‹ Zénaide FleuriotChapitre 62 sur 79 · ZÉNAÏDE A LA PRINCESSE · texte numérisé non relu

ZÉNAÏDE A LA PRINCESSE

■■ Paris. 2 février lsT4.

<-' J'avais la plus grande envie de répondre imraé diatement à votre dernière lettre, chère Princesst et voilà qu'en allant, un soir, entendre Mgr d'Orléans j'ai pris le premier gros rhume de ma vie.

l'IllX DE LACADÉ.Mli:. 423

■ Par les petits soins obligés, ma journée a été diminuée de moitié, et je n'ai pu fournir que de la copie aux deux Revues, deux minotaures qui sont en arrêt toutes les semaines ix>ur dévorer mon papier.

M N'allez pas voir dans cette expression quelque misérable contentement de ma vogue éphémère; je n'en ai pas l'ombre. Je comprends votre persistance à me pousser en avant ; vous me donnez ainsi une vraie marque d'intérêt, et ma résolution de prendre la peine du travail s'aflermit. Mais croyez bien que je n'agirai jamais pour le succès en lui-même. Popularité et réputation littéraire me sont inditTérentes en soi. Je ne tiendrai jamais au jugement capricieux des hommes. Oh! comme je le dédaigne. Il y a quelques jours, je me trouve avec une personne qui a connu la Marquise et ([ue j'ai vue à ses réceptions ; on parle de son livre : cette personne déclare, en riant, qu'on raconte dans les salons qu'il n'a ni queue ni tête. Écrivez donc pour vous faire une réputation 1 Gênez-vous donc, pour charmer les visiteurs! Jamais! Je suis un petit soldat 'de la vérité: je sais, mathématiquement, que près de cinq cent mille personnes me lisent, bon gré, mal gré, en ce moment; et je regrette de n'avoir qu'une arme bien légère. Je tâcherai de lui donner plus de solidité, de brillant même, mais uniquement pour satisfaire ma conscience.

« Je veux bien, suivant votre expression, chère Princesse, entailler l'âme humaine; mais le pourrai-je?Il me semble que mes illustres contemporains entament suitout les nerfs. Quelles critiques j'écrirais

sur quelques pages que je lis! Parlez-moi de George Elliot; mais elle tombe aussi dans ce que je trouve horriblement banal et très facile à peindre, les crudités de la passion.

<( Encouragez-moi à bien porter mon drapeau, chère Princesse, pour qu'il soit mon linceul. El si par vos conseils virils je manie mieux mon arme, soyez-en bénie.

<« Je compte écrire, quelque jour, un livre qui sera Mon vrai livre. Mon dernier livre\ je n'y mettrai pas seulement mon esprit, mon cœur, mais mon âme. Pour le moment, mon but est de vulgariser le contraire de ce qui a été vulgarisé en notre temps, pour la plus grande désolation de la France; et j'espère pouvoir dire, à mon dernier jour, ce que disait un poète :

Pas un mot; pas un vers, ne pèse sur mon cœur!

DE LA PRINCESSE WI TT GE NST E IN

« Rome, I" mars 18*4.

(' Vraiment, chère Bruyère, vous avez toutes les vertus de votre joli surnom; vous n'êtes ni molle, ni flasque, et l'on a plaisir à vous voir toujours fraîche de cœur et debout, au milieu des coups de vent qui ne font qu'effleurer vos surfaces, tandis qu'ils enlèvent, des autres plantes, tout ce qui n'a pas de consistance. Je vous souhaite de continuer fermement sur ce chemin qui est celui de la vraie vertu, solide et durable. Je me sentais pressée de vous écrire ce petit mot et de vous embrasser avec eff'usion. >^

l'Hix DE l'académie. 425

En 1874, M. Lecotlre fils, directeur de la Semaine des familles, voyant Zénaïde Fleuriot de plus en plus appréciée par son public, pensa à lui confier la direction de son journal.

