‹ Zéphyrin Guillemin [microform]Chapitre 121 sur 155 · Chapitre .\1V - <'oiivyiilioii »%*'<• .>la«ao · texte numérisé non relu

Chapitre .\1V - <'oiivyiilioii »%*'<• .>la«ao

parcouru la carrière (jue Dieu nous réserve encore, uu jour nous aurons la consolation de nous trouver réunis à ceux que nous i)leurons ])our ne jamais plus nous séparer.»

Le 21 Juillet, après le service solennel célébré à Canton ])Our le repos de l'anie de sa mère, il rend ainsi compte de la cérémonie: « La mes.se, écrit-il, a été cliantée par le i)lus ancien de nos mi^siounaires et l'absoute faite i)ar mol. Il s'y trouvait non seulement tous les missionnaires présents à Canton, au nombre de 8, les consuls et (juelques Européens que nous avons ici, tous nos séminaristes en surplis, mais encore nos chrétiens venus en ^rand nombre de la ville et des environs.

« Les communions ont été aussi nombreuses qu'aux orandes fêtes, et tout le monde a cherclié par son enipressement et la ])art qu'il prenait à ma douleur, à montrer l'estime qu'on faisait de la mère de l'évAque.

« Nos missionnaires eux-mêmes, habituellement si réservés dans leurs témoi<inages d'amitié, ont fait dans cette circonstance tout ce (pi'ils ont pu, pour donner à cette cérémonie religieuse toute la pompe possible, soit par leur empressement à décorer la chapelle, soit par les prévenances qu'ils m'ont témoignées. Et sous ce rapport, cette cérémonie m'a été doublement au c<eur, et à cause des derniers devoirs rendus si convenablement à not'e mère et à cause du bon etîet que cette circonstance a produit dans la Mission.»

' '-■^'' '' il.

Un peu avant ces inculents funèbres, l'évêque de Cybistra avait dû signer, un ]>eu à regret, avec le délégué (le l'évêque de Macao, le chanoine de (Jouvea, une convention de délimitation des territoires, en conformité avec les décisions de la iîulle Uiiiversis orhis du l'y Juin 1<S74. Nous la citons ici en latin, pour lui laisser toute son exactitude:

« (îonventione facta de una parte cum K.K"'°. D.D. Zephyrino (luillemin, e])iscopo Cybistrano et i)r<rfect<) apostolico missionis Quantong : ex altéra autem i)arte coni K.K. D.U. Emmanuele Laiireutis de (Jouvea, Dio'cesis JNIacaonensis Vicario generali, et per 111. ac K.Kum Emmanueleui Pannes, Macaonensem episcopum ad id spécial iter delegato, per epistolas Conimbricce datas, die lô a Januarii 1K7(). — Ex facultatibus utrique Episcopo Kon)(e datis die 17 Calendarum Julii 1874, statutum ac detinitum est insulam Hai-nan nec non et insulam Heong-Shan, in qua sita est urbs Macaonensis, Dio^cesl

25 Mgr a tilUem in

îtls»' Oiiilleniin

Macaonensi sïibjectas remanere cum adjacentibiis insulis ita ut prœsens Macaouensis missionis jurisdictio de parte orientali pertin^at tisqiie ad locimi Bocca-Tigris dictum cum iusulis Liu-tiu; de parte meridiouali, usque ad mare magnum, seu usque ad 22"'" latitudinis gradum ; de parte autem occidentali, usque ad fretum Gaymoon uuncupatum et ad urbem Koug-nioon, et denmm de parte septeiitrioiuili usque ad districtnni Choun-tac, sicut iu prœseiiti carta designatum videtur per circulum circa totum territorium couductum, cœterum autem Oantoneusis Provinciœ spatium ad prœfecturam Apostolicam cautouensem pertinere, ejusque Mi.ssiouis eireumscriptiouem efticere.

Facta autem hac couventiom», huic ab utraque parte datus est asseusus et in conclusîe rei testiinoniuni, apposituiii est eiijii.sqtie sigiium et sigillum in urbe cautonensi, die 23^ mensis mai'tii, ;inno 1870 — f Zepliyrinus Guillemin, episc. — Emmanuel Laureiitius n Oouvea, Vicar. gêner. Macaon. Diœcesis."

En d'autres termes, l'îie de Hfiï-nan était cédée au diocèsede Mîieao, ainsi (pic tonte la sons-préfecture de Iléong-Shan. (')

L'année 187G fut poni Mgr Gnillemin une des pins pénibles, non seulement pour la perte qu'il lit de sa vénérable mère, mais encore pour les soucis de tont genre et les ennuis qui l'accablèrent.

