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Chapitre XllI -An Mont. -Dore; maladie de la pierre

clielle, et si jamais il arrivait une persécution, nous aurions des auxiliaires tout prêts, pour soustraire l'ouvrage déjà fait, aux désastres qui le menacent. Et la chose est d'autant plus à désirer, que nous trouverions dans uos jeunes Chinois des natures

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Urn' t^xtrau -orction

propres à prendre les formes que nous leur donnerions et à devenir de iidèles iiiiniNties du sMucluaire.

« Mais pour cela il lîHidraii les iormer; ]>our les former, il faudrait un séminaire; pour avoir un séniiiiaire, il faut des fonds pour le bâtir, chose qui nous manque, malgré son extrême nécessité.

« Or, cherchant les moyens de réaliser un projet si utile et si nécessaire, le Cardinal r»ariKilM) partisan tout dévoué de cette idée, me projjosait de m'adresscr au Conseil de l'œuvre des Ecoles d'Orient, pour lui deiiiauder de me venir en aide dans l'exécution d'une (euvre si désirable, et (jui en réalité, ne s'écarte pas de son l)ut ])rinei])al.

« Il s'agit en ett'et, de l'érection d'une école et de la plus imi)ortante de tout*\s les éfoles où seront enseignées non seulement les sciences hnnuiines, mais encore les sciences divines, et qui étendra son inHuence sur une si v«ste province.

« Elle sera située -aux portes <le la Chine, dans l'île de 8ancian, point intermédiaire entre l'Extrême-Orient et l'Orient plus rapproché de nous; point par consé(iuent qui se rattache aux localités déjà secourues imw l'œuvre des Ecoles d'Orient, et cependant assez indépendant de la Chine, pour qu'on ne soit i)as censé par là créer un antécédent obligatoire en faveur de ces dernières contrées.

« Son Emiuence le cardinal Barnabo a bien voulu en par-

INTENTIONAL SECOND EXPOSURE

Mur (liiiilleiiiin

de su portée, soit au point de vue reli^i;ioux, soit sous le rapport de notre influence dans ces contrées,

« Cliavgé depuis "2~y ans de la jNtission de Cîantou, je puis dire que notre action n'a pas été sans v obtenir des résultats avantageux. Autrefois, privés de tout établissenuMit, nous y avons aujourcriiui un vaste terrain, sur le(iuel s'élèvent deux beaux éditices, destinés à recueillir les ent;int abandonnés; nous y construisons une bt'lle église ogivale <|ui sera un véritable honneur pour la France. Nous avons également élevé une belle clia[)elle gotlii<iue sur le tombeau de t>' François Xavier dans rîle de Sancian; et ce cpi'il y a de i)Ius consolant enet)re, c'est (lue la i)opulation en général est bien disiiosée pour nous, ([ue le nombre des chrétiens augmente cha<iue année d'un millier de néoi)hytes, et (^ue enrin le nom <!<' la France, à peint' connu autrefois dans cette partie de la <'hine, s'y présente aujourtriiui environné de la considération et du respect des po])ulations.

« ^lalheureusemcnt, ce ([ui nous man<iue aujourd'hui, ce sont les moyens de soutenir ce mouvement vraiment consolant ; et ce (pi'il nous faiulrait surtout, cv serait un clergé indigène.

JcUllL'ti lilk'ft

« Ft en etiét, la ^Mission de Canton eonii»tant .')()() li(Mies de long sur liOO lieues de large et près de 40 millions , d'habitants, et (Tune autre i>art, n'ayant (pie ."JO missionnaires pour défricher cet immense territoire, avec toutes les dilHeultés (pul»résente notre titre d'étrangers, on comprend (luelle immense dispro})ortion se trouve entre ^(e^^'re ({ui nous est contiée et les ino\ens de rexécuter.

« Que nous ayons, au contraire, un clergé indigène, le travail devient bien plus facile; il se fait sur une plus large é-

l'hapitre XIII -An .Mont. - l>or«>; maladie «le la pierre

clielle, et si jamais il an'i\ait iiiic [»eisécnti<)ii, nous aurions des auxiliaires tout i)rôts, ])()ui' soustraire l'ouvrage déjà lait, aux désastres qui le menacent. Et la eliose est d'autant plus à désirer, que nous trouverions dans nos jeunes C'iiiuois des natures

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})r(q)res à prendre les (oiiiies (|ne nous leur donnerions et à devenir de iidèles iniuislrcs <iu snnc! uaire.

