‹ ÿtudes sur diverses questions d'horlogerieChapitre 38 sur 58 · RECHERCHES SUR L'ÉCHAPPEMENT · texte numérisé non relu

RECHERCHES SUR L'ÉCHAPPEMENT

verges d’horloges une ouverture trop considérable et des palettes courtes, ce qui l’obligeait à employer un balancier léger et à grandes oscillations, construction qui évidemment engendrait beaucoup de frottement, ils ont condamné le système moderne des échappements à verges très-ouvertes, auxquels peuvent s’appliquer les reproches que nous venons de rapporter, et au moins aussi justement qu’à l’échappement d’horloges de Leroy.

de l’ouverture. — La fig. 7 nous représente une verge ouverte de 1-i"; nous voyons par la direction des deux forces DE, HI, que la force qui fait rétrograder la roue se dirige de II en /, à peu près perpendiculairement à la ligne A B, dans laquelle se trouve l’axe de la roue, et que l’action a lieu en sens inverse du mouvement de celle-ci ; la roue est donc repoussée de quelques degrés en arrière. Cette espèce de recul n’offre aucun inconvénient, le jeu des engrenages permettant qu’il s’opère sans grande résistance de la part de la roue. D’ailleurs, par le peu d’éloignement du point 0 à la ligne des centres /I B, la pression exercée par la dent sur la palette se fait par un frottement doux, approchant même d’un développement de rouleau; aussi ne voit-on pas d’usure aux palettes, à l’endroit de ce recul, dans les échappements d’horloges dont l’angle d’ouverture est de peu d’étendue.

Si l’on cherche la direction des forces pendant la levée, on remarque que la ligne K L s'éloigne beaucoup plus que H I de la perpendiculaire à l’axe de la roue, et que la pointe de la dent agit beaucoup plus loin de la ligne des centres. Mais, comme le frottement de la levée est moins intense que celui de recul, l’échappement est encore, dans et! cas, dans de très-bonnes conditions de durée.

On passe maintenant à l’examen de la fig. H, où l’angle d’ouverture est porté à 1J5° et où la direction des forces est indiquée par les lignes DE, Il I, KL. On remarquera que plus on ouvre les palettes, et plus les angles formés par les lignes II I, K L et la ligne des centres A B deviennent aigus. 11 en résulte que la résistance tend, de plus en plus, à se faire dans le 6ens de l’axe de la roue; circonstance extrême-

ment défavorable, parce qu’une plus grande partie de l’effort de l’échappement est supportée par la pointe d’un pivot appuyée contre une plaque inflexible. La roue, prise entre la pointe d’une dent et son pivot inférieur, agit, déplus en plus, comme un levier rigide, arc-bouté par ses deux extrémités. La décomposition de force est considérable; la puissance en partie paralysée et, en vertu de l’inertie du balancier, la lutte entre les deux forces produit un frottement tel que les palettes, meme les plus dures, ne peuvent résister.

Concluons, ainsi que l’a fait M. Wagner : « que l’échappement à palettes recevra une application d’autant plus avantageuse que les oscillations seront plus petites. » Et, comme il y a corrélation entre l’arc décrit par le balancier et l’ouverture de la verge, ajoutons : qu’un échappement sera dans les meilleures conditions de durée, quand son angle d’ouverture ne dépassera pas l’étendue strictement reconnue nécessaire et justifiée par l’expérience. (100° pour maximum.)

de la levée. — La pénétration des dents dans les palettes n’est pas abitraire, on le sait; elle dépend de l’ouverture. Il en est de même de la distance de l’axe de la verge aux pointes des dents. Ces pointes vont en se rapprochant de cet axe, à mesure que l’on agrandit l’angle d’ouverture. Pour un angle de 40° (fig. 8), la pénétration ira environ à l/6 niü de la largeur de la palette, à compter de son extrémité. L’éloignement des dents du corps de la verge sera égal, à peu près, à la distance comprise entre une pointe de dent et la pointe de la dent suivante.

L’ouverture étant fixée à 100°, la pénétration s’arrêtera aux 2/3 environ de la largeur de la palette. L’espace restant entre l’extrémité des dents et l’axe de la verge se réduira, à peu près, à l/6 mc de la distance de deux pointes de dent (fig. 9).

Enfin, pour une ouverture de llo° la pénétration ira aux 5/6 mes environ ; c’est ce que l’on exprime dans la pratique en disant que la roue prend jusque dans le corps de la verge. Alors la distance de la pointe des dents à la tige du balancier est à très-peu près de l/12* n,s de la distance de deux pointes

(fig- H).

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