‹ Zéloïde, ou, Les fleurs enchantéesChapitre 10 sur 39 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

ALMÉDOR seul.

Je puis donc librement parcourir les campagnes, M'égare r dans les bois , et gravir les montagnes ! Ah ! j'en ai jugé par mes yeux, Sans être libre , on n'est jamais heureux.

AIR

Un oiseau , par son doux ramage , Cbarmoit tous les échos des bois ; Il est tombé dans l'esclavage ; Soudain il a perdu la voix.

Ah ! me suis-je dit à moi-même ,

Dès qu'il n'a plus chanté , Ici bas le bonheur suprême

Est donc la liberté.

J'ai souvent pris, dans les bruyères, Des fauvettes avec leurs nids ; Mais depuis ce jour-là les mères Ont abandonné leurs petits.

S'il est impossible qu'on aime

Dans la captivité , Ici bas le bonheur suprême

Est donc la liberté.

( On entend gronder le tonnerre dans le loin! a in.)

ZELOIDE,

Mais tin sombre nuage Est tout prêt d'éclater.

Que m'importe l'orage ?

11 ue peut m'arrêter.

(Il sort.)

Merlin et Zélo'ide , portés sur un nuage , traversent les airs.

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