Elle accepta, et ce lui dans les termes suivants que le changement de direction fut annoncé :

« Chers lecteurs, en terminant cette quinzième année, je suis heureux de vous faire part dune bonne nouvelle. Obligé, par suite de loccupation écrasante que m'impose la librairie, de renoncer à la direction de notre chère Semaine, jai du moins le plaisir de vous présente!" un successeur pour lequel je connais vos sympathies.

" Il a fait ses débuts littéraires dans ce journal: et depuis quinze ans. il nous donne des récits qui obtiennent le plus grand succès. Je citerai La vie en famille. Réséda, Alix, et enfin Aigle et colombe' que vient de couronner l'Académie française.

« .T'ai nommé Mlle Zénaïde Fleuriot. •>

Disons de suite que Zénaïde fut directrice de la Semaine des familles durant quatre ans. Elle s'en occupa avec la conscience d'écrivain que nous lui connaissons, et tout lintérét qu'elle avait voué à cette excellente Revue. Mais elle ne fut pas longtemps à s'apercevoir que la lecture de tant de manuscrits de valeurs diverses, qu'elle était obligée de juger avec une certaine sévérité, absorbait tous ses instants, et la fatiguait extrêmement. La composition des numéros la préoccupait sans cesse. Son temps, déjà si bien rempli, était dévoré par ce travail administratif à heure fixe : sa verve lui semblait tarir.

D'un commun accord, M. Lecoffre redevint directeur de la Semaine. Ils demeurèrent excellents amis, et, pour que le public n'en pût douter, l'éditeur imprima cette note dans ses colonnes :

« Mlle Fleuriot, qui avait bien ^oulu prolonger d'un an le terme fixé d'abord à sa direction, n'abandonne pas notre recueil; sa précieuse collaboration nous reste acquise, et, dès le mois prochain, nous publierons un grand roman signé de son nom. si justement aimé des abonnés de la Semaine. »

De son côté, Zénaïde fit insérer les lignes suivantes :

« Comment ne pas adresser une dernière réponse à ces innombrables lettres, à ces aimables vers, qui, depuis huit jours, m'apportent, avec l'expression de si vifs regrets, celle d'une sympathie dont je suis extrêmement touchée? Le temps me manquerait pour des lettres individuelles. Voici ce que j'ai à répondre aux questions qui me sont posées :

« P Je suis toujours heureuse de recevoir mes lectrices, et il n'y a pas l'ombre d'une indiscrétion à m'écrire ou à se présenter le jour où on est sur de me rencontrer:

*' 2<» Les vers qui m'ont été adressés sont charmants; mais je ne crois pas devoir les publier :

^' S*' Je n'ai pas retiré de la Semaine des familles la nouvelle ({ue j'avais préparée |)0ur cette chère jeunesse que j'aime tant; la publication commencera en avril :

^« 4^ Mes éditeurs savent toujours mon adresse.

(( Et maintenant, j'envoie un dernier remerciement à tous mes correspondants, sans oublier les anonymes.

PRIX DE l'académie. 427

u Ceux-là ont, comme moi, une foi indomplnhle, une espérance invincible, l'amour profond de la patrie, le culte de l'honneur, le respect de la famille.

'< Je demande à mes amies inconnues, aux Jeanne, Clémence. Marcelle, Cécile, Frédérique, etc., de croire que je suis très sensible à leurs aimables réclamations: s'il plaît à Dieu, je ne laisserai pas jeûner leur intelligence, qui demande toujours de l'aliment, et à laquelle il faut bien en donner quelque peu. Je ne conseille jamais les lectures d'imagination; personnellement, j'ai lu peu de romans, mais je reconnais qu'il est des moments où un bon livre opère une heureuse diversion dans les idées: qu'il est, même dans les choses de l'esprit, des détentes nécessaires, et que le livre, tel que je le conçois, joue vraiment le rôle de la fleur dans la création. Celle-ci n'est point indispensable: mais combien sont utiles, combien renferment des sucs précieux, et quel enchantement pour les yeuxl

