‹ Zéphyrin Guillemin [microform]Chapitre 101 sur 155 · Chapitre XIII • Embarras · texte numérisé non relu

Chapitre XIII • Embarras

ner une nouvelle bénédiction pour tout le temps que j'avais encore à passer dans ma lointaine Mission.

« Et en même temps, je lui remettais les trois petits ouvrages que j'avais avec moi: Epitome Mstoriœ sacrœ opuscule auquel j'ai ajouté 53 nouveaux chapitres, sa traduction en Chinois et le recueil de mes lettres sur Sancian.

« Sa Sainteté a reçu le tout avec un air de satisfaction bien marquée, et quia touché les assistants.

« Elle m'a fait plusieurs questions qui montraient le vif intérêt qu'Elle veut bien porter à notre Mission et, me relevant avec bonté: « Oui, fiUo carissimo, je vous bénis; et que ]^.S. luimême bénisse votre personne et votre ministère, afin que vous répandiez de plus en plus la connaissance de son Nom au milieu des nations!.»

« Là-dessus, je me suis relevé, tout réconforté et encouragé, et suis allé célébrer la Ste. Messe à St. Pierre, à l'autel même de la Confession, pour mettre sous la protection des SS*^ Apôtres, cette nouvelle ère qui commence pour moi et que je désire également, comme par le jjassé, consacrer au bien et à l'honneur de mon ministère!

« Et c'est ainsi, cher frère, que les encouragements sont mêlés aux difficultés que je rencontre; et il ne peut en être autrement dans la position où je suis, ayant de grands travaux à faire, de grands intérêts à soutenir, obligé par conséquent de voiries personnages les plus élevés, trouvant chez les uns de la bienveillance, chez les autres de l'indiiï'éreuce ou même de l'opposition, selon leur manière de voir ou de penser.

« Mais tout cela est si bien ménagé par la divine Providence qui veille sur nous, qu'il n'y a guère moyen de s'enorgueillir des succès, ni de se décourager des revers.

« Donne tous ces détails à notre chère mère qui en sera très satisfaite. Au revoir."

Il ne quittera Eome que dans quelques mois, de nouvelles affaires Vy retenant; mais ses embarras d'argent le préoccupent bien davantage.

Le 30 janvier, il écrit à son frère: « M. Voisin a reçu de mon pro-préfet M. Jolly une traite de 20 mille francs qu'il doit payer de suite. M. Voisin qui est tout dévoué à notre Mission, ajoute qu'il a maintenant 10 mille francs à sa disposition et me demande si j'aurais de quoi compléter la somme. J'ai ici 3000 francs, et il me resterait à en trouver 7000.

« Je réponds à M. Voisin que s'il ne peut pas trouver cette somme à Paris, en se faisant avancer par le Séminaire, j'allais t'écrire pour te demander, s'il serait possible de trouver pareille somme dans notre pays.

INTENTIONAL SECOND EXPOSURE

Tlu:!' 4àirill«'iiiïii

lo roiiîirde nuMiio ooninic tout piiu idi'niicl : «,\ On vient dit-il^ (le remettre sur le tapis la tanieuse (niestion <lu ])atn)nat jm)!tuii'ais qui lui déjà, connue Tiui sait, cause (h> nu)n i)i"eniiei' voyage eu 1S,">(>. -rcsprrc (inc les r<'us('ii;ucuieuts <iue j'ai ])u donner à la Propai^aude cl aux Cardinaux, auront servi à les éclairer sur cette atl'aii'c exl réuicineui importante et si peu comprise. V

l'rrtri' rllill(ii.~ iMplisailI s.i Siru

Dans la dernière séance, tous les sentiments ont été tiivorables à sa cause, et Ton n'attend plus (|ue la contirmation -de Pie IX qui, lui assure-t-on. uc scia pas moins a\ anta<;eiise.

Dans une \isiîe (pTil t'ait au Pap(\ le L*7 Décembre, jour de sa tête, Pie IX lui remet un rouleau de 50 ])iéees de 20 francs connue et rennes, pour les besoins de sa Mission.

Le 25 janvier 1S7.!. Ki' anui\ crsaire de sa consécration, il va présenter encore ^vses de\()irs-> au N'éneré Pontife: «Je suis iiUè, dit-U, assistera Sa messe, puis, nra]>procliant de lui et me jetant à ses genoux, je lui ai l'ait nu)n petit compliment, lui rappelant qu'il y avait 1(> ans accomi)lis, (ni'à i)areil jour et dans la même chambre. Sa Sainteté avait bien voulu, de ses nuiiiis vénérées, me conférer l'onction épiscopale; que, i)endant ce lon^' espace de temjis, malgré les dillicultés et les eniniis que j'avais rencontrés, Dieu avait daigné bénir mon ministère; et que je priais humblement Sa Sainteté de me don-

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lier une iionvcllc IxMKMliclion ])oiir tout le icmps i\\w J';iv:ii.s (MU'orc à ]);isst'r <l;nis iii;i loiiilninc Mission.

