Yvon et Finette; conte bleu. Edited by E.C. Kittson
Seigneurs, à tout conte, dit-on, il faut une morale. Les sages ont établi ce principe, et comme en général les conteurs ont oublié qu'il fallait prouver quelque chose, on coud à leurs amusants récits quelque belle maxime qui n'y tient pas du tout. Je suivrai l'exemple de mes savants maîtres, et je vous dirai :
Messieurs, ne croyez pas que tous vous deviendrez princes en devinant des énigmes ; ni vous, Mesdemoiselles, n'imaginez pas que les fils de rois se disputeront votre pantoufle et votre main. La vie ne ressemble guère aux contes de Perrault ; les fées qu'on y rencontre sont un danger plutôt qu'un appui. Aujourd'hui, comme aux temps de Virgile, la fortune n'aime que les audacieux. Et même pour les moins ambitieux, à qui suffit encore la paix de l'âme et l'étude, il n'est qu'un talisman pour conquérir ces biens si doux : c'est un labeur opiniâtre. L'enchanteur qui nous protège, c'est le travail ; lui .seul nous modère dans la prospérité, lui seul nous aide à oubliei nos misères. Travaillez donc avec courage, faites fortune même, si vous trouvez la fortune sur le chemin de l'honneur ; mais ne méprisez pas le merveilleux qui amusa votre enfance ; gardez toujours un coin pour l'illusion. Vous en aurez besoin contre les ennuis qui assiègent la vie ; cette chimère que dédaiguent les habiles vous empêchera du moins de prendre trop au sérieux ce que le monde nomme sagesse, et qui n'est trop souvent que sécheresse, égoïsme et brutalité.
20 décembre 1S63.
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Il y avait une fois, en ^Bretagne, un noble seigneur, 1 qu'on appelait le baron de Kerver. 11 avait treize enfants. Le dernier ëtait un beau garçon de seize ans, qu'on appelait Yvon. Suivant l'usage, c'était le bienaimé. Avec ses cheveux blonds, qui lui tombaient au 6 milieu du dos, sa taille ^cambrée, son air ^mutin, son geste hardi, Yvon était l'amour de tous les Bretons. A douze ans, il avait bravement attaqué et tué un loup à coups de hache ; aussi l'avait-on ^surnommé Sans-Peur. C'est un titre qu'il méritait, car il n'y eut jamais de lo cœur plus hardi.
Un jour que le baron était resté au logis, et que, pour ^se délasser, il s'amusait à rompre une lance avec son écuyer, Yvon, en habit de voyage, entra dans la salle d'armes, et mettant un genou en terre : 15
— Mon seigneur, et père, dit-il au baron, je vous demande votre bénédiction, car je éprends congé de vous. La maison de Kerver est assez riche en chevaliers, et n'a pas besoin d'un enfant ; il est temps
1. Bretagne: ancienne province au nord-ouest de la France. 2. cambrée: fine et bien faite. 3. mutin: à la fois intelligent et gai, qui aime à jouer et à rire. 4. surnovimé Sans-Peur: Sans-Peur était son surnom. Le surnom de Richard premier d'Angleterre était Cœur-de-Lion. 5. pour se délasser: pour passer le temps ; en général signifie — pour se reposer (adjectif : las, fatigiié). 6. prendre congé de quelqu'un : lui dire adieu.
(1) que je cherche fortune. Je veux aller au loin, essayer mon bras et me faire un nom.
— Tu as raison, Sans-Peur, répondit le baron, plus ému qu'il ne voulait le paraître; je ne te retiens pas ; je
5 n'ai pas le droit de te ^retenir ; mais tu es bien jeune, mon enfant, peut-être eût-il mieux valu rester encore une saison près de nous.
— J'ai seize ans, mon père; à cet âge, vous vous étiez déjà battu contre un Rohan ; je n'ai pas oublié
10 que nos armes sont une ^licorne éventrant un lion, et notre devise : en avant. Je ne veux pas que les Kerver aient à rougir de leur dernier enfant.
