‹ Ypriana. Notices, études, notes et documents sur Ypres (volume 2)Chapitre 17 sur 56 · VT · texte numérisé non relu

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Cesi ainsi, nous le verrons, que les choses se passèrent de 1359 à 1361.

On ne possède aucun renseignement sur la première période de cette révolte; la bourgeoisie et les métiers, réclamèrent-ils d'abord, comme en d'autres circonstances, le redressement de leurs griefs? c'est probable, car les anciennes traditions — même en temps d'émeute — étsûent presque toujours maintenues.

Quoi qu'il en soit, tout laisse croire que les échevins Léliaerts (i), entrés en fonctions, vers la fin du mois

(1) Il est diflScile de conoaitre les noms des échevins annuels d^Ypres, atant 1366. Nos archives ne possèdent pas de a fastes consulaires, » dits en flamand Klappers, avant cette date. Les nombreuses listes scabinales dressées par nos chroniqueurs, depuis le Xll« siècle, bien que rectifiées par M. J. J. Lambin (Mss. Biblioth. d'Ypres,] fourmillent d'erreurc et les fastes consulaires conservés aux archives communales, après 1366, sont même parfois aussi fautifs, surtout avaut le xv« siècle. C*est donc dans des chartes, œuvres de loi et actes scabinauz, qu*il faut rechercher les noms de nos échevins, spécialement avant Pavènement des ducs de Bourgogne.

Ces recherches sont laborieuses et parfois difficiles. De 1100 à 1400, le renouvellement de 1 ecbevinage ne se fit pas tous les ans le même jour ; mais les échevins sortants étaient tenus de rendre leurs comptes, et (es dates de ces comptes, alors surtout qu'ils se rapportent à une année entière, semblent indiquer la date du renouvellement de Pèche vinage qui était annal.

An XIV* siècle, l'exercice financier de la commune d^Ypres commençait aa mois de novembre et finissait au mois de* novembre de Pannée saivante; les comptes réguliers de ce siècle portent généralement ces dates. On peut donc admettre que les échevins nouveaux entraient en fonctions, à cette époque, au mois de novembre, après avoir ouï les comptes de leurs prédécesseurs^ et qn^ils occupaient eux-mêmes leurs fonctions jusqu'au mois de novembre suivant.

Ce qui augmenta encore les difficultés de ces recherches, c'est que les mêmes noms sont souvent diversement orthographiés, ou bien écriu tantôt en flaniaud, tantôt en français, tantôt en latin et que, pour reconstituer complètement l'échevinage, c'est-à-dire pour connaître

d'octobre 1357, réussirent à maintenir Tordre en ville, jusqu'à la iio de leur échevinage en 1338.

les noms des treise échevios d'one période annale déterminée, il faut compulser — et souvent sans saccès — an grand nombre d'actes scshinanx, car chacon de ces actes ne donne ordinairement qne cinq nomi; c'est en effet devant cinq échevins seulement qne se passaient les œoTret de loi; unekeure du 9 septembre 1S93 (pnbiiée en partie par Warokoenig, V. 407. § 1) porte en effet : a eschevin (d*Ypres) se sont aoordé a ce ke le premier dimenche de chascun moys apries mangier de le oatiaee seront ehiunc eschevins sur le Halle en le chambre des eschevins et U venront tont cbil qui se renient entreguerpiir. » (Rub 13, art IJ.

Noos indiquerons successivement les noms des échevins qui sont mentionnés dans de nombreux actes seabinaux, passés de 1357 à l^tôi époque dont nous nous occupons spécialement ici. Ces listes ne pourront malheureusement pas être complètes.

Voici d'abord les noms des échevins indiqués dans des actes passés de novembre 1957 à novembre 1358, avec indication des sources.

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