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Chapitre XIII - $$a loterie

« qu'il ne tant pas s'eu plaindre», puisque son séjour en France a été béni de Dieu et qu'il a terminé à peu près tout ce qu'il avait à y faire. Ajjrès avoir payé ses dettes, il a envoyé à Canton ce qui était nécessaire pour achever l'église.

H emportera avec lui une centaine de mille francs pour bâtir un séminaire et élever une habitation an peu convenable pour les missionnaires.

Enliu, il laissera ici quantité d'amis qui continueront à l'aider de leur bourse et de leur haute protection.

Si aux roses qu'il a pu cueillir, il s'est mêlé des épines, il n'a pas trop lieu de s'en attrister; qui sait même si Dieu n'a pas permis leur rencontre pour opposer un contre-poids à l'amour-propre qui n'aurait ijas demandé mieux que de se complaire à tous ses succès passés?

Ainsi, tout est pour le mieux ; et dans le courant du mois de mars, après avoir fait encoie une fois la neuvaiue de St. François Xavier, (4 au 12 mars) il i)artira, dit-il, content pour sa lointaine Mission,

Il écrivait ces ligues de hi maison des frères de St Jean de Dieu « maison très honorable sous tous les rapports, ajoutait-il, où il avait dû venir pour faire une petite opération qui a parfaitement réussi et qui demandera encore 4 ou 5 jours de repos, après (]uoi il sera complètement libre et rendu à ses habitudes ordinaires. Sitôt qu'il pourra sortir, il partira pour les Basses-Alpes, où on l'attend pour lui remettre 10 mille francs; puis il visitera une famille de missionnaire et viendra faire ses adieux à Vnillafans. :

Mgr de Versailles vient de lui assurer 10 mille francs.

Et pour activer encore l'empressement des bienfaiteurs pour sa loterie, il adresse aux communautés de femmes, la circulaire suivante:

Chargé eu Chine^ dhine Mission vaste comme la France, permettez-moi de recourir à votre charité, 'pour vous prier de m^aider dans une œuvre, desfùiée à suppléer à notice insivffl' sance, et qui contribuera énormément à la p^^ojjagation de VEvangile.

Il s'agirait pour nous de la fondation d'un Séminaire et de la formation d'un clergé indigène: chose nécessaire, pour donner une hase solide et durable à rétablissement du christianisme dans ces contrées, et dont Vexécution est dautant plus à désirer, que, parmi nos jeunes Chinois, nous trouverions de belles intelligences qui, bien formées, noiis donneraient de bons prêtres, su,r la vertu et la constance desquels nous pourrions compiler.

Malheur euse^nent, ce qui nous manque, c'est un Séminaire

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et les moyens de le fonder^ construction devant nous revenir à 4-0 ou 60 mille francs.

Privé de tout secours, j^ai pensé qu'en formant une ■petite loterie dont un des -premiers lots serait une belle montre du Saint Père, et en jjriant nos chères communautés religieuse de vouloir hieyi m^aider à placer quelques billets, ce serait un moyen sûr et facile, sans gêner personne, de commencer cette belle œuvre et d'en exécuter une bonne partie.

'Je prends donc la liberté^ très Révérende Mère, de vous adresser ci-joint lO billets de cette loterie, espérant que votre charité trouvera bien moyen de les placer, et ne refusera p)as son pieux concours à une entreprise si heureuse pour ma Ilission. A la veille d'y retourner, après 27 ans de ma vie apostolique. Je serais lieureux de lui porter ce nouveau moyen d'action et de salut; et ce serait aussi une vraie consolation p)our vous, je n'en doute pas, d'avoir une part si directe à nos travaux et aux p)rogrès de la Foi dans ces pays.

Aussi, pour faciliter, autant que possible, le placement des billets, ils n'ont été mis qu'à 1 franc lé billet, et le tirage qui doit s'en faire à Paris, n^aura lieu qu'au mois de mai...

Et après mon départ, fin de mars, on trouvera toujours, avenue Bosquet, 46, à Paris, M. l'abbé Moreau, mon correspondant particulier, qui veut bien se charger de recevoir et de me transmettre tout ce qui lui sera envoyé pour moi!

