‹ ÿtudes sur Aristophane par ÿmile DeschanelChapitre 62 sur 119 · Œdipe, qui jadis eut la douleur amère · texte numérisé non relu

Œdipe, qui jadis eut la douleur amère

De faire des enfants à madame sa mère!

Boursault, le Mercure galant, comédie.

troisième vieille, et la plus effroyable, l’emporte enfin sur les deux premières, conformément à la loi.

La pièce se termine, comme d’ordinaire, par une bombance générale, à laquelle on invite plaisamment les spectateurs: « Vieillards, jeunes gens et enfants, le dîner est prêt pour tout le monde sans exception,... si l’on s’en va chez soi. *

Le poëte, paraissant demander grâce pour son excessive liberté — d’nnaginatiou, de paroles et d’actions, — ajoute, par la voix du coryphée, une adroite requête au public et aux juges du concours dramatique : « Que les sages me jugent sur ce que j’ai dit de sage, les fous sur ce que j’ai dit de fou; je me soumets ainsi au jugement de tous. »

Puis le chœur de femmes se sépare en deux demichœurs, qui bondissent, poussant des cris de joie et de triomphe : « Courons nous mettre à table! les autres mangent déjà! Sautons en l’air, ohé! évohé ! allons manger! Evohé, ohé! célébrons la victoire! ohé, ohé, ohé, ohé ! »

C’est par ces cris, et par une sorte de ballet, comme toujours, que se terminait la comédie.

En résumé, — passons sur la licence, inséparable des fêtes du dieu du vin, — est-il possible de mettre plus d’entrain et de gaieté dans la critique d’une utopie socialiste?

Encore avons-nous dû omettre toutes sortes de joyeu-

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