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fit UN PRftTENDÀNT, LAID DE FIGURE,
— Cela peut se faire, » répondit le religieux . Aussitôt il fit mener, dans une cour de derrière, le cheval que Siao-hi tenait par la bride. Ensuite il ordonna à un frère de prendre une lanterne, et invita Sou-yeou-pé à passer dans une chambre du couvent.
Après qu'ils se furent salués et assis : t Monsieur, dit le religieux à Sou-yeou-pé, o§erai-je vous demander quel est votre noble nom de famille ?
— Mon nom de famille est Sou, répondit-il.
— De celte façon, dit le n3ligieux, vous êtes M. Sou. J'ignore quelle importante affaire vous appelle au village de Kiu-yong.
^- Gomme mon oncle allait à la capitale pour rendre compte de sa mission, dit Sou-yeou-pé avec un sourire, il avait fait arrêter son bateau à l'embouchure du Kiang, et avait envoyé des courriers pour me prendre et m'emmener avec lui. Mais, au milieu de la route, j'ai entendu dire que dans le village de Kiu-yong, il y avait un devin appelé Sài-chin-siSn^ qui est trèshabile à consulter les sorts. Je veux le prier de les consulter pour moi. C'est donc par l'effet du hasard que je suis arrivé îci.
-r En quel pays votre oncle remplit-il son honorable charge ? demanda le religieux.
— Mon oncle, répondit Sou-yeoa-pé, ayant fini d'inspecter la province du Hou-kouang, s'en revient pour rendre compte de sa mission.
-— S'il en est ainsi, reprit le religieux, vous êtes un homme^d'un rang Irés-élevé; je vous ai manqué de
S'EFFORCE DE JOUER LE ROLE D'UN POETE. Si3
respect S je vous ai manqué de respect. » Il ordonna aussitôt à un frère de préparer le souper.
« Respectable maître, dit Sou-yeou-pë, quel estvotre grand nom de religion?
— Mon humble nom, dit-il, est Tsing-sin^.
— Ce couvent si propre et si élégant, dit Sou-yeou-pé, doit être la chapelle de tout le village^, mais j'ignore si c'est un monument antique ou une construction moderne.
— Ce couvent, répondit Tsing-sin, s'appelle le couvent de Kouân-ln *. Ce n'est pas un monument antique ni la chapelle de tout le village ; c'est la chapelle de Pé, le Chi-lang^ du village de Kin-chi, qui est devant vous. Il y a dix-huit ou dix-neuf ans qu'il l'a fait bâtir.
— Pourquoi le seigneur Pé l'a-t-il fait bâtir en ce lieu»? demanda Sou-yeou-pè.
— Gomme le seigneur Pé n'avait point de fils, et qu'il était, ainsi que sa femme, sincèrement dévoué au Bouddha, dans l'ardeur de son zèle, il éleva ce couvent pour y offrir des sacrifices à Kouân-ln aux vêtements
1. G'est-àrdire : Faute de eonnaltre votre illoBtre famUle, je ne TOUS ai pas reçu avec tout le respect qui vous était dû.