‹ Zéphyrin Guillemin [microform]Chapitre 3 sur 155 · I - î^*4»i-iuriii<' et Isi ruiiiille «le!« Cj!iiille:>iin · texte numérisé non relu

I - î^*4»i-iuriii<' et Isi ruiiiille «le!« Cj!iiille:>iin

II - \:iiNs:iii<H' et édiivatioii <Ie Képliyriii : kh iiiôr<>.

III - ^»('^« réMOliilioiis: sa prêtriso. mivs a!>i|>ii'jiti<»iiK.

IV - .Son iiiiiBisièrc à la .^létropole. si l'arclievérlié <l4' lt<'-

saii«M»ii «•oiiiiiie so<*réi:iir«'.

M<>r Gnilleiniu est un tils de la Fraiiclie-Comté, proviiu-e que Michelet nous dépeint connue une terre de « légistes sé- « lieux et cultivés, bien tienipés et toits, doués d'un <>rand « talent ijolitique. »

11 na<iuit à Vuillafans, canton d'Ornans (I)oul)s).

C'est une ancienne bourgade (bi vîd de la Loue, célèbre ])ar ses manoirs teodfiux possédés tour à tour ])ar les seigneurs de Montfaucon, de Neucliatel, de Beaultreniout et de Rie. Elle comptait en 1814 près de î)00 âmes.

Le Cîirdinal de Kie avai.^ une prédilection pour Vuillîiians où il fjiisait de longs séjours et où il voulut être enterré.

Au XVI® siècle, cette bourgade abritait plusieurs familles nobles; et de Granvelle (') ipii goûtnit les charmes de leur société en parle ainsi, dans une lettre datée de ]î){)4: « Je suis, « <lit-il, en doux lieux; il n'y a fiiulte de bien bonne compa- « .i^iiye du iKiys, de parents et amys . .»

Le môme i)ersonnnge, qui était ])ro]»riétaire à Vuillafans,lU'étend que le vin de ce pays est « «les meilleurs du nion<le.»

L'on cite, jnirmi les illustrations de ^'uiHafans le prédica-

(1) AntoiiiH Ptn-rcnot, plus (.■omm s^'iis ie ncmi de cariluial tli- •Tr;uivt'llt', lu' à «-)ni!Uis près Besançon en tôl7, fut tour m tour .''vènic iTArras. ai-chevèiiue île .Maliiies, ehaneelier de Cliarles-Qumt. e rnseiUer de FliilipjK' Il d'Espa;^'ne. vi<-e-r<>i de Napjets, relient d'Kspns>-iie et archevêque élu de Bi sançou. Il uionrut à ^Madrid le 21 St»j)tenibre lôSt). C'était, disent les niénioires de ré))n(|ne. une personnalité df valeni- et de séduction. Ses " l'ui/icrs J'Flut " ont été i>uliiiés ,11 \H'M). par les --oins du "-ouverne-

Ulelit .

yigr Giiilloiiiiii

teiu' et théologien de renom Jean Henry qui fut évêqiie de Damas et nommé coadjnteur de Lyon.

Il mournt en ir)74; une plaque de marbre dans l'église de Vuillafans rai>i)elle son souvenir.

lialthasar Gérard, (]ui assassina (Guillaume le Taciturne prince d'Orange, api)artenait aussi à l'une des plus importantes familles du pays. On y voit encore sa maison.

]Mgr (Juillemin aimait à causer de \'uillafans, de sa vallée, de sa rivière la Loue ('), de ses collines hérissées de rochers ou de forteresses en ruines: « Enfant de, nos montagnes, écrira-t-il, J'aime à reporter ma pensée vers ces liein- que tant de fois j'ai jjarcourus dans mon enfance, et je leur dois d'autant plus le tribut de mon souvenir, que c'est en grande partie cette rie libre des cham^js qui m'a préparé à la vie des Missions, avec laquelle elle a tant de rapports.

Salut donc u}te dernière fois à nos montagnes, à nos vallées, à nos rires si présentes à ma mémoite....»

Mais il aime surtout à rappeler le nom béni de ses parents, celui de sa mère en particulier (]u'il idolâtrait.

Et le culte du tils pour la mère était bien mérité : « Françoise-Simonne Bel, a éci'it Louis Vcuillot, était nu de ces chênes des rieu.r tenipx dont nncnne commotion ne ponvait ébranler les racines enfoncées dans les tran(/nilles jirofondeurs de la Foi...^>

Elle a traversé ce siècle mal]ienreu.r et en a bravé les ébranlements, les terrenr.s et les éjxnK'a^des...

Se trouvant à Besançon, dans Véglise Saint Pierre, au moment même oii sur la place de cette éylîse, la révolution exécutait jihisieurs de ses victimes, elle brisa et foula aux pieds une statue de la liberté qu'adoraient les assassins...

Elle a/mit été le f//pe énergique des vierges chrétiennes ; mariée à M. Raphri'èl G nilleniin, elle devint le modèle des épouses. ' .

Hunihle. modeste, laborieuse, attentive au.r besoins des vieux pareuts de son mari, charitable à ses serviteurs, elle fut fidèle à toute retendue de ses devoirs.

Lorsque 31. (ruillemiu mournl. lui lai.^sant des enfants et d'assez grands biens, elle accrut ces tiicus et sut chrétiennement élever sa famille.

(1) -'La rivière de ce nom. dit Gollut, est non seiilement courante, mais furieuse et ravissante, prenant de sa rai>-e le nom de • Inuve " qui lui convient fort proprement."

Auj^usti» Demesmay a essayé <le r-hanter les eaux uuiifissantes de la Loue : " Aux rayons du matin, ijuand la easeade brille •• Des feux de l'arc-en-r-iel, .-liaiiue youtte scintille......

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