Nons n'a\ (MIS hélas, aucun document écrit de sa main à partir de juillet 1<S7(), et ses parents assurent "qu'il ne donna plus signe de vie" jusqu'à la tin de cette année.

(1) Pratiquement, la question de juridiction paraissait à jamais tianchée. Cependant de nouvelles décisions dfi Rome, datées du 3 février 1903 et exécutées en septembre 1908, ont soumis à la juridiction de Macao, toute la préfectiire de Cha.o- King située sur la Rivière de l'ouest, en échange de l'île de Haï-nan, de nouveati cédée aux prêtres de la rue du Bac.

Et par suite de ce nouvel arrangement, tout à fait contiaire à l'homogénéité compacte du vicariat français, la Mission portugaise y forme une enclave considérable aux lignes géograpliiquement disgracieuses et hardies qui vont faire coude à angle droit, aux portes même de Canton.

Si cet arrangement avait été proposé au temps de Mgr Guillemin, l'évêque l'aurait sans doute adroitement repoussé.

Quoiqu'il en soit, la combinaison de 1908 aura été, avi point de vue religieux, un bienfait pour ^es populations de cette préfecture, par suite de l'activité tout apostolique qu'y ttoploient les Religieux portugais de la Compagnie de Jésus et aussi grâce à la protection efficace que leur prête M. le Consul il^- France à Canton.

Ecoles, orphelinats, installation de premier ordre sur l'emplacement de l'ancien palais du Vice-Roi, prédication active, tout y concourt avi prestige de la Religion et de la civilisation : " Les Pères Jésuites, écrit M. Gauthiei missionnaire à C-inton, (17 mai 1917) sont en train de s'installer grandiosement dans l'immense terrain qu'ils ont acheté près de la porte de l'Est. Quand ils auront fini d'y établir leurs œuvres, il y aura là un centre catholique florissant dont l'influence rayonnera sur toute la préfecture. "

i'h«pitr«' XIV - vSiir son «•haiitier

Mais des témoins nous rapportent que, absorbé dans ses constructions qui étaient alors fort avancées, le pauvre évêque, déjà sexagénaire, était comme rivé à sa tâche quotidienne, au milieu des ouvriers, surveillant les travaux et les activant de sa présence et de ses conseils.

11 allait très souvent réciter le bréviaire aux abords de l'e-

Un volocipéilistc

difice, circulant de long en large dans l'allée voisine, s'asseyant parmi les matériaux et donnant ses ordres. Il tombait parfois de lassitude, les deux bras croisés sur la petite table où il écrivait ensuite d'une main distraite, ses appels à la charité ou ses lettres d'adnjinistration.

Près de la sacristie, du côté nord, il avait dressé une petite Croix en bois, presque invisible, où il allait quelquefois, sans attirer l'attention, se tenir dans une position de recueillement. C'était le temps où cet homme de Dieu adjurait sou Sauveur d'agréer, jjar le mérite de sa Eédemption, les sentiments d'amour qui l'animaient, et son désir de voir s'achever bientôt, pour la gloire de son nom, ce monument d'éternité qui lui coûtait tant de pistoles et d'avanies.

Tout blanchi, les traits émaciés, comme un de ces moines végétariens qui creusent leur tombe à l'angle des monastères

INTENTiONAL SECOND EXPOSURE

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yi a I- <iiiiill«'iiiiii

Macaoneiisi snhjoctns rcniainMi" ciini adjaceiitibus hisiilis ita ut pi'ii'stMis Macaoïu'iisis missionis Jurisdictio de pavte orioiitali in'riiiiuaî i!s(|iu' ad locuiii liocca-Tiuiis dictnin cuiii iiisiilis 1/ni-t iii: dt" paitc iiu'iidionali, iis(|iu' ad maiv inai>iuini, seu iiis- (\ue ad 22'"" latiliidiuis uraduiii; de parte atiteiii occideiitali, ns- (jue ad fretuin Uaynioon iimu-uiiatTiin et ad iirl>em Koug-niooii, et denimii de parle se[î!e!d rioiiali ns(jiie ad distrietiiiii ('lioiui-tac, sicut in prd'sciiti earta desiiiii;itiim \idetnr per eireulum circa totiiin territoriiuii eoiidiK-tinii, (Meteriim auteiii Cautoiieiisis l'ro\ iiiei(r spaiimii ad lud'leetiiraiii Aposlolicani caiitoïKnisein pertiiieiu'. ejns(pie Missioiiis eirciimseripl ioiieiii efîicere.

