‹ Yu kiao li =: Les deux cousinesChapitre 146 sur 148 · Sous-entendu : Au concours pour la licence · texte numérisé non relu

Sous-entendu : Au concours pour la licence

t&6 UN POETB RECONDUIT L*OIE SAUVAGE

— Gomment a-t-on pu faire cela? demanda Souyeoa-pé.

— Je l'ai vu de mes propres yeux, répondit Souyeou-lé. Est-ce que j'oserais vous tromper?

— Comme l'examinateur en chef (m'a ôté mon grade) pour faire la cour à un grand personnage, pourquoi m'aurait-il montré tant de bienveillance?

— La bienveillance de l'examinateur en chef n'y est pour rien, repartit Sou-yeou-té. J'ai entendu dire que c'est le seigneur Ou, l'académicien, qui en a eu la première idée. Dans le commencement, quand il vit que vous ne vous prêtiez pas à ses ouvertures de mariage, il s'était tout de suite irrité contre vous, et c'est la cause du mal qu'il vous a fait ; mais, à la longue, cédant à sa bonté naturelle S il s'était dit : < Est-ce un grand crime « que de refuser un mariage? » De plus, il avait remarqué que vous vous étiez retiré en silence, sans laisseréchapper contre lui une seule parole blessante; n'a pas pu se pardonner sa conduite *. C'est pourquoi il a parlé de nouveau à l'examinateur en chef^ qui vous a rendu immédiatement votre grade de bachelier. »

A ces mots, Sou-yeou-pé fut rempli d'étonnement et de joie, t Monsieur Yen-t'song, s'écria-t-il, tout cela est-il bien vrai?

. — C'est ce que m'ont assuré , dit Sou-yeou-té, le secrétaire de l'examinateur en chef et les employés du collège; il n'y a pas que moi qui le dise. •

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