Yvon reçut la bénédiction de son père, serra la main de ses frères, embrassa ses sœurs, dit adieu à tous les
15 vassaux qui pleuraient, et partit le cœur léger.
Exercices.
A. 1. Oh. demeurait le baron de Kerver ? 2. Combien d'enfants avait-il ? 3. Comment s'appelait le plus jeune des enfants ? 4. Comment était-il ? 5. Pourquoi méritait-il son surnom de Sans-Peur ? 6. Qu'est-ce qu'il demanda un jour à son père ? 7. Que répondit celui-ci 1 8. Pourquoi Yvon voulait-il quitter le château de son père ? 9. Qu'est-ce qu'il fit avant de partir ? 10. Comment partit-il ?
B. Mettez Vimparfait ou le passé défini: Il y (avoir) une fois un baron, qui (avoir) treize enfants, dont le plus jeune (s'appeler) Yvon. Un jour celui-ci (se présenter) devant son père et lui (demander) sa bénédiction, en disant qu'il (vouloir) aller cbercher fortune. Le baron lui (répondre) qu'il (être) encore bien jeune ; mais comme Yvon (insister), il lui (accorder)
1. retenir: les élèves sont quelquefois retenus à l'école pour achever les devoirs qu'ils ont négligés. 2. une licorne : animal fabuleux, qui avait une corne au milieu du front.
la permission de partir. Yvon (dire) adieu à tous ses vassaux, (1) et (partir) le cœur léger.
C. Remplacez le discours direct par le discours indirect: Il dit: Mon père, je vous demande votre bénédiction, car je prends congé de vous. La maison de Kerver est assez riche eu chevaliers, et n'a pas besoin de moi ; il est temps que je cherche fortune. Je veux aller au loin, essayer mon bras et me faire un nom.
D. Le contraire de : le dernier, le matin, le départ, blond, brave, entrer dans la chambre, partir, loin, jeune, avoir raison, pleurer.
Sur la route, rien ne l'arrêta ; une rivière, il la 2 passait à la nage ; une montagne, il la franchissait ; un bois, il le traversait en suivant le soleil. En avant les Kerver, criait-il, ^dès qu'il rencontrait un obstacle, et bon gré mal gré, il allait toujours droit devant lui. 5
Il y avait trois ans qu'il courait le monde, en cherchant aventure; tantôt battant, tantôt battu, toujours gai et hardi, lorsqu'on lui offrit d'aller en croisade contre les ^païens de Norvège. Tuer des ^mécréants, et conquérir un royaume, c'était double plaisir ; Yvon enrôla douze 10 braves compagnons, fréta un petit navire, et ^arbora au grand mât un gonfanon bleu, avec la licorne et la devise des Kerver.
La mer était belle, le vent favorable, la nuit sereine ; Yvon, couché sur le ^tillac, regardait les étoiles, et 15 cherchait celle qui jetait sa tremblante lumière sur le ^manoir paternel. Tout à coup le vaisseau toucha
1. dès que: quand. 2. les païens: ceux qui n'étaient pas chrétiens. 3. mécréants: païens. 4. le gonfanon: le drapeau, le pavillon ; arborer le gonfanon : le hisser au sommet du mât. 6. le tillac : le pont, partie du navire où se trouvent les mâts. 6. le manoir: le château.
(2) sur un rocher ; on entendit un craquement terrible ; les mâts tombèrent comme du bois mort, une ^lame énorme fondit sur le pont, et emporta tout ce qui s'y trouvait.
5 — En avant les Kerver, cria Yvon, dès qu'il reparut au-dessus de l'eau ; et ^il se mit à nager aussi tranquillement que s'il se baignait dans ^les fossés du vieux château.
Par bonheur la lune se leva ; Yvon aperçut à quelque 10 distance une '*tache noire au milieu des ^flots argentés, c'était la terre. Il s'en approcha, non sans ^peine, et finit par y aborder. '''Mouillé jusqu'aux os, ^épuisé, 4iors d'haleine, il se traîna sur le sable, et sans plus s'inquiéter, il fit sa prière et s'endormit.
