Ernest Havet, le Christianisme et ses origines
à nous modernes, mais certes bien supérieurs à tous les autres hommes qui vivaient il y a vingt-deux siècles.
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Pour résumer en quelques mots cette première partie notre étude, Aristophane, dans les pièces où il touche es questions politiques, se montre partout et toujours ennemi de la guerre et ami de la paix. Voilà son dessein immuable. Mais cette idée, toujours la même, vient d’être présentée déjà sous quatre formes différentes, sans compter toutes les pièces perdues pour nous. Ainsi donc, la guerre, qui est toujours si fatale à la démocratie, et vers laquelle pourtant la démocratie se précipite toujours, voilà le monstre auquel Aristophane, sans être démocrate bien fervent, s’attaque sans cesse, avec toutes les ressources de son courage et de son esprit.
De ce côté-là nous n’avons que des éloges à lui donner. Nous sommes de l’avis d’Aristophane, d’Horace, de Rabelais, de Montaigne, de Johnson, de La Bruyère, de Voltaire, d’Erckmann-Ghatrian , et nous considérons la guerre, excepté la guerre défensive et patriotique, comme une barbarie hideuse et une effroyable ineptie, dernier reste de la sauvagerie antique.
A présent que nous avons étudié le poète grec comme critique politique, nous l'étudierons en second lieu comme critique social, et en troisième lieu comme critique littéraire.