RECHERCHES SUR L’ÉCHAPPEMENT
« L’action que la dent exerce contre la palette influe très-peu sur le frottement des pivots. » (Ceci n’est vrai que pour les pendules et les horloges pourvues de verges trèsfermées, car pour les montres le contraire est journellement prouvé par l’agrandissement rapide des trous des pivots.) - A la suite d’une comparaison de deux échappements, l’un système Leroy, l’autre système Wagner, nous lisons : « On aura dans le premier, où la verge est plus ouverte, une augmentation de frottement produite tant sur les pointes des dents que sur les pivots de l’axe de la roue, par l’action oblique des palettes sur les dents, pendant le recul de chaque dent, ou pendant l’arc supplémentaire. Il est donc démontré que plus on donnera d’ouverture aux palettes, au delà de ce qu’il faut pour empêcherle renversement , plus on introduira de frottement et par conséquent plus il y aura de perturbation dans la marche des pièces.
(f Nous avons vu que les variations de marche, résultant des frottements, sont en raison de l’étendue de ceux-ci. »
« L’obliquité de la face des dents doit varier en raison de l’étendue des arcs, l’inclinaison des faces devant être de quelques degrés plus couchée que la moitié de l’arc additionnel (pris d’un seul coté). »
« Je ferai remarquer que l'étendue des frottements du bout des dents sur la face des palettes augmente en raison des arcs décrits, circonstance qui est sans remède dans cette application. Cette indication démontre que cet échappement recevrait une application d'autant plus avantageuse que les oscillations seraient plus petites. »
11 est difficile de comprendre, après ces quelques citations, pourquoi l’auteur, auquel nous les empruntons, a donné la préférence aux proportions adoptées par M. Duchemin. 11 est évident que l’habile artiste s’est préoccupé, dans son travail, de divers faits observés dans les pendules et surtout dans les horloges, où l’échappement à palette est muni d’un pendule. Ainsi, par exemple, ne tient-il pas suffisamment compte du recul, qui tout-à-fait insignifiant dans un échappement d’horloge, où l’oscillation totale est de peu d’étendue, devient une
cause d’usure et de perturbation, excessivement grave, dans les montres, où l'amplitude des arcs décrits est quatre ou cinq fois plus considérable.
Nous bornons notre analyse à cette simple remarque; on comprendra notre réserve vis-à-vis d’un artiste vivant.