Exercices.
A. 1. Pendant combien de temps Yvon courut-il le monde ? 2. Quelle était sa devise ? 3. Où est-ce que la Norvège se trouve? 4. Pourquoi partit-il pour la Norvège? 5. Combien de compagnons avait- il? 6. Qu'est-ce qui lui arriva en route? 7. Où est-ce qu'il était couché? 8. Est-ce qu'il savait nager? 9. Comment était-il, lorsqu'il sortit de la mer? 10. Que fit-il avant de s'endormir ?
B. Mettez au présent : la mer était belle . . . tout ce qui s'y trouvait (page 5, ligne 14).
1, une lame : une vague ; au bord de la mer on voit de grandes vagues quand il fait du vent ; elles s'approchent de la plage l'une après l'autre. 2. il se mit à : il commença à. 3. le fossé: sorte de ruisseau ; un vieux château est souvent entouré de fossés. 4. une tache : le professeur n'est pas content quand il trouve des tacTies d'encre sur les cahiers des élèves. 5. le flot: la vague. 6. la peiTie : la difficulté. 7. mouillé: conti'aire de sec ; on est mouillé en sortant de l'eau. 8. épuisé: très fatigué. 9. ?iors d'haleine: l'haleine est l'air qui sort des poumons ; un enfant est hors d'haleine après avoir couru longtemps, ou vite.
C. Conjuguez au présent: se mettre à nager; prendre (2) congé de son ami ; aller chercher fortune ; vouloir se faire un nom ; s'approcher de sa maison.
D. SynonyTïies de: dire adieu à, franchir, par bonheur, le flot, le tillac, se mettre à, partir, la lame, le compagnon, hardi, gai, courageux.
Le matin, à son réveil, Yvon essaya de reconnaître 3 le pays où le hasard l'avait jeté. Il aperçut ^daiis le lointain une maison grande comme une cathédrale, avec des fenêtres qui avaient cinquante pieds de haut. Il marcha tout un jour, avant d'y arriver, et enfin se trouva 5 en face d'une porte immense, avec un ^marteau si lourd que la main d'un homme ne pouvait le soulever.
Yvon prit une grosse pierre, et se mit à frapper.
— Entrez, dit une voix qui retentit comme le ^mugissement d'un bœuf ; au même instant la porte s'ouvrit, et 10
•le petit Breton se trouva face à face avec un géant qui n'avait pas moins de quarante pieds,
— Comment t'appelles-tu, et que viens-tu faire icil dit le géant, en prenant notre aventurier au collet, et en l'élevant de terre pour le voir plus à son aise. 15
— Je m'appelle Sans-Peur, et je cherche fortune, répondit Yvon, en regardant le monstre d'un air de défi.
— Eh bien, brave Sans-Peur, ta fortune est faite, dit le géant d'un ton de moquerie ; j'ai besoin d'un valet, je
te prends à mon service. Tu vas ^entrer de suite en 20 fonction. Voici l'heure où je mène paître mon troupeau ;
1. dans le lointain : très loin de lui. 2. le marteau: le marteau est en fer, et sert à frapper à la porte. 3. le mugissement : le cri de la vache ; verbe, mugir, 4. Tu vas entrer de suite en fonction: tu vas commencer immédiatement ton service. On dit ordinairement : tout de suite.
8 EDOUARD LABOULAVE
(3) tu nettoieras l'étable. Je ne te donne pas autre chose à faire, ajouta-t-il en riant ^du bout des lèvres, tu vois que je suis un bon maître. Fais ta ^besogne, et surtout ne ^rôde pas dans la maison, ^il y va de ta vie. 5 — Certes, j'ai un bon maître, l'ouvrage n'est pas rude, pensa Yvon, quand le géant fut parti. J'ai, Dieu merci, le temps de balayer l'étable. Que faire en attendant, pour ^''me désennuyer 1 Si je visitais la maison 1 Puisqu'on me ^défend d'y regarder, c'est qu'il y a quelque chose à 10 voir.
