‹ Yu kiao li = Les deux cousines (volume 2)Chapitre 73 sur 264 · Mot à mot : Comme le jade d’un bonnet · texte numérisé non relu

Mot à mot : Comme le jade d’un bonnet

2. Weiï-kiaï, surnommé Cho-p’ao, vivait sous la dynastie des Tsir Tous ceux qui le voyaient, l’appelaient Yu-jin, l'homme de jade beau comme le jade. (Yun-fou-kiun-yu, liv. XIV, fol. 8et24.) Suivar le poëte Thsia-king, quand il passait dans les rues de Lo-yang, lc personnes qui étaient en voiture s’arrêtaient pour le voir et l’a mirer.

3. P’an-yo, surnommé ’An-jin, et qu'on appelle tantôt P'an-’a tantôtP'an-’an-jin, vivait sous Ja dynastie des Tsin. il était doué d’ur beauté si remarquable que lorsqu'il se promenait dans le vo'sinag du marché, les femmes et les jeunes filles de Lo-yang, follemer éprises de lui, l’entouraient en se tenant par la main, et rempli saient son char des plus beaux fruits qu'elles pouvaient se pr curer.

&. Littéralement : 11 n'avait point l'air de ceux qui portent d culottes de soie.

5. C'est-à-dire : Aussi remarquable par les qualités de l’espr (allusion à sa pièce de vers) que par les agréments extérieurs.

gué. » Il appela secrètement un domestique très-intelligent, et lui donna ainsi ses instructions :

« Va tout doucement demander quel est, parmi ces jeunes messieurs occupés à boire, celui qui Appel Sou-yeou-pé. »

Le domestique obéit, et alla rôder à petits pas autour d'eux. H interrogea celui qui avait servi la collation, et dès qu'il eut obtenu un renseignement précis, il s’'empressa de venir rendre réponse. « Le jeune homme, dit-il, qui porte un vêtement uni et un petit bonnet est précisément M. Sou. »

À ces mots, Ou, l’académicien, éprouva une joie secrète. « Il est très-bien de sa personne, dit-il en luimême. Si je pouvais obtenir qu’il devfnt le mari de Wou-kiao, je ne me serais pas mal acquitté de la commission de Theï-hiouen !. » Il donna alors de mouvelles instructions au domestique. « Je m’en retourne d'avance, lui dit-il; pour toi, reste ici, à la dérobée, et attends jusqu’à ce que M. Sou soit parti. Tu suivras ses traces et tu demanderas quel homme c’est et où il

demeure ; si son père et sa mère vivent encore ; s’il a, ou non, une femme et des enfants. Il faut que tu t'informes de cela de la manière la plus exacte; après quoi, tu viendras me rendre réponse.

Le domestique l’ayant promis. Ou, l’académicien, ordonna à ses porteurs de se remettre en marche, et s'en revint chez lui, en admirant tout le long du che-

Page 1