‹ Zilda conte des milles et une nuitsChapitre 11 sur 63 · B A BOUC · texte numérisé non relu

B A BOUC

^ Bon! je reconnais ma dette,'

Et je vais payer.

(il entre dans sa maison.)

ZILDA.

Quel bonheur!

F.iTIIMÉ.

.Te vous 1 avais bien dit : Jo docteur est honnête,

Mais pas éloquent, par malheur !

ZILDA.

J1 va payer, ah! quel bonheur!

. IIEPHI8E DE L'ENSEMBLE.

Il vous paiera,

S’acquittera,

Et vous rendra, etc.

BABOUC, revenant do chez lui ei tenant une bourse de chaque

main.

Voici l'argent ; pour moi, rien n’était plus facile.

Cinq cents sequins et puis cinq cents antres font mille. (Regardant tout h coup Zilcln, qui a relevé son voile, et poussant un cri de surprise.)

O ciel!... Mahomet! qu’ai.jn vn?

ZILDA et FATIIAli?,

Qu’avez- vous ?

BABOUC.

•l’en suis confondu !

(Avec admiration.)

La plus belle des houris,

Lne fille du Paradis!

ZILDA

ZILDA .

Que vous importe mon visage?

FATHMÉ.

A vous qui passez pour un sage!

BABOUC.

On ne l’est plus devant ces traits cliarmants!

Et me voilà rajeuni de vingt ans!

ENSEMBLE

BABOUC.

O belle étoile!

Trésor des deux,

Qui sous ton voile Cache tes feux.

Viens, ô ma reine,

Viens me charmer,

Ma souveraine,

Je veux t’aimer!

ZILDA, riant.

Me voici l’étoile

D’un vieil amoureux.

En quittant mon voile,

J’allume ses feux.

Quelle triste aubaine

De pouvoir- charmer

Une soixantaine

Qu’on ne peut aimer !

FATHMÉ, riant.

Soyez donc l’étoile D’un tel amoureux,

Mieux vaudrait un voile Cloné sur nos yeux !

Quelle sotte aubaine De pouvoir charmer Une soixantaine Qui-veut vous aimer.

ZILDA, à Babouc.

Rendez-moi donc, seigneur, l'argent de mon époux.

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