Exercices.
A. 1. Qu'est-ce qu'Yvon fit le matin, à son réveil ? 2. Qu'estce qu'il aperçut dans le lointain ? 3. Pourquoi marelia-t-il vers cette maison ? 4. Pourquoi ne se servit-il pas du marteau pour irappcr à la porte ? 5. Avec quoi frappa-t-il ? 6. Qui est-ce qui ouvrit la porte ? 7. Est-ce qu'Yvon eut peur de lui ? 8. Qu'estce qu'il dit à Yvon ? 9. Qu'est-ce qu'il lui défendit de faire ? 10. Pourquoi Yvon voulait-il visiter la maison ?
B. Mettez Vimparfaît ou le passé défini : Le matin Yvon (se mettre) à marcher vers une très grande maison qu'il (voir) dans le lointain. Le soir il (arriver) devant la porte ; et comme le marteau (être) si lourd qu'il ne (pouvoir) le soulever, il (frapper) avec une grosse pierre. Un géant (ouvrir) la porte et lui (demander) ce qu'il (vouloir). Yvon (répondre) qu'il (s'appeler) Sans-Peur et qu'il (chercher) fortune. Le géant lui (dire) que sa fortune (être) faite, car il (avoir) besoin d'un valet et le prendrait à son service. Ce jour-là Yvon (entrer) au service du géant.
C Mettez ait présent : Le matin, à son réveil ... ne pouvait le soulever (page 7, ligne 3).
1. rire du bout des lèvres: rire peu et sans joie. 2. la besogne: l'ouvrage. 3. rôder : errer çà et là. 4. il y va de ta vie : ne fais pas cela, ou je te tue I 5. me désennuyer : me délasser, m 'a muser. 6. défendre: dire de ne pas faire une chose ; contraire de permettre.
D. Yvon raconte comment il fit la connaissance du (3) géarit: se réveiller, apercevoir, se mettre en route, arriver, frapper, ouvrir, demander, répondre.
E. Le contraire de: permettre, le nain, répondre, loin, arriver, entrer, défendre, le géant, demander, près, partir, sortir.
Il entra dans la première ^pièce ; il y avait une grande 4 cheminëe, avec une ^marmite accrochée à une ^crémaillère. Le pot bouillait, cependant il n'y avait pas de feu dans ^l'âtre.
— Qu'est cela 1 dit le Breton ; il y a du mystère là- 5 dessous. Il coupa ^une mèche de ses cheveux, la trempa dans la marmite, et la retira toute cuivrée.
— Oh ! oh ! s'écria-t-il ', voilà un ^bouillon d'une nouvelle espèce ; à l'avaler, on se mettrait une cuirasse dans l'estomac. 10
Il passa dans la seconde chambre ; là encore était un pot suspendu à une crémaillère, et qui cuisait sans feu. Yvon y trempa une mèche de cheveux, il la retira tout argentée.
— Dans la maison des Kerver, pensa-t-il, le bouillon 15 n'est pas si riche, mais peut-être a-t-il meilleur goût.
Sur quoi, il entra dans la troisième pièce. Là aussi était un pot suspendu à une crémaillère, et qui cuisait sans feu. Yvon y trempa une mèche de cheveux, et la retira toute dorée. L'éclat en était si vif ^qu'on eût dit 20 d'un rayon de soleil.
1. la pièce: la chambre. 2. la marmite: sorte de pot où l'on fait cuire les aliments. 3. la crémaillère : instrument de fer, qui sert à suspendre la marmite au-dessus du feu. 4. l'âtre : partie de la cuisiue où se trouve le feu. 5. une mèche de ses cheveux : plusieurs de ses cheveux ensemble. 6. un bouillon : une soupe. 7. quoii eût dit d'un rayon de soleil: que c'était comme un rayon de soleil.
