‹ Zéloïde, ou, Les fleurs enchantéesChapitre 16 sur 39 · ACTE I, SCÈNE VIII · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈNE VIII

ALMÉDOR.

Ah ! que de rapports entre nous! J'éprouve un trouble extrême ; Depuis que je vous vois, Je sens battre mon cœur pour la première fois.

ZELOÏJDE.

Eh bien , c'est encore de même.

ENSEMBLE

J'éprouve un trouble extrêms ; Depuis que je vous vois, Je sens battre mon cœur pour la première fois.

ALMÉDOR,.

Urgande me rappelle, Et je dois vous quitter.

ZELOÏDE.

Un seul instant sans elle Ne pouvez-vous rester ?

ALMÉDOR.

D1auprès de vous je m'arrache avec peine ; Mais un charme puissant m'entraîne , Et je ne puis y résister.

ZELOÏDE.

Etrangère en ces lieux, sans protecteur, sans guide , Contre tous les médians qui va me secourir?

ALMÉDOR.

Vous pleurez , Zéloïde !

Ah ! vos larmes me font mourir.

Acceptez de ma main ces fleurs fraîches écloses ; Leur charme protecteur écarte tout danger.

( II lui donne le bouquet. * a.

iS ZÉLOIDE,

ZELOÏDE.

Si tel est le pouvoir de ce bouquet de roses," Avec vous, Almédor, je veux le partager.

( Elle lui en rend la moitié , et place l autre sur son sein. Alvinlor place aussi sur son cœur les fleurs quil reçoit de Zeloïde. )

ENSEMBLE

Dans le fond de mon âme , Par quel charme soudain , Pénètre en trait de flàme, Un sentiment divin!

ZELOÏD.E.

Cher Almédor, de ma pensée Le temps ne sauroit vous bannir.

ALMÉDOR.

Désormais de mon souvenir "Vous ne serez plus effacée.

ENSEMBLE

Ah! pour moi quel doux avenir!

ALMÉDOR.

Conservez bien ces fleurs , je vous en prie.

ZELOÏDE.

On m'ôteroit plutôt la vie.

ALMÉDOR.

Et moi , je veux toujours les garder sur mon sein.

ENSEMBLE

Pans lo fond de mon âme Par quoi charme soudain, Pénètre en trait de flamme Un sentiment divin.

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