CHAPITRE XIII
LE DÉIETB DOIT ÊTBE 8CEPTIQDE OD CLTBOlUjDE ROHiitN.
Fruit illégitime de la raison privée (i), le déisme est comme le panthéisme et l’athéisme, une des innombrables lAMies uè 1 in’Hîfîdtïâfisirlc. Cette proposition est inébranlable; à moins qu’on ne prouve, ce qu’on ne fera jamais, que le déisme est un article du ma jestneux symbole des générations. Hérésie de la raison individuelle, en lutte avec le genre humain, qui proclame partout et toujours, une religion descendue du ciel, et conGée h une immortelle et impérissable tradition, dont les ineffaçables vestiges sont gravés dans la mémoire de tous les siècles , le déisme, en se révoltant contre la foi du symbole universel, proclame** la raison de l’homme seul, indépendante et souveraine. Mais nous avons vu, que la souveraineté réelle et inamissibic de la raison solitaire, n’étoit que l'abjuration de tonte vérité, que le domaine du néant, que la royauté du scepticisme.
Violant fondamentalement la loi de sa raison, le déiste, ne peut retenir ‘ une seule croyance, qu’en abjurant le principe qu’il a proclamé; et placé dès-lors, sous le poids d’une accablante logique, il faut, qu'il suive la chaîne jus-
(i) Adultérante* verbuin. Il Corinth., a, 17.
BLÉMBMS OE PHILOSOPHIE.
qu’au bout; qu’il descende par conséquent, jusqu’à la dernière des erreurs, jusqu’au scepticisme i ou que rentrant par la foi, sous 'l’empire des croyances immuables du genre humain, il arrive au catholicisme , qui n’est> que la conséquence nécessaire du principe même de la raison.