Al
lo EDOUARD LABOULAYE
(4) — Bon ! s'écria-t-il ; dans notre Bretagne, les vieilles
gens ont un proverbe qui dit : Tout va de pis en pis ;
ici, c'est le contraire ; tout va de mieux en mieux.
Qu'est-ce que je vais donc trouver dans la quatrième
5 chambre, une soupe aux diamants ?
Il poussa la porte et vit quelque chose de plus rare que les pierreries. C'était une jeune femme d'une si merveilleuse beauté qu'à son aspect Yvon ^ébloui se mit à genoux.
10 — Malheureux ! s'écria-t-elle d'une voix tremblante, que faites- vous ici ?
— Je suis de la maison, répondit le Breton ; ce matin le géant m'a pris à son service.
— A son service ! reprit la jeune femme. Que le 15 ciel vous en retire !
— Pourquoi cela? dit Yvon. J'ai un bon maître, l'ouvrage n'est pas rude. Une fois l'étable balayée, ma besogne est finie.
— Oui, et ^comment vous y prendrez-vous î dit 20 l'étrangère. Si vous faites comme tout le monde, pour
chaque fourche de fumier que vous sortirez par la porte, il en rentrera dix par la fenêtre. Mais je vous dirai ce qu'il faut faire. Tournez la fourche, balayez avec le manche, le fumier s'enfuira de lui-même et d'un seul 25 coup.
— J'obéirai, dit Yvon ; sur quoi il s'assit auprès de la jeune femme et se mit à ^causer avec elle. C'était une fille de fée, dont le misérable géant avait fait sou esclave. Entre compagnons d'infortune, l'amitié n'est
1. ébloui: si vous regardez le soleil, après avoir été dans l'obscurité, il vous éhlouit les yeux. 2. comment vous y pretidrezvous? comment ferez-voHS cela ? 3. causer: parler.
YVON ET FINETTE ii
pas longue à venir : avant ]a fin du jour, Finette (c'était (4) le nom de l'étrangère) et Yvon s'étaient déjà promis d'être l'un à l'autre, s'ils pouvaient échapper à leur abominable maître. Le difficile était d'en trouver le moyen.
Les heures passent vite quand on cause de cette façon, 5 le soir approchait ; Finette renvoya son nouvel ami en lui recommandant de balayer l'étable avant l'arrivée du géant.
Exercices.
À. 1. Qu'est-ce qu'Yvou trouva dans la première pièce t 2. Qu'est-ce qu'il trouva dans la seconde pièce ? 3. Que vit-il dans la quatrième chambre ? 4. Pourquoi se mit-il à genoux ? 5. Décrivez Finette ! 6. Quel conseil donna-t-elle à Yvon ? 7. Que veut dire : compagnons d'infortune ? 8. Racontez ce que vous savez de la vie de Finette ! 9. Est-ce qu'Yvou resta longtemps auprès d'elle ? 10. Qu'est-ce qu'ils décidèrent de faire ?
B. Expliquez: l'étable, argenté, rare, le compagnon, une mèche de cheveux, cuivré, doré, l'étranger, la besogne, les pierreries, s'enfuir.
0. Mettez l'imparfait ou le passé défini: Finette raconte : Un jour je (être) dans ma chambre, lorsque tout à coup la porte (s'ouvrir), et je (voir) devant moi un beau jeune homme, dont les cheveux blonds lui (tomber) sur les épaules. Je (être) très étonnée, et lui (demander) ce qu'il (venir faire) là. Il me (répondre) qu'il (être) de la maison, que le géant le (avoir) pris à son service. Alors je (avoir) pitié de lui, et je lui (donner) des conseils. Nous (se mettre) à parler, et enfin nous (décider) d'échapper au géant et de partir ensemble,
D. Conjuguez au présent : se mettre à genoux ; aller à l'école tous les jours ; apprendre beaucoup de mots ; faire bien attention ; s'asseoir sur le banc ; se lever à sept heures.
Yvon décrocha la fourche, et sans être trop ^défiant, 5 il voulut s'en servir comme il avait vu faire dans son