‹ Ypriana. Notices, études, notes et documents sur YpresChapitre 10 sur 56 · N- XXXIII · texte numérisé non relu

N- XXXIII

Entre

deux

bandes

délicatement ornées,

inscription:

François Fievet heeft my ghegoten. Rissel 1662.

Sous rinscription, une main dont Vindex est étendu et semble indiquer quelque chose.

Hauteur 0'"50. — Circonférence min. 1"07; max. 4"85. Cette cloche coûta deux cent vingt-deux livres quatre

sous (i).

Elle est étrangère au carillon et servait exclusivement à annoncer — à dix heures du soir — la fermeture des tavernes; elle portait le nom de wiengeroen (cloche de retraite) ou de tieneclocke (cloche de dix heures).

La main avec index étendu y aurait-elle été placée pour rappeler que le « paysanter » ou « scherwetter » montrait la porte de la taverne ou cabaret aux buveurs attardés, quand sonnait le wiengeroen?

(l) • Aen Adam Balqaaert transport hebbende van Prans Fivet, clockgieter ter cause van vergoten t'hebben t'oude gbeborsten wingeroen, weghende vter hondert TÎer ponden a xj s. par. ieder pondt, bij accorde enz.

1J« XXlj %, lUJ 8. •

romptedu l'Mai 1662 an 30 Avril 1663.;

Lorsque les guetteurs cessèrent de faire le guet au beffroi, et veillèrent dans une espèce de clockeluudershuus y au haut de la tour de l'église de S^ Martin, « la cloche des trois frères » cessa d'être la cloche d'alarme (stormclocke) de la commune. Il est probable qu'avant 1669, le beffroi n'avait plus ses « gens du guet »; car, cette année, fut fondue par Blampain, aux frais communs du magistrat de la ville, de l'église paroissiale et du chapitre de saint Martin, la cloche qui, suspendue dans la tour de cette église, sert encore aujourd'hui de cloche d'alarme ; on y lit en effet l'inscription suivante :

D. O. M. Nec s**» Martino sacrum, impensis ec-

CLESIAE PAROCHIALIS PAROCHIANORtJMQUE ET MUNI- FICENTIA CAPITULI CATHEDRALIS EIUSDEM, SeNATUS QUOQUE CIVITATIS IPRENSIS. AnNO D.M.D.C.LXIX. PAS-

TOR R. D. An. Van Hasebrouck. et edituis D. D.

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