" Dans ce temps fanatique de lecture, il faut se montrer impitoyable pour les mauvais livres, mais protéger celui qui représente une de ces fleurs balsamiques dont je parlais tout à l'heure. Hier on m'envoyait l'article d'un journal qui n'a rien de clérical, mais qui. relève néanmoins, avec beaucoup de dignité, une des accusations les plus hypocrites faites contre la littérature saine et morale :

- Ouand les femmes qui ont jeté leur bonnet par- '- dessus les moulins ont une classe de lecteurs à u elles, n'est-ce point charmant de se créer une clien- ^' tèie de jeunes filles et d'honnêtes femmes? Ceux i^ qui sont au courant des choses artistiques n'igno-

428 ZENAÏDE FLELRIOT.

u rent pas, dailleurs, que c'est pour ce public-là « qu'il est difficile d'écrire: ils savent que lart s'arrête « dès qu'on se croit le droit de tout dire, et qu'il n'est « point si aisé qu'on l'imagine de rendre intéressante (' une œuvre qui peut être mise dans toutes les mains. «< et franchir les seuils les plus sévères. ->

<( >s'est-ce point pour les écrivains catholiques auxquels le public fait bon accueil, un article parfait? Pour moi, j'applaudis des deux mains aux vérités qu'il contient.

« Je le répète avec l'écrivain de la Liberté, il est charmant de se créer une clientèle de jeunes fdles et d'honnêtes femmes, à laquelle beaucoup d'hommes sérieux ne dédaignent pas de se joindre: et il est difficile d'être intéressant sans flatter le mauvais goût ou les mauvais penchants de la foule. Néanmoins il faut le tenter. A part cette suprême récompense, que Dieu décerne, même en ce monde, par la voix de la conscience en face du devoir accompli, il est de très douces compensations qu'il n'est pas défendu à l'écrivain moral de goûter.

« De ce nombre sont les témoignages d'estime, de respect et de sympathie, tels que ceux que je reçois journellement, et dont je me plais à remercier une dernière fois le public de la Semaine des familles.

« Zénaïde Flelriot. »

Revenons à la correspondance de Zénaïde avec ses amies.

l'nix OK l'académie. 420

DE LA PKI.N CESSE W ITÏG E .\ S TEl \

" Rome. 14 avril 1S!74.

u Nos lettres se sont croisées et je n'ai pas eu le temps de répondre immédiatement à la votre, ma chère Bruyère. Un mot mv a frappée. \'ous me dites : encouragez-moi : mais c'est ce que je n'ai cessé de faire depuis le premier jour de notre connaissance. Je crains toujours que vos succès, sans cesse croissants, vous empêchent de travailler et de monter. .J'ai pris à tâche de me montrer plus exigeante que vos lecteurs.

u Quand on voit une personne inexpérimentée tracer des lignes incorrectes, on loue le bien qui s'y trouve pour l'encourager, et on ne lui fait pas le chagrin inutile de lui découvrir tout ce qui manque à son œuvre. Mais quand cette personne est proclamée maître, la question change. On la traite avec exigence, quelque peu durement.

(- Croyez que, si je vous parlais doucement, non seulement le bruit de vos succès ne vous permettrait pas de m'entendre, vous n'y feriez pas attention pour vous-même, et tout ce que je vous écris serait considéré comme un jeu de ma plume. Maintenant que vous avez vos deux bâtons de maréchal, l'admirable bref du Saint Père et le prix de l'Académie, avez-vous encore besoin d'encouragement? Le mien se traduit bien moins dans ce que j'approuve que dans ce que je demande. Approuver et ne rien demander de plus, se donne à tout le monde et pour toute chose, pour une jolie toilette, pour un morceau bien exécuté, une

aquarelle bien copiée ; c'est le pain bénit de la banalité.

« Je vous ai traitée mieux, en vérité. Si ma chère Bruyère trouve que cela rappelle trop le parfum de sa lande de Bretagne et pas assez les parfums de Paris et dé ses serres chaudes, nous pouvons rentrer aussitôt dans cette atmosphère artificielle: j'en connais toutes les teintes et les demi-teintes.

« Mais, en Bretagne ou à Paris, je ne cesserai jamais de vous porter une très sincère affecti-on pour votre caractère, votre talent, l'élévation de votre esprit et de votre cœur.

