SCÈNE VII LE CADI, ZILDA
LE CADI. (A lui même.)
Se réfugier dans cette ville ! l’imbécile ! Il ne pouvait pas choisir un autre endroit!
ZILDA.
Monsieur le cadi, voulez-vous m’écouter?
ZILDA
LE cadi.
Parlez, parlez, mais laites vite, je n’ai pas un instant à moi. Auriez-yous à vous plaindre de quelqu’un?
ZILDA.
Oui, seigneur, j’ai à me plaindre du docteur Babouc.
LE CADI, à lui-même.
Il était en mer il y a huit jours !...
ZILDA , surprise.
Le docteur?
* LE CADI
Non, non, c’est une autre affaire... continuez, je vous prie.
ZILDA.
Mon mari lui a prété mille sequins d'or, et quand j’ai été les lui réclamer tout à l’heure...
LE CADI. (Même jeu.)
Si je ne mets pas la main dessus, je serai destitué, c’est sûr, chassé, étranglé, peut-être...
ZILDA, impatientée. ,
Seigneur cadi, vous ne m’écoutez pas.
LE CADI
'Pardonnez-moi, je n’ai pas perdu un mot... Vous disiez donc.que ce corsaire avait prêté mille sequins...
ZILDA.
Mais non...
LE CADI
Non, non, je me trompe, c’est votre mari qui lui a prêté... Cette affaire est très-embrouillée.
ZILDA.
11 s’agit du docteur Babouc... ne le connaissez- vous pas?