<i VA (Ml iiiônic l('iii])s, je lui rciiH'lljiis les trois jx'tils ouvrages (juc J'axais a\('<' moi: l'JpHoiin liisloria sdcrrr i^\\\\s{'u\c ;iu- ([iicl j'ai ajoiili' T),'» iiou\<'aii\ cliapil l'cs, s;; I radiictioii en Cliiiiois (M le l'cciicil <l(> iim's Iclhi's sur Saiiciau.

<* Sa Sjiintclô a rcrii le tout iixcc un air «le sal islact ion hini iiiar(iU(H', (M (jui a touclio I(^s assistants.

<,\ bjllc m'a l'ait ]>lusi(Mirs (]iu'st ions (|ui moutiaicnt Icxitintrrôt (|u'l^'ll(' veut bien porter à notre Mission et, m<' rel<'\ant avec bonté: a Oui, //7/o a(rissi)uo, Je vous bénis; et <pie N.S. luinuMue béuisse \(>tr<' personne et \<>tre ministère, aliu que nous répandiez de |>liis en plus la e<)nnaissan<-e de son Nom au milieu «les nations!.-)

« Là-<l«'ssus, Je me suis rele\é, tout réconforté et eiuMuirap'', et suis allé «-élebrer la Ste. Messe à St. IMeii'e, :i l'autel nu'''me de la Coutessiou, pour metti'e sous la protection «b's SS'\ Ap«'>tres, cette uouxcdleère <pii <'ommeuce p(Uir moi et (pu* Je désire éualemeul, connue par le passé, <*ousacrer au bien ct^ à riiouneur de m(ui ministère!

« I*]t <''est ainsi, cher fiére, «pu' les eucoura.ucuuMits soirt mêlés aux ditUctdtés (pu' j(^ ri'iicontre; et il ne peut en être autrement dans la position où j<^ suis, ayant de grands travaux :\ taire, dc! «grands int('u'êts à soutenir, obliiic par conséipient de voiries persouna^'s les plus éle\ es, t riMu ant clie/ les nus de la bienx cillance, (du'Z les autr<'s <le l'iudiUércuce <mi niêuHi de l'opi)osition, selon leur manièi-e de xoir <ui «le penser.

« ^Nlais tout c«'la est si bi«'n ménagé par la dixintî I*rovi<l(Mioe «pii veilU^ sur nous, «pi'il n'y a i^uère moyen «h^ s'«ui«)r<;ueillir des succès, ni «le se «lé«'oura^er «l«'s r«'V«'rs.

« Donne tous ces «létails à n«^tr(^ clièrc! mère «jui en sera très satisfait*:'. Au rexoir." .

Il \w «piitttn-a Rome «pu' «lans «luebpu's m«)is, de nouv«dlos affaires Vy retenant; uuiis s«'s emban-as «l'ar<;oiit le pr«v occupent bien «lavanta.nc.

Le M) Janvier, il écrit à son frère: « ]\r. \'«)isin ;i r(^<;'u «le in«)n pr«)-préfèt JM. Jolly une traite de 20 milb' francs «ju'il «l«)it payer de suite. JM, \'oisiii «pii est t«)ut «lév«>ué à notre INI issi«)]), ajoute qu'il a maintenant 10 mille francs à sa <lisp«)sition «'t me deuiiuide si J'aurais «le quoi compléter la somme. J'ai ici oOOO francs, et il me resterait à eu trouver 7000.

« Je réi)ou«ls à M. Voisin que s'il ne peut ])as trouver cette somme à ]*aris, en se faisant avancer par le Séminaire, j'allais t'écrire pour te demander, s'il siérait i)ossible d<' trouver par reille somme dans notre ])ays.

Mgr Gnlllcmln

« C'est donc à tes bons soins que j'ai encore recours dans cette circonstance....

« Je t'ai déjà annoncé que sur les 100 mille francs qui nous sont dus par le gouvernement, nous avons reçu 25 mille francs, ce qui nous donne droit d'en touclier encore 75 niille; je n'ai aucune inquiétude à cet égard,

« Or, maintenant les travaux de notre église marcdient comme à l'ordinaire et même ])lus rai)idement qu'à l'ordinaire.

i a^ode 'lans un îlnt.

« Car, les arcs-boutants poussant les murs à l'intrrieur, il faut nécessairement établir à l'intérieur un contre-i)oids qui s'oppose à leur poussée, et ce contre - poids est la charpente menu; qu'on se bfite de poser maintenant, malgré l'obligation qui nous avait été imposée par le ministre de France de Eocbecliouart, de diminuer le toit de la moitié de sa hauteur; cette combinaison étant complètement ridicule, soit au point de vue de l'art, comme M. Viollet-le - Duc l'a déclaré, soit parce que déià une partie de la charpente était posée et l'autre partie taillée.

« Il est évident que nous ne pouvions tenir compte des ridicules injonctions de M. le Ministre qui ne semble aller en Chine que pour faire les choses à l'envers du bon sens.

« Mais enfin, agissant contre ses ordres, nous sommes obligés d'activer l'ouvrage le plus rapidement possible; et une fois terminé, je n'aurai pas de peine à Paris de le faire passer

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