‹ Zadig, and other storiesChapitre 55 sur 86 · CHAPITRE XX · texte numérisé non relu

CHAPITRE XX

heureux: ils servent a eprouver un petit nombre de justes re pand us sur la terrejet il n'y a point de maj ^ont il ne n ais se un biei^ — Mais^ dit Zadig. s'il nV avait qu e du bien, e t point de mal? — Alors, reprit Jesrad, ce tte terre s erait une autre terre, renchain fig 5 ment des evenem ents sera it un a utre ordre de sa^esse; e^^ cet ordre, qui sera it parfait. ne peut etre que dan^ la demeure eterne lle de TEtre supreme, de qui le mal^ ne peut approcEeiJ II a cree des millions de mondes, dont aucun ne peut ressembler a Taut re. Cette im- 10 mense variete est un attribut de sa puissance immense. II n'y a ni deux feuilles d'arbre sur la terre, ni deux globes dans les champs infinis du ciel, qui soient semblables, et tout ce que tu vois sur le petit atome ou tu es ne devait etre dans sa place et dans son temps is fixe, selon les ordres immuables de celui qui embrasse tout. Les hommes pensent que cet enfant qui vient de perir est tombe dans Teau par hasard, que c'est par un meme hasard que cette maison est brulee : mais il n^y a pQint jle ^asard ; tout est epreuve, ou puni- 20 tion, ou re compense, ou prevoyarice. Souviens-toi de . cc pecheur qui se croyait le plus malheureux de tous les hommes. Orosmade t'a envoye pour changer sa destinee. Faible mortel ! cesse de disputer contre ce J qu'il faut adorer. — Mais, dit Zadig. Comme il disaitps mats,, , .Vdinge prenait deja son vol vers la dixiemer sphere. Zadig a genoux adora la Providence, et se \ soumit. L'ange lui cria du haut des airs : Prends ton J chemin vers Babylone. ^

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