dans son étendue la plus absolue, seroit l’explication complète de tout ce qui est l’objet de la foi de l’humanité; c’est-èdire, que la conception philosophfque, auroit atteint son plein développement, s’il lui étoit donné, de pénétrer de tous points, la nature intime de l’infini et du fini, de Dieu, et de l’univers.
Or, ce résultat est clairement impossible, puisque l’infini et le fini, étant l’objet de la conception ou de la vision philosophique; pour les pénétrer et les embrasser pleinement , nous conçevons, qu’il ne faut rien moins qu’une intelligence douée d’une capacité infinie de comprendre; mois une capacité infinie de conception on de compréhension, implique un être ou un moi infini; donc jamais, il n’existera pour nulle intelligence créée , de philosophie complète.
Mais si la conception infinie nous est interdite è jamais, s’ensuit-il qu’il n’existe point pour les intelligences finies, d’ordre de conception ou de développement? non sans doute, car, autant vnudroit dire, que toute vérité, îi qucl-
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LLÉMËNS Ut l-llILOSOI'illL
iliie dej^rc que ce juiisse cire, est (^■Icrncllemcnl dérobée aux iiivcstigutions de rinlelligencc.
Lu science infinie, nous est ’i juinuis interdile il est vrai; mais lu science progresstt’c rfows / estle fond
de noire nalure , et l’éleruel besoin de noire être (i). Ainsi, l’ordre de conccplion embrasse Ions les mouvenicns.loulcs les opérations internes du mot individuel, sur les notions que la fol 2i placées, cl (ju’elic conserve dans le moi. Kn sorte que, le plus grand philosophe seroll celui, qui auroil pénétré par la ibree inhérente à sou mot , aussi avant dans la science de l’inlini cl du fini , qu'il est pos-. sible b une intelligence , dans les limites de ses temporelles destinées, lit le progrès de la science dans rimmanilé , n’est autre chose, que la vision de plus en plus profonde , de plus en plus claire et de plus eu plus étendue , de Dieu et de la création.
Depuis soixante siècles, dans le vaste laboratoire des intelligences , la pensée scientifique , s’essaye b pénétrer dans les prorondemrs de l’infini et du fini ; depuis soixante siècles , l’esprit humain , s’efforce de reculer, et recule en effet les limites de la science. Et il en sera ainsi, pendant que le fleuve du teins mesm era le cours des générations ici bas. La conception philosophique , marchera de clartés en clartés, pisqu’b ce qu'elle parvienne b donner une explication satisfaisante, cl la plus satisfaisante dans celle mortelle vie, de tout ce qui est l’objet de la foi du genre humain. En un mol , l'ordre entier des conceptions humaines , ira perpétuellement en croissant , jusqu’b ce qu’il ait donné b la science toiili- l’étendue et tous les
(i; Aclaritati* in cianlalcii». Il Corinth. iH.
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d<H'clo|)|)cnieiis dool elle est susccpliblc dans l’ordre présent.