‹ Zadig, and other storiesChapitre 58 sur 86 · CHAPITRE XXI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXI

la douceur de voir son amant digne aux yeux de Tunivers d'etre son epoux. Ito bad alia se faire^ agPil^J monseigneur dans sa maison.^^adig fut roi, et heureux. II avait present a Tesprit ce que lui avait dit Tange Jesrad.\ II se souvenait meme du grain de sable devenu s diamam. La reine et lui adorerent la Providence. Zadig laissa la belle capricieuse Missouf courir le monde. II envoya chercher le brigand Arbogad, auquel il donna un grade honorable dans son armee, avec promesse de Tavancer aux premieres dignites, s'il se 10 comportait en vrai guerrier, et de le faire pendre, s'il faisait le metier de brigand.

Setoc fut appele du fond de TArabie, avec la belle Almona, pour etre a la tete du commerce de Babylone. Cador fut place et cheri selon ses services; il fut 15 I'ami du roi, et le roi fut alors le seul mon arque de la terre qui eut un am i. Le petit muet ne fut pas oublie. On donna une belle maison au pecheur. Orcan ifut condamne a lui payer une grosse somme, et a lui rendre sa femme ; mais le pecheur, devenu sage, ne prit que 30 I'argent.

Ni la belle Semire ne se consolait d'avoir cru que Zadig serait borgne, ni Azora ne cessait de pleurer d'avoir voulu lui couper le nez. II adoucit leurs douleurs par des presents. L'Envieux mourut de rage et 2$ de honte. L'Empire jouit de la paix, de la gloire et ' de Tabondance : ce fut le plus beau siecle de la terre ; elle etait gouvemee par la justice et par Tamour. Ouj b^nissait Zadig, et Zadig benissait le CieL*

HISTOIRE PHILOSOPHIQUE (175a)

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