‹ Zéphyrin Guillemin [microform]Chapitre 102 sur 155 · Chapitre Xlll - I^ettre à Faillirai J. de la C»ravière · texte numérisé non relu

Chapitre Xlll - I^ettre à Faillirai J. de la C»ravière

pour un fait accouîi)li, ayant d'ailleurs l'avis du premier arcliitecte de l'Etat et de nos deux consuls de Canton qui tous déclarent que sous aucun rapport, il n'y a rien à clianger au plan primitif.

« Il n'y a plus que l'argent qui nous fasse défaut, et, avant de toucher l'allocation du gouvernement, sur la quelle je compte lors de mon retour en France, je voudrais au moins avoir de quoi continuer nos travaux, sans pour cela entamer les sommes que je recueille pour les œuvres directes d'évangélisation.

« Ecris donc à M. Voisin pour savoir ce dont il a besoin et lui indiquer ce que tu peux faire, et Dieu aidant, nous ijourrons encore bouclier ce trou; quand j'arriverai à Besançon, je pourrai prendre les 30 mille francs de M'"° du Ban, qui sont là en dépôt pour moi. ; ;

« Si d'autres bonnes âmes venaient encore à mon secoui^s, j'aurais bientôt fait de i)ayer mes arriérés qui, au fond, ne sont pas très considérables, mais cela viendra d'une manière ou d'une autre, et nous tinirons par terminer cette belle église qui aura rencontré tant de difticultés, et dont l'achèvement sera un sujet d'admiration pour nos Chinois, un honneur pour notre sainte religion et pour la France, et surtout un moyen de propagation religieuse dans ces pays de la Geutilité.»

De Turin, le 5 mai, il api)reiKl à son frère qu'il a entin quitté llonuî: "J'arrive à Turin; dans deux jours je serai à Paris où j'aurai trois grandes (luestions à traiter, celle de mes 75 miHo francs, celle du renouvellement du traité de la France avec la Chine, puis celle de la répartition des fonds de la S"" Enfance pour 1873; et cehi fait, j'aurai entin un peu de liberté, pour aller me reposer en Franche-Comté.

« Toutes mes affaires de liome se sont bien arrangées, et j'en rapporte toutes sortes de bénédictions du S' Père pour nos parents, amis et bienfaiteurs. »

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