‹ ÿleméns de philosophie catholiqueChapitre 71 sur 77 · ORDRE DE L'UTILE , AGRICULTURE · texte numérisé non relu

ORDRE DE L'UTILE , AGRICULTURE

Systèmes d’écohomie POLITIQUE qui tendent à sacrifier les intérêts de l’industrie à ceux de l’agriculture, la uelle représente ans l’ordre matériel l’élément de concentration, de fixité, de conservation, et, sous ces divers rapports , d’unité.

Systèmes n’écOKOMix POLITIQUE qui tendent

h sacrifier l’agriculture È l’industrie , laquelle représente dans l’ordre matériel l’élément d’activité, de mouvement, qui produit le développement individuel.

I\DUSTRIE.

Systèmes n’écoNO- MiE POLITIQUE qui Constituent fondamentalement l’agriculture et l’industrie dansun état de lutte : ils prévalent aujourd’hui presque généralement dans la science et dans la législation.

ÉLÈMENS DE PHILOSOPHIE.

\VW^ V\VV\<V%> V\t

TRIilDE ÉGYPTIENNE, SACRIFICES TAUROB01.IQIES.

La triade égyptienne, identiquement semblable à la triade hindoue, repose sur une croyance panthéistique : les deux principes fondamentaux (Ammon-Ra et Mout/i, la grande mère, dans la forme la plus élevée) représentent l'esprit et la matière ; ils ne sont pas même corrélatifs, car il est dit, qu’Ammoii est le mari de sa mire, ce qui veut dire que l’esprit est une émanation de la matière préexistante, du chaos. Dans le rituel funéraire, Âmmon dit à Mouth : Je suis Cesprit; toi, ta es la matière-, plus loin, dans la prière adressée à Mouth, sous la forme secondaire de Neith, on lit ces mots : Ammon est l'esprit divin, et toi, tu es le grand corps, Neith, qui réside dans Sais. De leur union provient chons, la plus haute manifestation de l’esprit, la troisième personne de la triade thébainc. Chons est tellement le même, que le logos de l’Inde, et même de la Perse, de Platon et de Saint-Jean, qu’à Thèbes, dans le temple qui lui est dédié, il est nommé chons-thot, c’est-à-dire parole. Cette triple unité de Dieu se trouve ainsi dans toutes les dégradations du théisme égyptien, jusqu’à la triple manifestation corporelle de Dieu, dans les personnes d’Osiris, d’Isis et d’Horus. Puis vient un personnage complémentaire, un résumé des formes multiples de la divinité, Ammon-Horus

tLÉMENS DE PHILUSOPHIE.

OU Horus-Ammony qui réunil les deux anneaux opposés de cette chaîne immense; et renferme l’unité panthéisliqiic du monde concentré dans les trois personnes de l'esprit, delà matière et du verbe. Ammon-Horus est le Pan des Grecs.

La triuité chrétienne est fondée sur l'existence d’un Dieu préexistant à la matière, qui a tiré le monde du néant ; ce Dieu se manifeste incessamment dans son Fils : l’Esprit est l’intermédiaire .de cette manifestation , (pii , dans la triplicité, constitue Funité de Dieu. On voit donc que pour établir un rapport de cette trinité àla triade égyptienne, il faudroit supposer dans cette dernière, l'abstraction du principe féminin et in division de l’esprit en principe géiiéraleiir, et en principe proprement dit. La différence fondamentale des deux doctrines, a pour base l’opinion différente que les panthéistes et les chrétiens professent surroriginedumal : l’optimisme panthéistique le plus exalté, ne peut détruire l’inhérence du mal à la matière éternelle, et par conséquent la nécessité du mal ; Nephtis', la sœur d’Isis, partage sa couche entre Osiris et Typhon.

Les premiers apologistes ont aussi attribué au désir de contre-balanccr rinilucncc des cérémonies chrétiennes, l’usage des sacrifices tauroboliqncs, à dater de la seconde moitié du second siècle de notre ère. Mais il est plus que probable, que ces sacrifices avoienl une autre source que l’imitation des rites du baptême, ou même que l’idée de la réhabilitation d’oii la cérémonie baptismale est dérivée. La purification expiatoire par le sang est universelle dans les cullcs de l’Orient : on en retrouve la trace iusque dans le Lévitique ;« Et sauguincm qui erat in allari aspersit super Aaron et vestimenta cjus, et super filios ejus, ac vestes corum »(8. 5o). Tous les témoignages anciens .s'accordent à rattacher les taurobolcs au cidte phrygien de Cybcic.

t.LÉ!UENS DE PU.LOüOmlE.

Or, cc culte, bien qu’introduit à Rome deux cent sept ans avant Jésus-Christ , ne fut long-temps que toléré, et ne passa tout-à-fait dans la chose publique que sous le règne d'Antunin. M. de Boze (i) a très-bien rappelé les causes de la vénération de cet empereur pour les mystères de Cybèle: il a moniré en même temps que Fausiinc la mère, étoit la première impératrice qui eût pris sur les médailles le nom de mârc des dieux. Or, le plus ancien taurobole que nous trouvions constaté par une inscription, se rapporte à l'an i6o de Jésus-Christ, et a été célébré pour la conservation des jours d’Antonin et de sa famille ; la plupart des monumciis de ce genre ont, comme le précédent, une couleur politique. Que les idées de régénération répandues par le christianisme dans tout le monde, aient contribué à étendre l’usage des sacrifices .tauroboliques, c’est cc qu’il est difficile de nier; mais les apologistes eux-mémes montroient la dillcreiicc de principe, et par consé([uent d’origine, qui existoit entre le baptême et le taurobole : le sang du taureau, disoit Firmicus, ne rachète pas, il souille. C’est qu’elfectivement, l’idée de réhabilitation purifiante et celle d’expiation sanglante appartiennent à deux systèmes opposé.s, dont le second a été aboli, par le sacrifice de la grande victime du christianisme. S’il étoit permis d’assigner une origine encore plus ancienne que les mystères de Cybèle au sacrifice taurobolique, nous en retrouverions la trace dans le mythe persan de Alythra ct.daus l’immolation du taureau, qui en est le symbole principal : or, on sait, que la religion de la mère des dieux, n’est, en grande partie, qu’une émanation des doctrines persanes.

(i ) JMéoi. de l’ Acad, des Inscript., loin. a.

TABLE DES MATiÈKES. 35 1

Page 1