Ü ZAMORE ET GIROFLÉE
L’ EM PAILLÉ
Zamore s’enfuit, je veux l’imiter ; je me débats, et tout-àcoup, je reçois sur l’œil un coup de poing démesuré 1 je crkv on me laboure les reins avec je ne sais quoi , et on me jette dans cet horrible séjour nommé violon, où je passe la nuit entre deux ivrognes , compagnie fort dégradante pour un gentilhomme.
Ah bah ! une nuit est bientôt passée ! je suis sûre qu’ils vous ONt conté des bêtises.
l’empaillé.
Certainement, que diable! mais ils m’ont déchiré mon habit un humann tout neuf qui avait eu du succès au balcon de l’Opéra... Quo va-t on diie sur le Turf? enfin, ce matin on a fait cesser mon supplice, en reconnaissant mon innocence... mais il m'on souviendra de ma nuit de bal 1
Dame ! aussi, il n'y a pas de bal sans violon.
ZAMORE
J’en suis tout ému ! tiens maintenant que tu nous as raconté les infortunes, chante nous-les, ça sera plus gai 1
l’empaillé.
C’est bête ça, très-cher; tu ris de tout ! c’est ennuyeux ! que dira-t-on sur le Turf?
ZAMORE, allant prendre la guitare au fond.'
Eh bien ! c’est moi qui vais improviser cette soguidille. (H monte sur une chaise.) Allons- y gaiement et soutenons le chœur.
Air de La complainte de Fualdès.
Passants, plaignez l’infortune D’un jeune monsieur très-bien,
Qui, dans le quartier latin,
Courant la blonde et la brune,
Entra le soir dans un bal Ousqu’on lui lit bien du mal !
Air : Del deux damci au violon.
II est empoigné par la garde...
Sur l’œil on lui flanque un poclion !
ENSEMBLE
lin poehon !
Ça le gène quand il regarde.
Mais ça remplace son lorgnon.
* L'Empaiilù, Giroflée, Zamore.