Chapitre Xlll - <>i» trouve woii si^joiir loiitf
l'aris le 2(5 août à son iiovcu l'abbé Tivsoi<'t : « Je rcrois à l'instant votre bonne lettre <le t'ôte, et alin ([iie mes sonliaits l)niNsent anssi nous arriver à temps pour la saiul ZépiiN riii, je \<)us envoie raj)i<leiueut ces (|uel(|ues mois, (|ui, dau.s N'ur brièveté, vous <iir<>nt <|ue demain uia messe sera pour vou.s ot ])()ur moi, et (jne de tout eceur je demaïubMai à Dieu par Tiu-
'!\'niplc' ■l'une 'I ivs -i > ' ni! ..n
tereessiou de notre saint ])atron, (pTi! uou.s aeeoi'd(> d'imit<'r ses N'ei'tus i('i-l)as, alin de partager su <;lt»ir(' dans le ("i(d.
«("est bien, (Mi ellet, ee (pii <l<>ii êtr<' le bul de uo> ellbris <'t de nos aspirât ions . . . '
« Ma vie est l('Ii<Muet prise pai- m<'s coui'm"- cl le.s visiter (pii nie sont laites, (ju'il ne m<' reste pas, eu r('>aiité, un moment pour satisfaire aux premiers devoirs do l'amitié..
«Avee eela, r<eu'vi'e de Dieu se lait: J'an'i\ (> aux LM) unlle I)illets de nui loterie et Je \ iens de recevoir aujourd'hui même t\n Ministre des lîeaux-Arts, la ])rouiesse d'uue l>e!le >|;it iie eu bronz(^ de 7 pieds de haut, repiéseutaiit l'anuc gardien, et (pu sera mise sur le tombeau <les s(ddats <pii l«iuibèreul vaillamment î\ Canton, lors de la prise de eell*' \ ille eu IST)?.
« D'une auti-e i)art, tout va bien à lîesaueon et à N'uillaians: Paul a bien passé son examen; la bonne maman se soivtient, l'oneU' dosepli s'()cen])i! de la eonstruelion de nos petites pyramides que j'irai bénir dans le eoui'ant de l'automne., et qui nous l'énniront nue derinère l'ois avant le jour i\\i uraiid déjjart. Ainsi, e'est au revoir, <du'r et di^ne al>be, et en attendant ce monient de Joie, reeeNcz de nouveau, tous b's \(eux «pie forme pour vous l'oncle é\ éoue-missionmiire. »
fl^r Guillemiii
Il croit remarquer que le Séminaire de Paris voit d'un mauvais œil sou séjour se prolouger en France. Ses relations suivies avec le Ministre des Aftaires Etrangères semblent l'offusquer; on le critique d'avoir fait visite à la INIaréchale Mac- Malion qui lui avjùt exprimé le désir de le voir.
Et cependant, dit-il, «toutes ses relations ne sont que dans l'intérêt de sa Mission ». Et de fait, dans la dernière quinzaine de décembre, il recevait, par suite des dernières volontés d'une dame décédée, 'M mille francs; puis 10 mille autres par l'intermédiaire d'une demoiselle Bretonne toute dévouée à ses œuvres.
Néanmoins il comprend que son séjour ne peut se i^rolonger plus longtemps et que son départ pour la Chine devra avoir lieu dans le courant de mars prochain.
Jl presse donc son frère de mettre la dernière main au x>etit monument chinois d'Echevannes, afin qu'il puisse en faire la bénédiction avant son départ.
Dans les premiers jours de février 1875, il re^'oit une lettre du Préfet de la Propagande qui le presse de retourner dans sa Mission, et qui lui annonce qu'au cas où sa santé demanderait une plus longue lu'olongation de séjour en Europe, on serait obligé de pourvoir d'une autre manière aux besoins de sa Mission.
Il ne se méprend pas sur un revirement si prompt de Eome dans la façon d'api)récier sa conduite; et il ne peut s'empêcher de voir là, une manifestation nouvelle de l'opposition sourde qu'on lui fait au Séminaire de Paris; et, bien qu'il en sourtre, il ne s'en préoccupe pas trop, car sa « conscience lui rend témoignage qu'il a plus fait par son séjour en France ppur l'établissement du christianisme à Canton que s'il y efît passé le même temps.»
Il se contente de répondre à l'Eminence Barnabo « que son intention était bien de repartir, et que s'il ne l'avait encore pas fait, c'était uniquement dans l'intérêt de sa Mission; que son temijs en France n'avait pas été employé à autre chose; qu'il avait mis de côté le repos et les soins que réclamait sa santé, à tel x)oint que tout le monde lui reprochait l'excès de travail et de fatigue auxquels il se livrait; que son départ ne devait néanmoins plus tarder longtemps; que sa place était assurée au paquebot, pour le 28 mars, jour de Pâques; que ce jour-là mênne, il s'embarquerait à Marseille pour aller continuer l'œuvre commencée.»
En annonçant à son frère un départ si précipité, il ajoute