G. Grote, Hisl. de la Grèce, t. VII, p
dessein ambitieux, h peine inférieur k l’usage des armes ou à l’habitude du gymnase. En conséquence les maîtres de grammaire et de rhétorique, et les compositeurs de discours écrits que d’autres devaient prononcer, commencèrent k se multiplier et k acquérir une importance sans exemple 1 . ».G’estdans ce moment-lk qu’Ari tophane composa la comédie des Nuées. En voici l’analyse.
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Strepsiade, homme simple et peu éclairé a fait la sottise, que feront après lui beaucoup d’autres et Georges Dandin, de prendre pour femme, lui paysan, une personne de qualité, dépensière, frivole et ardente au plaisir. Il en^a eu un fils. Quand ce fils vint au monde, la noble épouse et le pauvre mari se querellèrent au sujet du nom qu’il convenait de lui donner. Elle y voulait de la chevalerie : c’était Xant ippe, Charippe, Gallippide \ Lui, voulait qu’on l’appelât tout bonnementcomme son grandpère, Phidouide, nom fleurant l’économie. Enfin, après une longue dispute - , on prit un moyen terme et on appela l’enfant Phidippide *.
Or Phidippide, devenu grand, tient plus de sa mère que de son père, et justifie moins la première moitié de son nom que la seconde : il aime les chevaux, les chiens, le jeu, les paris, les combats de coqs. Son malheureux père en est désolé, et ruiné.
C’est dans son lit, en se lamentant et en se défendant contre les puces, que Strepsiade nous apprend sa déplorable histoire, tandis que son coquin de fils rêve, à côté de lui , de courses et de chars. Gela fait encore une ex-
1. G. Grote, Tlist. de la Grèce, tome VII, p. 391. V. p. 392, les noms des principaux sophistes.