J.-L. Faure. Thèse de Paris
Buis. 71
LBOPES
malade plusieurs viscères abaissés, intestin, foie, rein, mais il n’est pas possible de dire que la chute de Pun d’eux a entrainé la ptose des autres.
M.J.-L. Faure dans sa thèse a insisté sur celte coexistence dans un grand nombre d'observations,
auxquelles nous ferons des emprunts plus tard.
SPLÉNOPTOSE. — La rate mobile, « migrante >, comme on l’a appelée, fut considérée longtemps comme une curiosité anatomique. Si cette affection a toujours paru très rare, c’est peut-être parce qu’on n’explore la rate que dans des circonstances assez rares, soit pour élucider une hypertrophie du foie, soit pour dépister l’étiologie paludéenne, soit pour suivre la marche d’une maladie infectieuse. Or on sait que, d’après les auteurs, la rate normale, profondément située dans l’hypocondre gauche, est inaccessible à la palpation. Cependant ses ligaments ordinairement très làches
lui permettent toujours de se mouvoir librement sur
place. C’est ainsi que la rate s’abaisse au moment de
l’inspiration, qu’elle suit dans tous ses déplacements la grosse tubérosité de l'estomac.
Que (1) son appareil suspenseur vienne à se relâcher et on pourra la rencontrer dans l’hypocondre droit (cas de Manfredius, de Coomans), à l’hypogasire, dans le petit bassin où on l’a confondue avec un fibrome
(Richelot), et jusque dans une hernie inguinale.