« jNIais pour <'«'in ii liMiliaii les ioiiiM-r; pour les former, il faudrait un séminaire; pitur axoii- un sémiiiaii-e, il faut des fonds pour le hâiii, eliosc (pii ]i<>iis man(|iie, malgré son extrême néeessité.

« Or, eluM'clianl les moyens de réaliser un ]iroj(^t si utile et si néeessaire, le ('ardiiial r.arnalM) partisan tout dévoué de eette idée, me i>roposait de lu'adrcsscr an Conseil de l'ceuvre des Eeoles d'Orienî, pour lui (leniandiu' de me \enir en aide dans l'exécution d'une <eu\re si désirable, et <[ui eu réalité, ne s'écarte pas de son l)ut i)rineipal.

« Jl s'agit en elVet, de Téreclion d'une éc4)]e et de la i)lus importante de tout'-s les (M-oUs où seronl enseignées non seulement les sciences liuniain(\s, mais encoïc les sciences divines, et qui étendra son iniluence sur uni' si ^aste province.

« Elle sera située aux poiles de la ('liin<', dans l'île de Sançiau, point intermédiaire entre rExtrême-Orient et l'Orient plus rapproché de nous; point par conscMiuent (]ui se rattache aux localités ilc.iîx secourues par l'oMure des Ecoles d'Orient, et ct^pendanl assez indépendant de la Chine, pour (pi'on ne soit pas censé ]»ar là créer un antécédent obligatoire eu faveur de ces dernières contrées.

« Sou Eminence le cardinal lîarnabo a bien voulu en par-

9Igr Gnilleiiiin

1er en ce sens à M. l'abbé Daupliln qui se trouvait dernièrement à Rome; et permettez-moi, monsieur l'amiral, de venir aussi vous présenter ma requête, plein de confiance, que, après avoir fréquenté nos rivages, et les avoir protégés par votre vaillante épée, vous voudrez bien encore leur continuer l'appui tutélaire de votre assistance morale qui y produira un si grand bien, soit au point de vue religieux, soit sous le rapport de l'influence française que nous nous eftbrcerons de conserver en présence des Anglais, des Américains et des Russes qui, vous le savez mieux que personne, cliercbent à établir leur domination dans ces pays. »

ISTous ignorons le résultat de cette déniarcbe du prélat auprès de l'Amiral Jurien de la Gravière. Toujours est-il qu'il poursuit son projet de Séminaire, avec la ténacité dont ou le sait animé pour les bonnes causes.

11 adresse une circulaire à tous les évêques et à tous les Séminaristes de France, les priant de s'intéresser à l'œuvre du clergé indigène de Chine.

La plupart des évêques lui répondent d'une façon très bienveillante.

Il envoie 800 de ces circulaires au Collège des Jésuites de Vaugirard où il a célébré la fête de S.^ Ignace, et le Supérieur les distribue à chaque élève eu leur recommandant de s'en occuper pendant les vacances.

11 adresse la même circulaire aux maisons d'éducation du S. Cœur et à toutes les communautés de France.

Mais tout cela ne se fait pas sans de grandes fatigues et de graves préocupations qui ébranlent sa santé.

Ces travaux l'ont même empêché d'aller à Yuillafans le 15 Juin, pour fêter le 95® anniversaire de sa '< chère maman », et il craint de lui avoir « causé une peine», en proposant à son frère Joseph de renvoyer cette fête au 1^"^ juillet.

Au moment de partir au Mont-Dore où son médecin l'envoie se rejwser de nouveau, il a la satisfaction de voir se terminer enfin son importante afi'aire des 75 mille francs, qui s'est traitée à la Chambre des députés, i)ar un vote honorable de 500 voix contre 100.

Son court séjour au Mont-Dore lui fait grand bien.

Le 14 septembre ]873, il assiste à Vuillafans, à la première messe de son cher neveu Zéphyrin Trésoret; et, tout à la joie de fêter en famille un si heureux événement, le prélat y liasse le restant de l'année, occupé à mettre à jour sa correspondance et à rendre des visites d'amitié.

Mgr Mabile, évêque de Versailles, étant en vacances à Ru-

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