‹ Zéloïde, ou, Les fleurs enchantéesChapitre 35 sur 39 · SCÈNE IX · texte numérisé non relu

SCÈNE IX

ZÉLOIDE, COLIBRADOS,

COLIBRADOS,

Quel est votre nom ?

ZELOÏDE.

Zéloïde.

Hélas ! je suis simple et timide , Monsieur , parlez-moi doucement,

COLIBRADOS.

Je ne parle pas autrement.

Tout le monde ici vous accuse :

Vous avez , à force de ruse , Troublé la paix de ce pays.

ZELOÏDE.

Ah! du moindre détour mon cœur est incapable Monsieur, je ne suis pas coupable.

COLIBRADOS.

Votre témérité va recevoir son prix.

ZELdÏDE.

Mais quel crime ai-je donc commis ?

DUO

COLIBRADOS.

Pour vous tout le monde soupire.

ZELOÏDE.

Eh ! Monsieur , dois je m'en fâcher ?

Le doux sentiment que j'inspire , Pouvez-vous me le reprocher?

COLIBRADOS.

Vous connoissez l'art de séduire.

Pour vous tout le monde soupire, Et je saurai bien l'empêcher.

ZELOÏDE.

Monsieur, voulez-vous bien me dire Comment je pourrois l'empêcher?

COLIBRADOS.

Mais d'où vient donc que chacun vous adore

ZELOÏDE.

Je vous jure que je l'ignore :

On me voit à peine , dit-on , Que soudain le cœur s'agite , Et que l'on perd la raison.

COLIBRADOS.

Je vous verrois cent fois de suite , Que moi , je ne la perdrois pas.

ZELOÏDE.

Un homme de votre mérite Ne sauroit redouter de si foibles appas.

COLIBRADOS.

Voyons-la donc cette beauté si rare !

Je suis bien sûr....

( // lève son voile. ) Ah ! grands Dieux , qu'ai- je vu ?

Et quel trouble soudain de mes esprits s'empare?

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