l'^acta auicMii liac coiixcnt ionr. Imie al> ntra<pie parle datiis est assensus <'i in (■(»neln>a' rei test inioninm, ap])()sitnMi est cnjnsqnc si^nnni et si^ijlnui in urhe eantoiiensi, <lie 2.")'' iiieusis niarlii. an)!-.» Is7d — f Zei)liyriniis (luiDeunn, epise. — Kmluannel Lanr<'niiusn < Jonx ca, X'iear. ii'ener. Maeaon. Did-eesis/'

I-ji d'aulro l'inic-^. rî!c de llaï-nan était cédée au (liocè.scde Ma<'a<». ainsi <|n<' loutc l;i sui!s-|)iéi<'<'t nre de I léoii^-Sliaii. (')

I/auuét' 1S7<> lut pon. M^r (iuilleinin une des pins pénibles, non senlenieiit pour la perte (pi'il lit de sa xénérable mère, nmis encore ponr les soucis de tout ucnre et les ennuis (pii rac<*ablèrenl .

Nous n'a\ ons îi(''las. aucun d(»eunu'id écrit de sa iiiaiu à jKirtir de juillet l.s7<). ei ses parents assurent "(pi'il ne <U>nna plus si^iie de xie"" jusiprà la lin de celte année.

(1) l'r:itii[iU'ini'iii , lu (|Ui'stMii île juriilict i'iii [);u"n^Siut ."i jamais 1 1 aiit'lu'c. Copcii- 'lant ili- iiniivcllfs .H-.-isii lUs ili> Jioiii.'. dati'.s du :> fi'vricr UKCî l'I t'Xi'(Hiti'os en si'i:)tftnlfiv liiOS. cint snuniis -i la iuriil jrti"ii '!<■ .Macan, tniiti' la i>r('f(Ttiire de Clia.o- Kiii<j situe',' sur \,\ l-viviri-,- iK- r..ui'si. <\i /.■haiiL;-!' de l'ilf ili- ilai-naii. de nouveau cédi'e aux pi'éli'i's ili- la rm- du liac

El l>ar suite de ce ii^uv. 1, aiTar..;r aient . t"Ul à t'ait c-outiaire ;i i'iioincitîénéité e<>:iip.u-tt' du vi.-ai-ia; fran.-ai.-. la Missii>ii ji. n-; ii;^-;iis(' y t'urnu' un.- e:!(dave eonsidérald.' aux liLi'iirs L;-,'.ii;i-a[ilii.|Ucni^'iit dis^ii-a'-icuses .'l liardies i|ui vont faire eondc à an^le di-oi', aux partes iiifiii!' de ('aiitmi.

Si cet arr;iiin-eineul avait l'ii' jiri.iH'si' au 1ein|:is de ^11;'!' <iuilleniin. l'évèque l'aiifait sans doute adruitfincut n-poussé.

<,^>uui(|u'il en s..it. la rond'UiaisMU dr litdS aura iHé. au point de vuo religieux, un Ijifiifait ]ii>ur les )M'jiulat iciis d»- i'''t1i' )ii'i''f<i-i ure. par suite df l'activité tout aposlolioii'- 'iu'v 'L'id' 'i.'iit lis i;i;'i-r iix 1" irl ii';'ais '],■ la ( 'Miiipa;;'nie de Jésus et aussi •^•ràC" à 1.1 pr'it"-t;'in l'tti.-a'-'- |iie Iciii- |M-cle M. le Ciiisnl d,' p'rance à Canton.

fc]c,.l..s. nrpîi-liii.it -. iii -t .ili.it '"Il .!.■ |rrciiiic!- iirdre sur l'ciiijilacrnu'nt de l'ancien palais du \'ice-Koi, prédicit inu a'-tivc, l'.u! \ cuncuurt au jirasti^'e <le la Religion et d^' la civilisation ; " \j'-> 1'''i> s J.'suit . s, érri! M (iautliici mis.sionnaire !i C aiton, (17 mai 1917) soûl >■() ti'ain d.' s'installer u-raudioseuient dans l'iniiuenso terrain qu'ils ont acheté prcs d.- la port,.- de l'Est. <.^uand ils auront fini d'y établir leurs univres, il y aura là un centre cat'.iolujue florissant dont l'inHuenci' rayonnera sur toute la préfecture.

