‹ Zilda conte des milles et une nuitsChapitre 49 sur 63 · CHŒUR DES PIRATES · texte numérisé non relu

CHŒUR DES PIRATES

D’un chef habile,

Suivant la loi,

De cette ville 11 est le roi ! etc.

ZILDA, toujours avec effroi.

Certainement, monsieur le corsaire, certainement! la maison tout entière est à votre disposition.

LE CORSAIRE, lui prenant les mains.

Allons, allons, nous avons encore peur... Nous ne reconnaissons donc pas nos amis ?

ZILDA.

En effet, cette voix...

FATHMÉ.

Eh quoi ! ce 3aint derviche de tantôt?

LE CORSAIRE, riant.

Moi-même... Ce n’est pas, Dieu merci, la première fois que je prends un déguisement... J’étais traqué, poursuivi par ce misérable cadi; heureusement, le bonhomme n’est pas fort, et sous la barbe blanche du dervicho, il n’a pas reconnu le corsaire qu’il cherchait..

LE CADI, soulevant le rideau.

Oh I le brigand !

LE DOCTEUR (même jeu).

Le scélérat !

Quant à vous, ma charmante , je tiendrai tout ce que j’ai promis... D’ailleurs, moi aussi, je vous aime, et quant à ceux qui voudraient me disputer votre conquête, je les étranglerai de mes propres mains !

(j,e cadi et le docteur referment précipitamment le rideau qu'ils avaient entr’ ouvert pour écouter.)

ZILDA

ziLDA , tremblant** .

Monsieur le corsaire, vous êtes vraiment trop aimable... (hésitant) mais laisser venir ces pauvres gens

FATHMK, achevant vivement.

Ce serait une trahison !

LE CORSAIRE

Aussi n’y viendront-ils pas, ma chère enfant ! FATHMÉ.

Et pourquoi ?

LF. CORSAIRE, riant.

Parce qu’ils y sont déjà... et que vous cachez dans cette maison ce maudit docteur qui m’a dénoncé. ..

LE DOCTEUR, à part.

Oh ! Mahomet !

LE CORSAIRE

Et cet imbécile de cadi qui m’a poursuivi...

LE CADI , à part.

C’est fait de moi !

ZILDA et FATHMÉ.

O ciel !... vous savez ?

LF. CADI, sou» le rideau, poussant un soupir d’effroi.

Aïe ! aïe ! aïe !

LE CORSAIRE

Ma police m’en a prévenu.

LE CAD! , au docteur.

Comment, les voleurs ont une police ?

LE DOCTEUR

Puisque les cadi» n’en ont pas !

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