Et quelque soit le résultat que Dieu réserve à cette tentative de ma part^ recevez, très Révérende Mère Vexpressio7i de mes sentiments bien dévoués.^

Le 18 mars, il écrit de Paris à son frère: «C'est hier que je suis revenu de mon voyage de Cannes, Marseille, Tordon, Montauban, Bordeaux; et autant on avait été maussade contre moi au Séminaire de la rue du Bac, au moment de mon départ, qu'à mon retour, on s'est montré bienveillant; l'on m'a dit que ce serait par trop me fatiguer que de partir si prom^dement, et qu'il me fallait remettre mon déjjart au 11 avril. La proposition était trop avantageuse pour ne pas être acceptée, et ce sont en effet, 15 jours que j'aurai en plus à p>asser au milieu de vous.»

En conséquence, il cliange son itinéraire, et au lieu d'un ou deux jours qu'il avait compté passer à Vuillafans, il y séjournera toute la semaine de Pâques.

Le jour de Pâques, il prêche à la grand'messe, et c'est dans ce sermon qu'il dévoile le secret de son enfance et dont nous

s. E. Ye-niin<i--tchiiig, Vi'-i'-roi des deux Ki>iian<if.

s. M. Napoléon III, empereur des Français"

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et les ï)to//(')is de /(' fonde i\ cousiniction dcra)d nous rcrcuir à fO ou ■")(> luiUi' J'ra)u-s.

l'n'rt' d(' tout secours, j'\ti pensé (fiûen fornuDit une peiite loterie dont uti des premiers tots serait une belle inonfrc du Siiiul rère, et eu priant )ios elières eouinnoniulés reliijieiist' de couloir bien )>i\uder à pUtcer iptelques billets, ce serait u)i h/(\//('u s/ir et j'iu'il(\ s((us (/èucj' j)erso)t)ie, de comnieueer c<'tte belle (curre et d\'n créent er une ho)ine partie.

\l(' prciuls doue la liberté, très lù'céi eiute Jlère, de vous adresser ci-joiid /() billet-^' de cette loterie, espérant que vot re clhii'ité troucera bit')/ /i/i>//cn de les place)', et ne refusera pa.^ son pien.c coiwoni-s à nue entreprise si heureuse jtour nui Mi-^xivn. A la rcilh' (/"y/ lu ton mer, après .iV ans de ma rie ((pcstcliiptc. Je .serai x lienren.v de lui porter ce nouveau ininjoi d\tcti(Oi et de sah't ; et (■(• serait (u/ssi une rraie con,sidalioi/ pniir rons. Je n'en doute pas, (Taroir une part si ilirccti' è( /n>s tracitn.r et an.r jo-()(jrè'< de la Foi dans ces paiis.

Aussi, pour J'aciliter, anta)d (juc possible, le j)lacemeut des bilh'ts, ils n'onf ele n/is tpéà l franc le billet, et le firaye (pli d(dl s\'n faire èi Paris, n'aura lieu qu'au, mois de naii...

/•>'/ après /non depcni, jin de mars, on tronrera toujours, areniic /'os(p;cf, ^,;. d Pm-is, M. F abbé Jfore(fu, mon corrcspoiolant part ienlier, ijni cent bien se chanjer de recevoir et (/(' ///(' i ransniet l re tiuit ce qui Inl sera enroijé pour vioil

El ipielque soif le résultat que Dieu réserre èi cette lentati''e (/'' ma part, recerez, très Rérérende Mère rexq)ressiou de mes sentimods hien dénotés.^

Li' IS mars, il l'crit de Paris à son IVoro: <sC'est tiier que j'e suis recenu de mon vo//a(/e de CaiDics, Marseille, Tonlon^ Monta u.ban, Bordeaux; et autant on avait ét<' )nanssade contre moi au Séminaire de la r/ic du Bac, au. momod de m<ni départ, rpéèt mo)i retour, o)t s est montré hienreillant ; l'on né a dit que ce serait par trop me fat'ujuer que de partir si promptement, et qu'il me fallait remettre mon départ au 11 avril. La proposition était trop avantageuse pour ne pas être accejjfée, et ce sont en effet, 15 Jours que J'aurai en plus à passer au milieu de vous.»

En constHinence, il change son itinéraire, et an lien tPun ou deux jours qu'il avait compté i)asser à Vnillalans, il y séjournera toute la semaine de Pâques.

Le jour de Pâques, il prêche à la grand'messe, et c'est dans ce sermon qu'il dévoile le secret de son enfance et dont nous

s \<] y ,■ iniiiu- t cluii'^, \ |.'.'-|-.'i 'les il.'lix 1\. ■ii.iil'.

M .\.i|M.ir-i.ii III, iMii|i.i<'iir <li-s Ki.uii;.ii.s

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M. Mihières.

M. Libois.

M. Auibrosi, siijx'rÙMii- de la Mission de H.mo--Koijo',

Le Bx. Théophane Vénai-d.

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