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Mais (les témoins nous i'a]>i)oitt'iir <|U(', absorbé dans ses constructions (ini «'tjiicnt ;ilors Tort ;i\ auci-cs, le ]);nivr<' évêiiue, déjà sexaiiénaire. était coniuie ri\é à s;i lâclie (|uotidienne, au milieu des ouviicrs, siii\ cilljint h-s n;iv:ni\ <•! les ;icti\antde sa présence et de ses conseils.

Il allait très souvent réciter ie bréviaire aux abords de Pé-

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difice, circulant (le loui; en laruc dans l'allée voisine, s'asseyant parmi les matériaux et donnant ses ordres. 11 tombait parfois de lassitude, les <leux bras croisés sur la i»etite table où il écrivait ensuite d'une main distraite, ses appels à la clxarité ou ses lettres d'administration.

Près de la sacristie, du côté nord, il a\ait dressé une petite Croix eu bois, pres(pie invisible, où il allait (piehpietbis, sans attirer l'attention, se tenir dans une position de recueillement. C'était le teni])s où cet homme de Dieu adjurait son Sauveur d'agréer, par le mérite «le sa lîédemption, les sentiments d'amour qui l'animaient, et son désii- «le voir s'achever bieMt<)t, pour la gloire de son nom, ce nionuin«'nt <r«''ternité qui lui coûtait tant de pistoh's et «l'avanies.

Tout blanchi, les traits énuu'iés, c«)mme un de ces nioines végétariens «jui creusent leur tombe à l'angle d«'s monastères

Ifigr Gnilleuitii

j>othiqiies, on le voyait tantôt so i)oiK'lier ravi, sur ses liba^es, pour en prendre les i)roportions, et tantôt redresser sa liante silhouette, i)onr plomber «l'un «eil exjxMt, ses stylobates et ses eolonnes.

C'était pour lui, sans nul doute une néeessité de présider à ce travail de eyelope, parce (|ue aucun autre, parmi ses pairs, il le disait lui-meuie, n'en avait le iiont; parce (pi'il fallait du talent pour le saisir, et de l'énergie iH)ur le conduire.

Et c'était chez lui, une passion de Romain qui le poussait d'instinct vers les choses solides, et qui lui taisait trouver pour ainsi dire, dans l'âme éteinte des pierres, l'idée chrétienne et éternelle de la résurrection.

Ce «iranit aux facettes carbonées (pi'il arrache au baiser lascif et pervers de la \'a<;'ue, il \a ré(]uarrir en formes juvéniles de sveltesse et de candeur, <pii se dresseront vers le Ciel, en véritable végétation de i)ierres, connue autant <le créatures suppliantes, i)leines de vie et d'onction.

Et à ces masses jadis informes, <iui gisaient muettes de la terreur qui les solidifia dans les coulées i)réhistori(iues, le génial prélat prête une foruie si belle et une éloquence si émue, que le temps lui-même, ce ravisseur de la beauté, ne fera qu'ajouter à leurs charmes, en noircissant leurs ligIJe^s i)eu à peu.

Le monument (ju'il érige au vrai Dieu sera, dit-il, la plus ferme prédication aux [)aïens et elle subsistera d'Age en Age, sans qu'il soit besoin d'en exciter ou d'en renouveler comme ceux d'un catéchiste, le zèle et la doctrine.

C'est pour cela qu'il le fera beau et solide:

« Maiti que d'argent il a fallu trouver, s'écrie M^çr. Chausse (') sou premier successeur, que de démarches^ que de nuits sans repos! Nous sommes nous-mèines effrat/és quand on songe à toute rènergie qu'il a fallu. j>our vaincre toutes les dif- Hcultès. d) pauvre uiissiounaire, livré à ses proqires forces^ loin de tout grand centre oii il aurait pu trouver des ressources, est parvenu ii. accomplir, à parfaire un tel ouvrage, avec des ouvriers qui n\ivaieni j'amai.^ travaillé à une pareille construction!

« C'est assurément le fait iVune énergie peu commune, d'un courage indomptable.. . Cette grandiose pern^ée qu'il eut d'entreprendre ce monument à la gloire de Dieu, et qui plaçait d'un seul coup les temples des idoles an-dessons du temple de Dieu, ne pourra manquer cVétre féconde en conversions. Sans

(1) My;r Chausse, dn dioc('so <lii l'u.v, ni- la Lit tôvrier 18;W, éviViue de Ciipse en 1880, coadjnttnir de ilijr Ouilleinin; préfet- apostoliniie en 1S8G, mort le 12 octobre

iiiM|>iir«> YIV - X<>li«'t> .sur It-xi «•nl<^«'lii.sl«'s

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doute, (pielqveH-anff hldmeront cet élan i^fthlime de la Foi, comiiie d('2>ns.sanl /<'-s /•(^.s.soxrrcs d'/riic jHuirn; Mi's.sioi*; iit<iis on jioiwra lenr répondre ce <j/ie Noire-Seiijiieiir répondit à Judas qui se idaiijnait de la perte du parfum préeiea.r de 31adeleine. » V,': ..-,,;..-■ -