« Je finis en vous embrassant tendrement pour vous remercier de m'aimer solidement. Vous n'aurez pas à vous en repentir, car je ne vous ferai jamais faux bond. ')

Le 25 mai 1874, Zénaïde obtint d'accompagner quelques Auxiliatrices se rendant à leur maison de Londres. L'Angleterre lui était inconnue et excitait vivement sa curiosité... Mais, comme toujours, laissons-la parler elle-même.

A MÈRE MARIE DE *** û Sur le paquebot de Boulogne à Folkestone.

" 25 mai i8"4.

« Chère Mère, voyage charmant. A Amiens, j'entre au buffet et me commande un potage : j'avais une vague idée de boire chaud pour me réconforter, et, voyant des x\nglaises attaquer de belles côtelettes, j'aurais fini par me faire servir un confortable déjeuner. Mère ***. avec l'air fin que vous savez, me glisse

pnix DE l'acadk.mie. 4:u

dans loreille : » Vous vous décidez donc à faire gras? •> Le Vendredi s'est alors dressé devant moi, et j*ai modestement dîné de tartines et d'œufs. Le soleil est splendide. Je n*ai senti quun léger soulèvement de cœur, et espère bien n'avoir rien à ajouter sur ce sujet humiliant.

<^ Voici les blanches côtes d'Angleterre; nous avons dit Y Ave Maris Stella, pour saluer l'Étoile de la mer.

i< J'ai acheté des timbres sur le paquebot: vous aurez de suite de nos nouvelles.

(( A bientôt, et à toujours, temps et éternité compris. ..

A LA MÊME

« Londres, 2S mai 1.^14.

o Me voici donc chez les « You »,ma Mère. Tout me paraît nouveau, intéressant; et j'espère récolter quelque chose pour mes écrits.

« J'ai vu les Auxiliatricesde Oueen Ann Street ; elles m'ont accueillie à bras ouverts; les premiers chrétiens ne mettaient pas plus de charité entre eux. J'irai souvent à la Communauté. Tout me paraît fort bien commencé, et le noyau de l'École professionnelle de Londres a enlevé mes sympathies. Grâce au pittoresque de leur toilette, ces petites fdles paraîtront certainement dans quelque article.

« Le grand libraire catholique de Londres m'a fait un excellent accueil: et je vais, je crois, me préparer de jolies gravures pour la Semaine.

(' J'arrange mes journées afin de les bien employer.

432 ZEXAÏDE FLEITJOT.

La chapelle est un bijou et je ferai exactement mes exercices, vous pouvez en être sûre.

u Comment vont toutes nos filles de l'école?

« Ces braves Anglais sont fanatiques de leur u Home » et je les comprends.

« Je commence à penser à mon retour, et à choisir un chemin. En attendant, j'arpente Hyde-Park qui me ravit. ^)

A LA MÊME

>■■ Londres, l«'juin 181'*.

« J'ai été toute déconcertée de ce que le dimanche me remettait à demain pour avoir de vos nouvelles, ma chère Mère, car, vous le savez, par respect pour le repos du dimanche, les lettres ne se distribuent pas en ce jour consacré au Seigneur.

« Je trouve la ville superbe; je ne comprends pas qu'on quitte Londres sans nécessité, quand on est voisin de Hyde-Park. Ces jours-ci, j'irai m'y rafraîchir la vue. C'est la campagne au milieu d'une ville, ce qui est à la fois pratique et grandiose. Bien des édiles ' français paraissent dépourvus de sens commun, à ce propos, de vouloir toujours disputer le terrain aux arbres du bon Dieu.

« Mes premières visites ont été pour les Tabernacles. J'ai été consolée. Les églises sont soignées. Il y a du monde. Notre-Seigneur n'a pas trop l'air d'être en exil. Je pensais ce matin, dans ma méditation faite à la chapelle, que c'est une bien grande œuvre de placer un tabernacle de plus dans cette île des Saints devenue terre de l'hérésie; et je trouvais admi-

\'[{i\ i)i; I. ACADK.MiK. 4:i:i

r;il»l('s ri's jeunes relii^ieiises (jiii y vieiiiiciif pm-ler la cl Kl ri lé de .!.-(! .

