‹ Zilda conte des milles et une nuitsChapitre 47 sur 63 · ACTE II · texte numérisé non relu

ACTE II

LE OADI, épouvanté.

Fermuck-Khan ! Tu l’as vu ?

FA1HMÉ.

Comme je vous vois... il me suit... il vient ici.

'/.ILDa, effrayée.

Ici... que dis-tu ?

FATHMÉ.

Avec une douzaine de ses hommes... des gens effrayants... qui ont des barbes énormes... et qui sont couverts de yatagans !

ZILDA.

Ce corsaire dans la maison ! Que vient-il y faire ?

FATHMÉ.

Nous dépouiller, sans doute.

ZILDA..

Ah ! monsieur le cadi !... monsieur le cadi ! je vous en prie, protégez-nous !

LE CADI, tremblant.

Oui, 'madame, certainement... je vous protégerai, je vous protégerai... c’est mon devoir... et si cet homme, si ce brigand paraissait devant moi, je lui dirais...

UNE VOIX , en dehors.

Par ici, camarades, par ici !

LE OADI.

C’est lui !... (Courant comme un fou.) Oh me fourrer?..# Ah ! SUT ce balcon... ’Jl ouvre le rideau du balcon et se trouve en face du docteur.) Que vois-je ? Il est habité!

LE DOCTEUR, très-pâle.

Hélas !

LE CADI

Que faites-vous ici ?

ZILDA.

LE DOCTEUR

Je prends l’air.

LE CADI

Silence, ou nous serons tous massacrés par ce bandit !

(il referme le rideau.)

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