Les ,Iii(lîi« fiireiil iioinhrcnx en cHcr, «[iii lui rciprodièrcut lu in<i<;iiiH('(Mi('o du U'ini)lc, cl nous verrons plus loin, (juTi l'exemple (le raj)ôtre pi'évjii'ieateur, ils aecusèrent leur maître et le cruciiièreiit.

Mais le temple n'en lui pas moins bâti, el aujourd'hui il n'est aucun de ses successeurs «pii ne se lelicile de l'heureuse issue <le cette cntn^prise.

Mais pour si active que soit l'ccin ic de son église, l'évêqiu*, ne né^li^enit point la sanclilicalion des âmes.

En cette année jubilaire de l.S7(l, il publie en latin et en ('liinois un mandement oi'i, s'ndrcssanl aux lidèles de sa juridiction, il les enuam' à se préparer dans la prière et les (cuvres de i)énitence, à recevoir le bienfait iW l'indul<>ence ]>16nière: « C'est au non» du scuncrain l*ontil(^, .sV'cm le irrélat^ <iue Je viiMis, mes très cliers frères, vous en^a;;er à ne ptis laisser passer cette occasion de salut pour vos unies. Oh! mon Dieu, nous travaillons poui- snbvenir aux nécessités de la vie présente, pour acjiuùrir (piehpies avantages, tous biens périssables hélas, et n'est-il pas juste (|ue nous venions au secours de notre i)auvre âme, alin d'obtenir un Jour pour elle votre faveur éternelle!! »

Ce document, écrit en un latin clair et substantiel, commence par la rubrique ordinaire:

Philippus Franciscus Zephyrinus Guillemin divina misericordia et Sanctse Sedis apostolicœ gratia, Episcopvis Cybistranus, SPraefectus apostolicus provinciae Kouong-tong, omnibus nostraejurisdictionis fldelibus salutem et benedictionem in D. N. J. G.

Le texte chinois de la rubri(pie est ainsi conyu:

Si ^ ± t ^. ?i ê Z M «c * ^- ïl Jg m «

mm^imiùii m ^ m m m i

L'écriture soi<>iiée de ces caractères autant ([ue leur élégance littéraire, indicpicnt bien la préoccui)ation de Mgr Guillemin de faire sérieusemenl tcuit ce (pi'il traitait.

Nous avons j)récé<l('mment donné les résultats de son administration pour l'exercice 1^7(». 11 conxicntde rappeler ans-

-'-'j j fil

Mgr Onillemiii

si avec quel pienx acliarneiiient, l'évêqiie engage ses prêtres à accélérer le mouveLueut des coDverslous par la multiplication des catéchistes.

Et à ce sujet, citous ici la uotice qu'il avait écrite sur ces précieux auxiliaires de l'apostolat: « Parmi tous les moyens, dit-il, qui ont été employés jusqu'à ce jour pour la propagation de l'Evangile, il n'eu est pas de plus direct, de plus efficace que l'œuvre si simple et si belle des catéchistes; aussi est-ce avec contiauce que je lui consacre ces quelques lignes.

« Je ne sais si jauiais on s'est formé une idée bien juste de la position des missionnaires en Chine et des obstacles sans nombre qu'ils rencontrent à la propagation de la Foi. Toujours sous le couj» de la persécution, il nous est en quelque sorte impossible tle nous produire d'une manière visible et Oî^tensible. Si nous voyageons, il faut que nous nous renfermions dans une [jctite baïujue qui nous i)orte sans bruit et sans éclat an lieu où nous sommes attendus. .:

« Lorsque nous ari'ivons chez nos i)auvres chrétiens, nous n'avons pour nous loger, (lue l'endroit le jdus retiré et le plus obscur de h\ maison; et nous restims là blottis en un coin, l)endant 15 jours, un mois, (inehjuefois [)lus longtemps, selon rétendue et les besoins de la chrétienté que nous visitons.

Une catéchiste

Un catéchiste

« Si parfois un catéchiste moins timide que les autres, consent à nous prendre sous sa protection pour nous procurer une petite promenade au milieu de la nuit, nous regardons cette condescendance comme une bonne fortune pour nous,

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