J'ai arlielé une ni)i.\ de «oeo iK»ur émerveiller nos enraids de IKcole.

Lundi.

>' Je mliabille en beau ce matin, et vous pnjinets de clieridier à donner une opinion favorable de votre lille. Je serai humide et paisil)le; c'est ce que je tr^u^e de mi(Mix. •>

A LA MKME

Lomlres. avant-veille <le mon «iéparl.

" -Ma Mère, je repartirai vendredi: huit jours, voyage compris, est tout ce que je peux me donner. «< Je voudrais partir jeudi: mais Lady Fullerton, que je n'ai pas encore vue, est venue me demander pendant une de mes absences, et a témoigné un si bienveillant désir de me piloter jeudi, que je ne crois pas devoir refuser. Elle m'offre : visite à la Chambre les Lords (accepté ; déjeuner (refusé : promenade lans sa voiture à Hyde-Park pour voir déOler •• The Season > accepté .

« Je suis étonnée de me trouver visitant Hyde-Park ît avec l'auteur de L'oiseau du bon Dieu. Quel rêve î'eùt été pour ma jeunesse! Maintenant, j'ai mieux.

- La réunion de lundi était édifiante et brillante. ,4'est plutôt un uu'eting, où se donne rendez-vous aristocratie catholique. JV ai vu la marquise de .olhian, Lady Lond(3nderry. Lady Clilîord (Ihischeser, the honorable Mrs Fraser. Mrs Mannino-, etc., etc., t plusieurs femmes distinguées de tous les pays. L'e

434 ZÉNAÏDE FLELKIUT.

chapelet se dit en anglais : une lecture se fait dans la même langue, et une autre, en français. Quelques protestantes y assistent. C'est bien là qu'on peut se dire avec consolation : (■ Toute la terre est au Sei- « gneur 'k

(f J'ai visité la Tour, la Cité, Westminster abbey. Je comprends les affiches, ce qui m'enorgueillit beau coup.

« A bientôt. Mère . presque à demain ; je vais prendre mes renseignements, et bien ajuster tout pour mon arrivée. »

Cryslal Pal.ice.

le. ma Mère, Miss Phiet mes veux font le

M Je suis dans cette merveil lippa me traduit l'important reste.

<- Cette serre gigantesque est vraiment charmante; il fallait la \ oir. je l'ai vue.

<' Je partirai de Londres à sept heures quarante, ^•endredi. et serai à Paris à six heures et demie au plus fard. »

LA PRINCESSE A ZENAÏDE

« o janvier 181-

" Je suis bien touchée, ma chère Bruyère de Bre tagne. de vos vœux et de vos affectueux sentiments je vous en remercie de tout cœur, en vous assuran que je vous souhaite, de mon coté, ce que les bon chrétiens se souhaitent enfre eux de meilleur, surtoul la paix céleste, donnée aux âmes de bonne volont* comme la vôtre, puis courageux travail et heureu:! ISTicces de vo? etïorts. Au moven âofe. on crovai

l'KIX l)K 1. ACADK.MIK. tj!)

que les peintres se réjouissaient au ciel. chai|ue luis que leurs tableaux réveillaient, dans le cœur des assistants, des élans de ferveur, de joie et d'admiration divine. Je crois pour ma part que tous ceux qui ont bien fait en ce monde se réjouissent là-haut de la moisson que produisent les grains qu'ils ont <emés. Puissent les graines qui tombent de votre main pure et loyale, chère Zénaïde. porter de bons fruits, atin que vous ^ous réjouissiez là-haut, bien souvent, dans la vue de leur éternelle et bienfaisante fécondité.

M Mère Marie de **'. que vous aimez tant et si justement, en prendra sa part.

<* Otïrez-lui mes vceux bien respectueux, en me recommandant à ses prières.

t' Princesse Caroline Wittge.nstein. •

Page 1