‹ Zéloïde, ou, Les fleurs enchantéesChapitre 36 sur 39 · ACTE II, SCENE IX · texte numérisé non relu

ACTE II, SCENE IX

ZELOÏDE.

Tout comme un autre il est e'mu.

COLIBRADOS, a part.

Oh ! le divin sourire !

Mais gardons bien notre vertu.

( Haut. )

Je trouve très-mauvais que chacun vous admire ;

Je vais

( A part.)

En vérité je ne sais plus que dire.

( Haut.)

Pour vous tout le monde soupire.

ZELOÏDE.

Ah! Monsieur, dois-je m'en fâcher ?

COLIBRADOS.

Vous connoissez Fart de séduire ; Pour vous tout le monde soupire, Et je ne puis m'en empêcher.

Monsieur, voulez-vous bien me dire Comment je pourrois l'empêcher?

Mais dans ces lieux si je dois être Un objet de crainte et d'effroi , Ah ! sans pitié renvoyez-moi.

COLIBRADOS , à part.

Quel effet ses yeux font sur moi !

( Haut. ) Non, non; c'est moi qui suis le maître, Et je vous permets de rester.

( A part. )

Je ne devrois plus l'écouter.

( Haut. ) Prenez pitié de mon délire '

4o ZELOIDE,

ZELOÏDE.

Monsieur le gouverneur soupire :

Ne devrois-je pas me fâcher?

COLTBRADOS.

L'amour que votre aspect m'inspire , Pouvez-vous me le reprocher?

ZELOÏDE.

Hé quoi j vous voulez me séduire ?

COLIBRADOS.

Oui , Zéloïde , je soupire , Et je ne puis m'en empêcher.

A présent voulez-vous me dire Gomment je pourrois l'empêcher ?

Page 1