‹ Zilda conte des milles et une nuitsChapitre 12 sur 63 · ACTE I · texte numérisé non relu

ACTE I

BABOUC.

Bien volontiers. . .

(A mi-voix.)

Un petit rendez-vous . . .

Ce soir en tête à tête...

ZILDA.

Non, je refuse net ! ...

BABOUC, avec colère.

Eli bien ! donc, rien de fait.

Et comme

Vous n’avez pas d’écrit, je remporte la somme. ZILDA.

Mais e’est... ,

FATHMÉ, l’interrompant avec volubilité, à Babouc.

■ Affreux !

Odieux,

C’est honteux;

Malheureux,

Vicieux,

A mes yeux,

Vous n’êtes qu’uu vieux Gueux !

ZILDA.

C’est une horreur ! j’aurai pour moi Mon droit, la justice et la loi!

BABOUC.

Bah, bail ! je me ris de la loi.

ENSEMBLE

ZILDA.

Ah! fi! c’est abominable!

Un docteur si vénérable,

Oser mettre ma vertu Au prix de ce qui m’est dû.

Quoi ! pour un pareil visage On trahirait son mari?

18 ZILDA

Si l’on cessait d’être sage,.

Ce lie serait pas pour lui !

BABOUC.

Je suis aimable,

Fort agréable.

' Quant aux vertus,

Je n’en ai plus.

Et mon visage Qu’on raille ici,

Vaut mieux, je gage,

Que celui d’un mari.

FATHMÉ.

Ab ! fi ! c’est abominable !

Un docteur si vénérable,

Mettre un prix à sa vertu,

Quand son argent est bien dû !...

(Montrant Bnboue.)

Quoi ! pour un pareil visage On trahirait son mari ?

Si l’on cessait d’être sage,

Ce ne serait pas pour lui!

(Sur la ritournelle du trio, Fathmé rentre dans sa maison, emmenant Zilda, tandis que 1p docteur la nargue en faisant sonner son argent dans sa bourse. Zilda et Fathmé sortent après le trio.)

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